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Jeux video: Test de Metal Gear Solid V : Ground Zeroes sur PS4/XBOX ONE 8/20!

Jeux video: Test de Metal Gear Solid V : Ground Zeroes sur PS4/XBOX ONE 8/20!

Au-delà de la polémique, on peut dire qu'on l'attendait ce premier bout de Metal Gear Solid V. Et au final...


A trop vouloir en faire, Hideo Kojima a pondu l'une des campagnes de communication les plus inutilement compliquées qu'on a pu voir jusqu'à présent pour Metal Gear Solid V. Au-delà même du mystère Phantom Pain que le créateur a fait traîner trois mois alors que les fans avaient découvert le Schmilblick en trois minutes, c'est surtout l'ambiguïté sur le fait que Ground Zeroes et Phantom Pain constituaient ou non un seul et même jeu qui a plus énervé qu'amusé pendant plus d'un an. L'officialisation du prologue a eu lieu, entraînant avec elle une levée de boucliers sur une pratique loin de faire l'unanimité surtout au regard du prix (30€ en moyenne, 20 en dématérialisé sur la vieille génération). Et en tout franchise, après avoir retourné ce « début d'aventure », on a comme la sensation que si Ground Zeroes a mis si longtemps à acquérir son statut de prologue, c'est peut-être que Kojima lui-même se demandait comment il pourrait vendre ce qui a tout d'une démo
de luxe.

Mais pour cela, une explication s'impose. Après s'être offert un petit rappel des événements de Peace Walker sous forme textuelle via le menu d'entrée, on attaque donc la mission principale qui débute donc par une longue introduction en cinématique que tout le monde connaît désormais puisqu'il s'agit de celle diffusée lors de l'annonce. Évidemment, on ne spoilera pas le moindre bout du scénario et avec les premiers retours sur la durée de vie, on décide donc de prendre son temps en commençant par explorer un peu la map en écoutant quelques cassettes audios laissées par Paz lors de sa phase d'infiltration du précédent épisode. Une carte plutôt large au regard de la série et plutôt bien foutue pour permettre de multiples approches. De fait, on fouine un peu, on interroge quelques gardes placés en joue qui nous livreront les emplacements de munitions, armes ou nouvelles cassettes audio, on meurt parfois bêtement le temps de s'habituer à la prise en main puis on se décide tout de même d'aller vers l'objectif qui consistera à procéder à une extraction, le tout dans une totale infiltration si possible. Une fois fait, nouvelle mission donnée d'une manière assez originale (no spoil on vous a dit), en route vers l'objectif en grappillant quelques trucs sur la route dont les écussons XOF à collectionner (9 en tout), jusqu'à arriver à destination qui consistera en une nouvelle extraction. Histoire de gagner du temps et de tâter un peu de la nouveauté, on saisit de fait un véhicule plutôt maniable en prenant soin d'éviter tous regards hostiles jusqu'à l'hélico qui nous propose de monter. Petit voyage ? Nouvelle zone ? Non. Fin.


Et là, c'est le drame. Comme on vous l'a dit, on a bien pris soin de ne pas non plus courir d'un objectif à l'autre, ce qui n'a pas empêché d'afficher un joli « 1h24 » comme temps final, en comptant donc la cinématique d'introduction et trois échecs (dont une roulade trop près du bord de la falaise). S'enclenche alors une cinématique où l'on reprend espoir devant l'arrivée d'une nouvelle zone et... non, ce n'était en fait qu'une cinématique pour préparer aux événements de The Phantom Pain, avec l'habituel teasing surprise à la fin des crédits de fin (six minutes de crédits tout de même). Alors oui, la cinématique est classieuse et elle donne foutrement envie d'avoir la suite du programme mais cela n'empêche pas de voir tomber sur nous la guillotine de la déception. L'incarnation même du soufflet qui retombe devant des yeux en larmes. A l'époque de Metal Gear Solid 2, c'était tout aussi frustrant, mais c'était une démo gratos ou offerte avec ZOE. Alors que là, ce type d'expérience revient directement à éveiller dans un coin de notre tête qu'on a 20 ou 30€ de moins sur notre compte en banque pour pas gran
d-chose.

Maintenant que vous êtes prévenus, on peut tout de même s'attarder un peu sur le cœur du jeu. Pour Kojima, l'existence de Ground Zeroes sous forme de prologue est on ne peut plus légitime car les fans de MGS doivent s'habituer à un monde ouvert. Excuse un poil bidon à une époque où le gameplay ouvert devient de plus en plus monnaie courante et cette fameuse map plus large que les autres n'a en rien donner la sensation d'avoir à apprendre ou ré-apprendre quelque chose. C'est du MGS, mais en plus grand, et avec donc davantage de possibilités pour arriver à son objectif et contourner si possible le plus gros des milices. Ne le cachons pas, ça fonctionne bien et même très bien. On prend plaisir à prendre son temps et à utilisez ses jumelles pour marquer un maximum d'ennemis avant de progresser à tâtons et à coup de silencieux ou de mandales dans la face pour ensuite cacher les corps ou les balancer du haut d'une falaise sans montrer de pitié. Bien sûr, les plus bourrins pourront opter pour le combo lance-roquettes/fusil à pompe (voir tank), ce qui n'empêchera aucunement d'atteindre l'objectif mais détruira toute la jouissance de traverser la map comme une ombre. L'IA en revanche ne se montre pas vraiment surprenante et se contente de faire ses rondes, nous repère si on fait le malin ou si elle découvre un cadavre, sonne l'alarme, puis revient à la normale après quelques dizaines de secondes. Il faudra juste s'habituer aux rondes en véhicules. On notera juste quelques bugs de pathfinding, avec par exemple un garde qui en s'approchant d'une cachette s'est retrouvé bloqué par une caisse pour ensuite avancer dans le vide indéfiniment.

Pour le reste, difficile d'en dire davantage par rapport aux retours passés. La prise en main est correcte même s'il faut un certain temps d'adaptation, surtout concernant la map sur laquelle on ne peut plus vraiment se fier sauf pour annoter la route à prendre (le second screen via tablette offre un vrai plus en passant). Tout le monde est également au courant sur le fait de pouvoir conduire des véhicules, ce qui ne servira que rarement vu la taille de la carte, et également de disposer d'un bullet-time à chaque « ! » pour avoir le temps de dégainer et d'éliminer ou endormir l'ennemi avant qu'il ne sonne l'alerte. A noter que dans le second cas, si vous ne visez pas la tête, le tranquillisant n'agira pas suffisamment rapidement. Et s'il y a bien un point sur lequel on n'a pas grand-chose à redire, c'est bien sur le plan technique. D'une manière générale, le FOX Engine tient toutes ses promesses, avec un évident avantage pour la version Xbox One (par rapport à la version 360) en terme d'effets, dans la qualité des textures, dans la résolution (720p) et dans le frame-rate avec un bon 60FPS. D'une manière globale, le jeu se montre plus impressionnant de nuit que de jour, particulièrement grâce à la jolie pluie, mais même avec le soleil au zénith, on appréciera sans mal de très bon plan. Tout n'est pas non plus parfait avec encore de l'aliasing, certaines textures moins percutantes que d'autres ou encore des petits couacs, comme voir notre ami Big Boss « s'adosser » à un rocher avec pourtant le dos situé à un écart de 40 centimètres dans le vide. Ça n'entache pas non plus un joli tableau pour un moteur qui n'a probablement pas fini de nous surpr
endre

Mais revenons-en au contenu. Moins de deux heures donc au premier rush, voilà qui a de quoi freiner quelques ardeurs mais les plus méticuleux pourront tout de même jouer sur la replay-value avec un mode difficile, la récoltes des cassettes, des défis annexes à débloquer ou encore la simple envie d'atteindre le rang S, le tout avec classement en ligne (en pouvant même désactiver le bullet-time pour plus de challenge). Mais même avec cela, difficile d'y voir autre chose qu'une simple envie des développeurs d'avoir voulu ajouter quelques bricoles rapides pour masquer la misère. Le seul vrai ajout réside en fait dans quatre missions supplémentaires, qui on l'avoue font très Fedex dans le principe avec dans l'ordre deux cibles à éliminer, une balade façon shoot sur rail (en hélicoptère quoi), un soldat à interroger pour aller récupérer un paquet, et enfin quelques tourelles à exploser avec du C4 avec en passant la possibilité de délivrer quelques soldats (qui rejoindront la Mother Base de Phantom Pain via transfert de sauvegarde).


Voilà voilà... Autant dire que c'est loin d'être dément et surtout loin d'être satisfaisant pour le fan qui mise avant tout sur le scénario de cette saga, surtout que l'intérêt de ses missions est déjà moindre dans les faits avec constamment le même décors, à ceci près que la majorité se déroule de jour pour renforcer le fait d'être facilement repéré. Inutile de dire qu'on ne s'attardera pas sur la recherche ici si on a déjà retourné la mission principale et une fois encore, seuls les amateurs de scoring trouveront une petite satisfaction, surtout dans le but de rentabiliser l'achat. Au final, hormis le sourire que l'on pourra tirer à la fin de la deuxième mission secondaire, la chose la plus originale restera la mission « Jamais Vu », totalement HS puisqu'on prendra en main le Raiden de Revengeance pour une session où on oubliera l'infiltration pour laisser liber court à nos pulsions (sauf si vous voulez un succès/trophée). En revanche, pour la débloquer, il faudra chercher et trouver la petite poignée d'emblèmes XOF éparpillés dans la mission principale, certains étant d'ailleurs très bien cachés, et les soldats semblent généralement préférer indiquer une cachette de missions inutiles que nos p
récieux.

Les plus Les moins
+ La patte MGS
+ Techniquement au poil
+ Les nouvelles possibilités
+ Nombreuses approches
+ Mise en scène irréprochable
+ Pour ceux qui veulent le rang S...
+ Au moins, on est impatient de voir la suite du sc
énario...

- Durée de vie de la honte
- Bonus cache-misère
- Deux cinématiques, dont une inédite...
- …et dont la 3/4 des éléments ont été vus dans des trailers
- David Hayter nous manque
- Le prix, évidemment




Conclusion : Habituellement, on se dit que le prix ne doit pas jouer sur l'appréciation d'un produit. Mais il y a des limites. Et ces limites ont clairement été franchies ici avec tout simplement ce qui ressemble à une pratique bien trop douteuse pour être acceptable. L'expérience laisse entrevoir de belles choses pour la suite du programme mais comment ne pas penser que sans le contenu « bonus » pas forcément des plus utiles, ce prologue ne serait rien d'autre qu'une démo jouable un peu plus épaisse que la moyenne, proposant de 30mn à 2h de gameplay selon notre envie de fouiner, telle la démo de MGS 2 à l'époque qui offrait déjà la chasse aux Dogs Tags pour faire patienter le fan.


Réside alors le sentiment que Kojima a tout simplement enlevé l'introduction de son jeu, pourtant fourni avec les autres épisodes, pour la vendre à un public parfois près à tout, usant de faux prétextes pour légitimer l'action. Et même en étant un fan prêt à passer des heures dans la quête des rangs S,
objectivement, ça fait très mal.

source: gamekyo

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