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Jeux video: Test de The Witcher wild Hunt sur #XboxOne #PS4

Test de The Witcher wild Hunt sur #XboxOne #PS4
Test de The Witcher wild Hunt sur #XboxOne #PS4

Tout comme avec les productions japonaises, on ne peut décemment cantonner le RPG occidental dans un seul socle tant les variables sont nombreuses. Parmi les « ténors » du genre, on trouve surtout trois écoles, avec d'un coté la patte Bethesda qui met en retrait un background pourtant incroyablement profond au profit d'une aventure propre à chacun, où c'est un peu au joueur de créer sa propre histoire. On a ensuite le cas BioWare et accessoire Obsidian, qui eux militent pour une histoire unique et plus linéaire dans son approche malgré des notions de choix, où l'on se permet tout de même d'avoir son propre avatar. Et on a enfin CD Projekt qui avec The Witcher (adaptation de romans oblige) impose au joueur un héros unique en la personne du très charismatique Geralt de Riv, qui des années après le deuxième épisode vient achever sa carrière.


Peu de temps après la fin du précédent épisode, on reprend donc la quête de Geralt, délaissant les conflits politiques pour revenir à ses recherches purement personnelles sur ce qui le lie à son propre passé, à savoir son amour de toujours Yennefer (aka « Dat Ass ! ») ainsi que sa fille adoptive Ciri, incarnant par ses talents un atout et donc une proie idéale dans la guerre qui fait rage. Une guerre et des événements qui ne tarderont pas à vous rattraper le temps d'une longue introduction pour mettre en place le scénario. Et autant le dire de suite, malgré les bonnes intentions des développeurs, The Witcher 3 s'adresse avant tout au fan de la série en terme de background. Certes, il sera possible de comprendre un minimum l'ensemble mais on se rend rapidement compte qu'il y a de quoi être un peu perdu. Non pas en terme de gameplay puisque les premiers pas font surtout office de tutorial (d'ailleurs non obligatoire contrairement à d'autres…), mais c'est davantage les différents événements qui risquent d'en laisser plus d'un sur le carreau. La rapide séquence « d'interrogatoire » passé les premières heures en est la preuve : si les développeurs ont trouvé une bonne idée pour lier nos choix passés à cet épisode sans avoir besoin de sauvegarder, le quidam fera en revanche face à de nombreuses questions (si tant est qu'il ait choisi la bonne option au démarrage) sur des personnages dont il n'a jamais entendu parler et il faudra donc pour ceux là revenir à la bonne vieille méthode du codex (pour une fois pas trop barbant) pour essayer de saisir les enjeux de cette aventure forte en rebondis
sements.

Fans et détracteurs le diront avec un minimum d'objectivité : les RPG occidentaux ne sont pas connus pour la qualité de leur mise en scène, que ce soit le minimaliste d'un Bethesda ou même encore le syndrome « balais dans le derche » de BioWare qui essaye tant bien que mal d'apporter un chouïa de variété sans pour autant atteindre un très haut niveau. Profitant du coup des possibilités offertes par un héros unique qui évitent de devoir concevoir des cinématiques expressément dédiées à toutes sortes de skins, The Witcher fait lui dans le grand art avec des séquences vraiment travaillées à mille lieux dans la concurrence dans le même genre, profitant du charisme de nombreux protagonistes, de dialogues clairement soutenus et, c'est encore trop rare pour être signalé, d'un doublage français impeccable même si beaucoup continueront de préférer le doublage anglais ou même polonais. Bonne nouvelle : vous aurez parfaitement le choix à ce niveau, histoire que l'on continue de se demander comment des productions japonaises peuvent encore sortir chez nous avec uniquement les voix US.


L'année dernière, BioWare n'y allait pas par quatre chemins en déclarant que Skyrim avait totalement « changé le paysage du RPG ». Il faut dire que quand une série parvient à taper plus de 20 millions de ventes pour ainsi côtoyer quelques unes des plus grosses licences existantes, ça fait un peu réfléchir. Heureusement, pas de copie simple dans ce secteur puisque si The Elder Scrolls mise sur le contenu indécent et une exploration incroyablement poussée sur et sous terre, tandis que Dragon Age Inquisition a lui adopté certaines tendances MMOesque dans son approche des quêtes à foison, The Witcher va lui adopter une autre voie, tout de même semblable à celle de Dragon Age, mais en un poil plus travaillée. Non. Beaucoup plus travaillée en fait. Ainsi, si l'on retrouve évidemment des « ? » placés un peu partout sur la carte et qui ne demande qu'à faire un peu de marche ou de nage jusque là pour découvrir des choses parfois banales (comme des campements à vider de ses bandits), c'est du coté des quêtes annexes que le titre parvient à nouveau à voler la vedette à ses concurrents. Nombreuses, elles peuvent être surtout plus longues mais aussi plus variées autant dans leurs approches que là encore dans la mise en scène proposée, bien loin du coté purement fédex où l'on se contente d'aller broyer cinq loups pour en ramener les oreilles.L'on notera d'ailleurs que ces différents à-cotés n'ont « d'annexes » que le nom car même en difficulté dite « normale », la difficulté peut rapidement se faire sentir si l'on se contente de faire n'importe quoi sans s'attarder sur la progression du personnage. De fait, on est indéniablement motivé à fouiner un peu dans le but de grappiller de l'expérience avec un système plus ou moins équivalent à Dragon Age Inquisition (les ennemis rapportent peu, les quêtes déjà plus), avec surtout les diverses récompenses en cours de route pour s'octroyer un nouvel équipement indispensable pour les passages les plus ardus. Qui plus est et là encore pour souligner l'excellent travail de CD Projekt, The Witcher 3 joue à nouveau sur son concept de choix avec parfois l'impossibilité de déterminer les conséquences de nos actions, qui d'ailleurs peuvent intervenir bien après la quête accomplie, chose qui concerne également la quête principale pour en motiver certains à tenter un second rush un jour ou l'autre, même si le premier pourra déjà dépasser allégrement les 80 heures en s'attardant au mieux sur cet univers, jusqu'à directement inclure le jeu de cartes Gwynt assez surprenant en terme de profondeur et qui pourra à lui seul vous bouffer un paquet d'heures, autant dans les joutes elles-mêmes que dans votre envie de développer vos stratégies en renforçant vos decks chez vos adversaires et marchands. On pourra reprocher la disparition du poker aux dés mais que les fans se rassurent, les développeurs ayant déjà sous-entendu la possibilité d'un retour via un DLC gratuit parmi les 16 qui seront offerts aux joueurs. De quoi qualifier les développeurs de « réacs » quand on nous fait aujourd'hui payer des dizaines d'euros pour des costumes.

Mais quid du gameplay ? Alors dans les faits, on est évidemment très proche du précédent épisode et la première évolution notable est la possibilité de sauter, ce qui ne sert pas à grand-chose en combat mais permet du coup de pousser l'exploration où l'on pourra même s'accrocher aux différents rebords, même si pour le coup, la précision n'est pas toujours au top avec un Geralt qui refuse de s'accrocher sur certaines parois même si on parvient à mi-taille. Une imprécision que l'on retrouve également dans la sélection des choses qui nous entoure. Il n'est pas rare d'être face à un quelconque meuble sans avoir l'option pour le fouiller obligeant à reculer d'un mètre puis ré-avancer pour arriver à ses fins, et pire encore quand notre héros décide plutôt de s'attarder sur le chandelier plutôt que le tiroir. Genre de chose que l'on peut également rencontrer avec les torches voir même les PNJ. Ni constant ni réellement grave vu que nous ne sommes jamais dans le feu de l'action, hors combat, et c'est assez commun du genre dès lors que l'on a affaire à une vue à la trois
ième personne

On rajoutera parmi les nouveautés la possibilité bienvenue d'utiliser une arbalète, toujours utile pour les ennemis éloignés et ceux qui volent, le cheval qui sera délaissé par ceux qui préfèrent fouiner tranquillement (et qui manque également de précision) ainsi que la mise en place de téléporteur assez traître puisque l'unique moyen de se téléporter dans une zone évidemment déjà visitée est d'être soi-même placé devant un autre téléporteur. Old-school, mais chacun se fera son avis à ce sujet. Et quitte à rester un peu dans les aspects qui peuvent énerver un peu, on signalera l'impossibilité de vider son inventaire dans un coffre (juste au sol, et le jeu le garde définitivement en mémoire, heureusement) ou encore le coup des sauvegardes automatiques qui fonctionnent un peu quand elles veulent et qui oblige à privilégier le manuel même si contrairement au PC, cela demandera de passer sans cesse dans un menu au préalable et même chose pour la carte qui aurait mérité un raccourci rapide si l'intégralité des boutons de la manette n'étaient pas déjà prisées.


Revenons sur l'inventaire. Si certains rechigneront devant le coté amplement bordélique avec des tonnes d'items, il faut également dire que cela fait partie du genre. Hormis la simple possibilité d'en refourguer une partie aux revendeurs (à la bourse limitée), le plus important reste évidemment la forge et ce vaste choix d'items permet à chaque création d'armes ou armures de pouvoir vérifier si l'on peut récupérer les matériaux demandés en démantelant les différents objets. Juste une question d'habitude en somme, mais une prise en compte essentiel en mode normal, et tout simplement obligatoire dès que vous poussez dans les deux autres niveaux de difficulté. A ce propos, si le craft est toujours aussi complet mais peut-être difficile à prendre en main quand on n'est pas habitué, l'alchimie a elle sérieusement gagné en souplesse. Déjà parce que les herbes apparaissent directement sur notre petite map sur le HUD (le « sens du sorceleur » reste utile pour les enquêtes et suivre des pistes) mais également parce qu'il suffit de créer chaque type de potions une seule fois pour en bénéficier à loisir dès lors que vous avez de l'alcool en stock ou que vous entrez en phase de méditation, ce qui aura également pour effet de recharger votre barre de vie (chose qui ne fonctionne pas dans les deux plus hauts niveaux de diff
iculté).

Concernant les combats eux-mêmes, on reste sur les acquis de The Witcher 2 avec toujours deux types d'épées (acier et argent) qui seront plus efficaces contre tel ou tel type de créatures, sachant que notre sorceleur aura la bonne idée de sortir automatique la plus utile en fonction de l'opposant en approche. Dans l'ensemble, on y gagne en fluidité malgré certains problèmes de caméra et un système de lock pas toujours évident, et les combats se montrent donc suffisamment grisants avec quelques finish bien sentis et le besoin d'observer les pattern de l'adversaire pour savoir esquiver ou parer au bon moment et ainsi éviter de se faire démonter la tronche même par des ennemis de faibles niveaux. Les différents signes (= magies) sont eux identiques dans les faits au précédent épisode, dont l'efficacité de chacun se prouve par rapport à celui qui arrive en face, mais on notera un système d'évolution pour chacun plus appréciable grâce à l'arbre de compétences désormais plus riche en possibilité (histoire là encore de pousser au second rush) sachant que si vous souhaitez avoir un minimum de puissance, il ne faudra pas vous contenter des points distribués en gagnant en niveaux mais en allant directement chercher ceux cachés derrière certains des fameux « ? ».


Chronophage et tout simplement envoûtante, l'aventure est également fournie avec des graphismes de très haut niveau. Alors certes, on est loin des premières images diffusées (mais qui ne correspondaient pas au produit final en terme de possibilité et de game design) mais on reste tout de même dans le haut du panier, devançant largement Dragon Age Inquisition et pas seulement en terme de rendu brut mais également par l'ambiance. Si ce dernier était considéré comme assez froid (hormis la zone des marécages), The Witcher 3 est lui tout l'inverse : chaleureux jusqu'au bout des ongles, magnifique dans ses effets, bien plus détaillé et surtout vivant. Peu de PNJ qui restent immobiles pendant 10 ans à attendre que vous leur adressiez un mot. Ça travaille à la forge, ça travaille dans les champs, les enfants jouent, les adultes vaquent à leurs occupations… Bon, il y a bien quelques zones un peu vides mais on reste clairement impressionné par un tel travail et si l'on ne peut échapper aux quelques bugs et chutes de frame-rate typiques des jeux à monde ouvert, ce serait presque insultant pour l'équipe de s'attarder sur ce genre de détails au regard de l'e
nsemble.

Conclusion : Tout bon travail mérite un minimum de récompense et s'il faudra attendre de voir si The Witcher 3 est oui ou non un succès dans les bacs, il est indéniable de constater que cette nouvelle production de CD Projekt est à l'heure actuelle l'un des meilleurs jeux de cette génération en plus d'être probablement celui qui a demandé le plus d'investissement de la part de l'équipe. Complet de bout en bout, et même au-delà avec les DLC gratuits, le titre ne souffre finalement que de quelques problèmes techniques et d'une accessibilité pas forcément optimale si l'on débute dans la série (en ce qui concerne le scénario) ou tout simplement le genre (menus très fournis).

Au final, si l'on attendra encore de voir ce que Bethesda proposera sur cette génération de console, BioWare se prend lui d'office une méchante claque dans la tronche, et devra impérativement se retrousser les manches pour parvenir au niveau désormais établi par celui que l'on considérait encore fut un temps comme un simple challenger à
part.

source: Gamekyo

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