#Evenement: Le Printemps de Bourges 2016 - Une 40ème rayonnante ! #PDB16‏ - Cotentin Web le Site
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#Evenement: Le Printemps de Bourges 2016 - Une 40ème rayonnante ! #PDB16‏

Le Printemps de Bourges 2016 - Une 40ème rayonnante !‏
Le Printemps de Bourges 2016 - Une 40ème rayonnante !‏

On l’attend chaque année le Printemps… Après quelques épisodes hivernaux, froids et sombres on scrute avec impatience son arrivée. Et, depuis 1977, il revient; et cette année il entrera dans sa quarantième… Eh oui le Printemps de Bourges fêtera cette année sa quarantième édition ! Celle-ci signera d’ailleurs le plaisir chaque fois renouvelé de proposer à un public toujours fidèle et plus large une programmation riche et éclectique alliant avec subtilité têtes d’affiche, grosses sensations du moment et artistes en développement. Du 12 au 17 avril prochain, ce sont plus de 500 artistes qui se produiront sur les différentes scènes du festival mais aussi sur les scènes extérieures et celles labellisées «le Printemps dans la Ville».

Une quarantième rayonnante donc pour ce nouveau Printemps : semblable et renouvelée, fidèle et novatrice, solide et réinventée… Une édition qui se veut clairement placée sous le signe du plaisir :

- Le plaisir de retrouver Louise Attaque, Katerine et Dionysos dans leurs grands retours sur scène, de saluer le sacre de Nekfeu aux côtés de jeunes talents de la scène urbaine comme Bigflo & Oli, Georgio ou Vald, de partager une Rock’N’Beat étourdissante (Bloc Party, Birdy Nam Nam, The Shoes, Thylacine, La Femme…).
- Le plaisir aussi de la découverte, celui qui n’a cessé d’habiter l’âme du festival depuis toutes ces années avec pas mal de noms à suivre : L’impératrice, Billie Brelok, Lola Marsh, Noiserv, Marvin Jouno, Pierre Kwenders, Yak, Alpha Wann, MHD, Las Aves, Broken Hands et tant d’autres…
- Et quand on parle de découvertes, impossible d'omettre les anciens iNOUïS qui jalonnent la programmation... Ils sont au nombre de 12 cette année dont Grand Blanc, Nicolas Michaux, Feu! Chatterton , Radio Elvis, Thylacine, Last Train, Odezenne, Billie Brelock… Car Le Printemps de Bourges c’est aussi cette volonté de soutenir la jeune création. Quant à la sélection des iNOUïS 2016 on vous donne rendez-vous le 3 mars prochain !

Et du partage, un moment pour marquer l’histoire de ce festival qui n’a eu de cesse de se renouveler avec notamment :

- La surprise d’une création spéciale pour les 40 ans au Palais d’Auron. Une « odyssée musicale » mise en scène par Vincent Dedienne … Pour en connaître tout le surprenant détail il vous faudra encore un peu de patience !
- Dominique A au Palais Jacques Cœur où il présentera une création spéciale pour cette 40ème autour de son propre répertoire sur des titres souvent inédits en live mais aussi autour de nombreuses reprises.
- Les nouveautés du Printemps 2016 :
** La Happy Friday… A l’instar de la Rock’N’Beat du samedi, cette soirée du vendredi sera trépidante, généreuse et festive mêlant pop, électro et hip hop et se partagera une douzaine de groupes entre le W et le Palais d’Auron (General Elektriks, The Avener, Odezenne, La Yegros, Lilly Wood & the Prick…).
** Pour la première fois , un pass week-end est mis en place pour profiter des 2 soirées (Rock’N’Beat + Happy Friday) au tarif de 58€.
** Un nouveau lieu pour cette quarantième : l’Eglise St Pierre, sublime voisine du Palais Jacques Cœur, qui accueillera le vendredi 15 avril le spectacle d’Emily Loizeau autour de Lou Reed et Birds on a Wire, l’étonnant duo composé par Rosemary Standley et Dom La Nena.

On vous le disait beaucoup de plaisir et de partage pour ce Pri
ntemps de Bourges 2016 !


Et puisque nous ne vous avons pas tout dévoilé…
Rendez-vous le 1er février pour de nouvelles surprises !

Le Printemps de Bourges 2016 - Une 40ème rayonnante !‏

Le Printemps de Bourges 2016 - Une 40ème rayonnante !‏
Le Printemps de Bourges 2016 - Une 40ème rayonnante !‏

Nous avons le plaisir, la musique, le Printemps. Au dehors, trop souvent, c’est la peine, le silence, l’hiver. Heureusement, ce Printemps revient. Il est même, cette année, le 40e . Quarantième rugissant ? Quarantième chantant, quarantième dansant, quarantième aimant et heureux. Est-ce un hasard si une nouveauté du Printemps 2016 s’appelle Happy Friday ? Cette soirée est juste ce qu’annonce le titre : une dizaine d’artistes de musique trépidante, généreuse, festive, et qui se partagent pendant huit heures le W et le Palais d’Auron – The Avener, Caravan Palace, Lily Wood & the Prick, General Elektriks, Naâman… On se retrouve comme chaque année à Bourges avec l’habituel dosage de grosses sensations du moment et de promesses des années à venir. Le retour à la scène de Louise Attaque, les sacres attendus de Nekfeu ou Maître Gims, le nouveau set de Dionysos trois soirs au Théâtre Jacques-Cœur, l’étourdissante Rock’N’Beat Party du samedi soir (avec Bloc Party, Birdy Nam Nam, The Shoes, La Femme, Thylacine…), Emily Loizeau reprenant Lou Reed… Et puis les iNOUïS, repérés par Réseau Printemps et qui préfigurent les beaux lendemains de la musique en France : d’ailleurs, de Jeanne Cherhal à Feu! Chatterton, ils sont douze anciens iNOUïS dans la programmation du Printemps 2016. Et, évidemment, quelques-uns seront au programme de la belle soirée des quarante ans au Palais d’Auron, pendant laquelle des artistes de toutes les générations reviendront sur de grands instants de l’histoire de ce festival. Mais beaucoup des artistes qui seront sur scène ce soir-là (comme beaucoup des spectateurs, comme beaucoup de membres de l’équipe du Printemps) n’étaient pas nés en 1977. Car le Printemps est toujours semblable et renouvelé, fidèle et novateur, solide et réinventé. Un 40e Printemps, c’est à la fois une éruption de sensations neuves et des repères clairement installés depuis longtemps, la plus phénoménale mémoire d’un festival en France et le lieu des plus folles surprises de la saison. Et ce 40e Printemps n’a pas envie de parler du passé au passé, mais de jouir tout ensemble du présent et de l’avenir – cet avenir des musiques populaires qui, depuis 1977, se dessine invariablement à Bourges. Les musiques, les modes, les langages artistiques changent ; mais pas le plaisir, mais pas la curiosité, mais pas le Printemps. Ce n’est pas un hasard si notre Printemps s’appelle ainsi. Il est comme le printemps du ciel et des arbres : chaque année un miracle, chaque année une certitude… Après l’hiver.

Le Printemps de Bourges 2016 - Une 40ème rayonnante !‏

Le Printemps de Bourges 2016 - Une 40ème rayonnante !‏
Le Printemps de Bourges 2016 - Une 40ème rayonnante !‏

MARDI 12 AVRIL Mardi 12avril - Le W -19h30 à 23h15 -36€ AVEC LE SOUTIEN DE LA REGION CENTRE-VAL DE LOIRE MARINA KAYE (FRANCE) Dix-huit ans et déjà tant d’aventures pour une Française qui chante en anglais : la rencontre avec Lindsey Stirling, le premier album enregistré entre Londres et New York, la première place au classement single décrochée par Homeless… Marina Kaye n’a pas volé sa gloire : voix puissante aux incontestables capacités hymniques, un goût sûr pour les compositions catchy et fédératrices, un profil de star humaine déjà capable de distinguer les fausses paillettes des vraies valeurs. L.E.J (FRANCE) Parfois, les contes de fées arrivent à des fées. Lucie, Élisa et Juliette aiment le rap, la pop, le r’n’b, et puis harmoniser autour d’un violoncelle. C’est tellement simple et tellement limpide que – quelques coups de baguette magique plus tard – elles cumulent des dizaines de millions de vues sur internet, transforment quelques stars en fans enthousiastes et deviennent une des sensations de la saison. Il est vrai que leurs reprises (Grand Corps Malade, NTM, Moriarty ou Destiny’s Child…) et leurs mash-up sont des objets totalement imprévisibles et savoureux. Personne n’y résiste. MIKA (ROYAUME-UNI) On a beaucoup affiché de posters Mika dans les chambres adolescentes en France – des posters aux couleurs vives, ces couleurs qui lui collent depuis l’explosion de Grace Kelly et le déferlement de tournées mondiales, de distinctions et d’événements qui a suivi. Le ténor pop anglo-libanais a conservé toute la légèreté et toute la grâce qui avaient charmé à ses premières apparitions en France, même après plusieurs saisons de The Voice, des publicités très vues et un quatrième album (No Place In Heaven, soleil de l’été 2015)… La démonstration qu’on peut devenir un géant et rester le même…

Mardi 12 avril - Les 22 Ouest et Est -20h00 à 00h30 -17€ PIERRE KWENDERS (CANADA) Allez hop, une nouvelle étiquette : afro-futurisme. On comprend tout de suite, même si ça ne suffit pas à tout dire de Pierre Kwenders : il faut ajouter les voies inattendues d’une francophonie qui ne passe pas toujours par Paris, les surprises du Chaos-Monde théorisé par le poète Édouard Glissant, les noces délirantes des Chemical Brothers et de Konono n°1… Né à Kinshasa au Congo, Pierre Kwenders est arrivé adolescent à Montréal, où il a commencé à élaborer une world music 2.0 qui cumule les séductions de deux hédonismes, de part et d’autre de l’Océan.

BAGARRE (FRANCE) On ne s’appelle pas Bagarre pour cajoler une petite musiquette sans danger. Ces cinq Parisiens se partagent le micro dans un désordre stylistique excitant au plus haut point : sur leur EP Musique de club, un titre électro-funk et bavard, un titre genre Taxi Girl distancié, un titre entre power rock et dubstep… Cumulant des codes du rap hardcore et de la variété eighties, le sérieux du théâtre contemporain et l’envie toute simple de faire danser, Bagarre est sans doute le plus dérangeant des mavericks du moment.

GRAND BLANC(FRANCE) Benoit David et Camille Delvecchio, les deux voix de Grand Blanc, sont ancrés quelque part entre Alain Bashung et Joy Division, entre Manset et The Fall. Leur univers roide, tétanisé et désolé fait pourtant apparaître des beautés hypnotiques, comme un shoegaze mallarméen aux pouvoirs de sortilège. Découvert aux iNOUïS du Printemps de Bourges en 2014, Grand Blanc a fait bien du chemin et se révèle peu à peu comme une valeur sûre de la jeune scène rock française, qui renoue le fil d’une généalogie que quelques naufrages des années 80 avaient rompu.

SAMBA DE LA MUERTE (FRANCE) Du folk ? Oui, mais d’où ça ? Une Amérique latine et cosmique ? Un Mississipi sur Mars ? Pour tout dire, le folk de Samba De La Muerte est au folk de Peter, Paul and Mary ce que Jean Dubuffet est à Delacroix – un retour à l’enfance instinctive, un envers brut et fervent. Au-delà de ses parentés avec Beirut, Mojave 3 ou Sufjan Stevens, on entend chez Samba De La Muerte une part de ce à quoi n’est pas arrivé Brian Wilson jadis : dérégler la boussole pour inventer une géographie en apesanteur.

FLAVIEN BERGER (FRANCE) Un professeur n’est pas toujours un maître. Mais Flavien Berger l’est, assurément. Professeur de design sonore, il est aussi une influence pour toute une scène française qui, ces dernières années, a été estomaquée par la maîtrise et la liberté de ses compositions. Musiques de films imaginaires, chansons conceptuelles, pop affranchie de toute pesanteur commerciale, le travail de Flavien Berger tient à la fois du laboratoire et d’un hédonisme halluciné. Alors qu’on n’imaginait plus qu’il puisse naître des sensations nouvelles dans la longue descendance de Kraftwerk ou Brian Eno, une surprise troublante.

SALUT C’EST COOL (FRANCE) Salut c’est cool ? Quatre garçons qui posent sur une techno rudimentaire et speedée des textes absurdes, kitsch, dadaïstes, décalés… Ce ne sont pas seulement leurs délirantes vidéos qui les ont fait connaître : en 2014, ils ont été un des groupes les plus programmés dans les festivals d’été (leur passage au Printemps de Bourges n’y est pas étranger) avant de signer chez Barclay et de sortir leur cinquième album DIY et barré. L’envers hilare et flashy de l’électro-punk de Sexy Sushi ou d’Atari Teenage Riot.

MERCREDI 13 AVRIL Mercredi 13 avril - Le W -20h00 à 00h15-36€ AVEC LE SOUTIEN DU CONSEIL DEPARTEMENTAL DU CHER JAIN (FRANCE) La batterie apprise à Pau, les percussions au Moyen-Orient, la programmation au Congo : cela ne résume pas Jain mais explique pas mal de choses, comme sa manière si personnelle de faire tourner sa pop, à la fois hypnotique et barrée, minimale et luxuriante. On a l’impression d’y croiser Ayo au bras d’Amy Winehouse, Radiohead trinquant avec Manu Chao, avec en plus une sorte de génie du contrôle et de la diagonale, qui lui fait transpercer les frontières de genre avec la même jubilation que son complice Yodelice, qui l’a aidée à réussir son premier album.

IBRAHIM MAALOUF (FRANCE - LIBAN) Ce n’est pas seulement parce qu’il est un immense musicien que le monde aurait besoin qu’Ibrahim Maalouf soit plus nombreux, se multiplie encore. Trompettiste, compositeur, pianiste, producteur, visionnaire, il donne à chacune de ses entreprises musicales un sens qui dépasse de très loin la seule expérience de scène ou de studio, qu’il s’agisse de revisiter Hildegarde von Bingen, de faire improviser des milliers de spectateurs, de composer sur l’hommage du poète Amin Maalouf aux morts des attentats de Paris ou, avec ses deux derniers albums parus ensemble, de célébrer l’âme féminine.

LOUISE ATTAQUE (FRANCE) Les gens bien informés vous diront qu’ils l’avaient prévu, qu’ils l’avaient deviné en lisant le marc de café et que c’était une évidence pour 2016… En tout cas, on a longtemps attendu, sans trop savoir si on reverrait un jour Louise Attaque sur scène. Voici que, huit ans après le précédent album, Gaëtan Roussel, Arnaud Samuel et Robin Feix sortent Anomalie, album de retrouvailles avec leur rock vif, nerveux et amical. Et le Printemps de Bourges est ravi de renouer lui aussi avec une aventure qui lui a laissé de fervents souvenirs.

Mercredi 13 avril – le Palais d’Auron -19h00 à 20h30 -33€ CREATION SOUTENUE PAR LA REGION CENTRE-VAL DE LOIRE ET LA SACEM EN PARTENARIAT AVEC LA MAISON DE LA CULTURE DE BOURGES Création spéciale 40 ans

Mercredi 13 avril - L’Auditorium – 17h30 à 21h00-22€ ALLEN STONE (USA) Quand on commence à chanter à trois ans avec la chorale de l’église où son papa est pasteur, on sait forcément que la soul signifie. Mais Allen Stone ne se définit pas comme un chanteur de soul ou de r’n’b, mais comme « un hippie avec une âme ». Il est vrai qu’il n’appartient pas à l’école des charmeurs sixties en costard impeccable, avec sa barbe et ses longs cheveux de routard, et qu’il piétine souvent les frontières musicales avec ses chansons incandescentes qui semblent monter au ciel.

SON LITTLE (USA) Le blues, la soul, le gospel, le rock, la pop, toutes ces distinctions n’ont pas de sens pour Son Little. Il compte parmi ceux qui préfèreraient voir chez les disquaires des bacs étiquetés « Mardi, 3 heures du mat » ou « Pour dire au revoir »… Il est vrai, aussi, qu’il a déménagé fréquemment à travers les États-Unis après avoir quitté son Philadelphie natal, en passant d’un style à l’autre, au gré de ses rencontres. Au bout du compte, il cite Paul McCartney, Kendrick Lamar ou Grizzly Bear comme influences de son premier album, sorti à l’automne 2015.

LEON BRIDGES (USA) Le jeune chanteur de gospel avait écrit une chanson sur sa maman et voulait la faire sonner comme en 1963, son année de naissance. Un copain lui dit : « Tu connais Sam Cooke ? » La vie de Leon Bridges bascule : il découvre alors le maître de la soul classique et deviendra bientôt un des plus étonnants artistes de néo-soul, héritier de Cooke par la voix, le stylisme, la coiffure… et l’inspiration. Une rupture du continuum espace-temps absolument troublante, et un succès amplifiés par une publicité de l’iPhone 6 qui utilise sa chanson Coming Home

Mercredi 13avril - Le Théâtre Jacques Cœur -20h30à 22h45-25€

NICOLAS MICHAUX (BELGIQUE) Nicolas Michaux n’échappera pas aux dissertations sur sa belgitude. Ses premières chansons, l’année dernière, avaient appelé déjà quelques comparaisons avec Magritte ou Ensor – la pureté des lignes de ses mélodies, la faconde fantasque de son inspiration… Révélé aux iNOUïS du Printemps de Bourges en 2015, il confirme avec son premier album son penchant pour un minimalisme prodigue, sa capacité à faire jaillir des buissons d’images avec presque rien, comme si Dominique A explorait le coffre à jouets de Bertrand Burgalat.

DYONISOS (FRANCE) Mathias Malzieu a souvent semé de bribes d’autobiographie les chansons de Dionysos, tout comme à ses romans et son film La Mécanique du cœur. Avec Vampire en pyjama, il transforme une longue épreuve médicale personnelle en un conte de fées rock et lyrique. Aurait-on pu imaginer qu’une aussi féconde frénésie naîtrait de ses séjours en chambre stérile ? La nuit fantasmagorique du nouvel album de Dionysos est peuplée de rencontres, de sensations, de visions troublantes. Après avoir si souvent enflammé le grand chapiteau du Printemps de Bourges, le groupe vient présenter sa nouvelle création avec trois soirées intimes au Théâtre Jacques Cœur

Mercredi 13 avril - Le Palais Jacques Cœur -21h30 à 22h45 -25€

«LES NOCTURNES DU PALAIS JACQUES CŒUR » AVEC LE SOUTIEN DU CENTRE DES MONUMENTS NATIONAUX Le Centre des monuments nationaux est heureux de s'associer au Printemps de Bourges pour accueillir 4 concerts au Palais Jacques Cœur, offrant ainsi à de nombreux festivaliers l'opportunité de découvrir en musique la richesse du patrimoine français. Cette année un nouveau cycle de créations originales autour du piano solo, avec Katerine, Dominique A et Jeanne Cherhal, ainsi qu'une soirée un peu particulière où le fado s’invitera dans la cour du Palais, porté par la voix de Katia Guerreiro, héritière désignée de la grande Amália Rodrigues.

KATERINE (FRANCE) Depuis quelques années, Katerine se multiplie. Des films, des émissions de radio, des shows télévisés... Mais il reste chanteur, même si son nouvel album s’appelle Le Film. Et, dans l'écrin de la cour du Palais Jacques-Cœur, il présente ses nouvelles chansons sous une forme résolument inédite pour lui : un piano et sa voix. Il veut être libre et, dans cette configuration, il sait qu’il pourra dessiner, redessiner, dessiner encore ses chansons nouvelles et son ancien répertoire. Pour les fans, ce sera forcément un choc : Katerine ne s’est jamais produit en piano-voix.

JEUDI 14 AVRIL Jeudi 14avril - Le W -19h00 à 00h00-33€ VALD (FRANCE) L’esprit dadaïste habite parfois le hip hop français. L’épopée de Vald est étourdissante, du triomphe sur internet de Bonjour (« Il a niqué la mère de sa mère pour enfin niquer sa mère / Nan, fallait mieux dire bonjour mais lui il a pas dit bonjour ») aux scores de vente de ses deux EP NQNT et NQNT 2. Son écriture furieuse passe souvent de l’autre côté du premier degré, frôle parfois le burlesque à force d’outrance… mais plonge aussi très loin dans le réel. On ne résiste pas.

GEORGIO(FRANCE) Le XVIIIe arrondissement existe vraiment. Et Georgio, Guadeloupéen du nord de Paris, rappe vraiment le réel. Pas de fantasmes de la rue mais la vérité de l’amertume, des destinées foireuses, des rêves trop grands, du fric aussi vénéneux s’il manque ou s’il abonde… Son album Bleu noir a confirmé, début 2016, tout ce que ses potes (dont Nekfeu) disaient depuis un moment : derrière le débrouillard exemplaire de l’autoproduction, derrière l’unique featuring de Fauve, il y a une des plumes les plus libres, franches et acérées du rap français.

BIGFLO & OLI (FRANCE) On vous l’avait bien dit, non ? Bigflo et Oli étaient dans les iNOUïS du Printemps de Bourges en 2014 et les voici maintenant sur la plus grande scène du festival. Ces deux frères toulousains au flow irrésistible triomphent. Mais comment pourrait-on leur résister ? Leur rap virtuose et souriant bouscule tous les clichés du genre tout en osant aller plus loin. Car qui avant eux aurait osé cette punchline à l’envers : « J'suis une merde, à côté de ces mecs qui pèsent des tonnes, heureusement que je rappe comme personne » ? Et le couronnement commence à peine…

NEKFEU (FRANCE) Voici le plus gros succès de l’année rap 2015, monsieur Nekfeu. Figure majeure du collectif parisien 1995, il a pris son temps avant de sortir son premier album en solo, Feu. Des blogs spécialisés à la grande presse, concert de louanges unanimes et énorme succès commercial. Et rarement un artiste français de hip hop n’avait aligné autant de singles à gros débit – Égérie, On verra, Nique les clones (Pt II), Tempête, Ma dope, Plume… Et quand on connaît, comme lui, la déveine glorieuse de voir son album physique en rupture de stock, on peut jubiler

Jeudi 14 avril - Le Palais d’Auron -20h00 à 00h30 -29€ ROVER (FRANCE) Certains artistes ont la capacité de donner à chaque note une allure de légende, et Rover figure dans cette petite confrérie. Quand il était venu pour la première fois au Printemps de Bourges, en 2012, on avait vu un rocker spontané capable de tutoyer les plus hauts ciels de l’histoire du rock. Confirmation fin 2015 avec son deuxième album, le bien nommé Let It Glow, enregistré en analogique comme pour abolir des décennies de pointillisme numérique. Rover prouve que la splendeur restera toujours fille de l’instinct…

JEANNE ADDED (FRANCE) On avait l’impression que l’adjectif sensationnel n’était plus employé que par les grandmères et les très vieux professeurs. Mais, avec Be Sensational, album produit par Dan Levy de The Dø, Jeanne Added a beaucoup séduit et impressionné depuis son passage au Printemps de Bourges l’année dernière. Elle synthétise la liberté jazz de ses années de compagnonnage avec Vincent Courtois, Riccardo Del Fra ou Pierre de Bethmann, ses rencontres avec John Greaves ou Rachid Taha, son travail musical pour le théâtre contemporain, ses expériences post-rock… Sensationnelle ou sensational, grosse sensation.

FEU! CHATTERTON (FRANCE) Révélé dans les iNOUïS du Printemps de Bourges en 2014, ce quintet rock parisien n’a pas cessé de faire parler depuis. Il est vrai qu’avec ses compositions fantasques et lettrées, son univers additionnant Radiohead, Lou Reed et Television à l’héritage d’Alain Bashung et Serge Gainsbourg, Feu ! Chatterton réinvente un dandysme postmoderne au magnétisme irrésistible. Son ascension est un des événements les plus réjouissants de la dernière saison, avec la claque énorme de l’album Ici le jour (a tout enseveli) à la dernière rentrée.

EDITORS (ROYAUME-UNI) Depuis une douzaine d’années, les Editors mènent une carrière guidée par le souci constant d’être à la fois pop et expérimental, de jouir de tous les libertés qu’offre la technologie et de ne jamais perdre de vue l’essence du plaisir. La sortie d’In Dream, cinquième album du combo de Birmingham, a confirmé l’ampleur de l’imaginaire d’un groupe qui peut mêler Vangelis aux souvenirs d’Echo and the Bunnymen, l’énergie d’Elbow à l’enseignement du Bowie expérimental des années 80, le lyrisme de REM à la ferveur de Franz Ferdinand. Vertige généreux…

Jeudi 14 avril - Les 22 Ouest et Est – 21h00 à 1h00 -15€ OH WONDER (ROYAUME-UNI) Anthony et Josephine ont plus créé Oh Wonder pour raconter des histoires que pour faire un album. Le business s’est d’ailleurs passionné pour leur méthode : sortir chaque mois sur Soundcloud une chanson écrite et produite à la maison, sur un mode plus proche de la série télévisée que du marketing pop. Multi-instrumentistes et chanteurs, Anthony et Josephine racontent des tranches de vie – des rencontres, des séparations, des solitudes, des souvenirs… Quelque part entre l’art de la nouvelle littéraire et la pop du quotidien, Oh Wonder compte parmi ces groupes qui savent embellir l’existence

L’IMPERATRICE (FRANCE) Le journalisme mène aussi à la disco-pop classieuse. Charles de Boisseguin a d’abord créé L’Impératrice à côté de son activité professionnelle, puis il a définitivement plongé dans le territoire si élégamment Frenchy qui s’étend des bandes originales de François de Roubaix aux premiers titres de Air, des 45 tours de Space aux albums de musique illustrative produits au kilomètre dans les studios parisiens des années 70. Mais L’Impératrice n’est pas une entreprise rétro : avec l’appoint de la voix de Flore Benguigui, les chansons s’envolent vers un ailleurs ouaté et romanesque.

MATIAS AGUAYO & THE DESDEMONAS (CHILI) Soudain, le rythme chaud des tambours faubouriens et des hanches gourmandes se transforme en une onde robotique et turbulente, comme si les machines venaient de comprendre quelques siècles d’histoire culturelle créole infiniment complexe dans le Chili partagé entre Europe, Afrique et peuples premiers d’Amérique. Avec ses compositions à michemin de la cumbia et de la deep house, Matias Aguayo & the Desdemonas entraînent dans d’inquiétantes frénésies, dans de délicieuses dérives rythmiques, dans une latinité totalement imprévue. Double, triple, quadruple dépaysement…

MONIKA (GRECE) Il y a des amarres qui se larguent plus fort, plus brusquement et plus loin que d’autres. Quand Monika Christodoulou a fermé brutalement le livre de sa première carrière après deux albums à succès en Grèce, c’était pour partir au loin – mais alors vraiment loin. Elle met le cap sur New York où elle commence à travailler avec Horner Steinweiss, le batteur des DapKings. Et la chanteuse pop-folk se mue en une diva disco postmoderne avec l‘album Secret in the Dark, qui fait d’elle une sorte de Donna Summer emmêlée à Amy Winehouse et Franz Ferdinand.

TKAI MAIDZA (ZIMBABWE) La bio de Tkay Maidza ne s’attarde pas. Naissance au Zimbabwe, arrivée en Australie à cinq ans en 2001, le bac à seize ans, le premier contrat d’artiste à dix-sept ans. Aussitôt, la critique craque pour son rap au flow virtuose qu’elle couronne de vocaux r’n’b vocodérisés. Ses singles U-Huh, Switch Lanes et MOB la lancent sur les marchés anglo-saxons et on commence à voir cette toute jeune fille au charme acidulé et rêche dans les meilleurs festivals. Maintenant, Tkay Maidza déboule en France, hybride XXIe siècle de la France Gall des Sucettes et de la jeune Tina Turner.

LAS AVES (FRANCE) Las Aves pratiquent une pop catchy et excitée dont l’énergie n’est pas la seule vertu : gimmicks imparables, acidité électro-punk et charme gavé d’adrénaline de Géraldine, la chanteuse du groupe… Soutenu activement par Dan Levy, la moitié de The Dø, ce groupe toulousain est né de la fin du projet Dodoz, qui fut un des plus sûrs espoirs garage français, il y a quelques années. En se tournant vers un univers plus synthétique et plus nerveux, Las Aves inventent une sorte de Tom Tom Club du DIY – jarret vif, voix perçante, cœur trépidant.

NAIVE NEW BEATERS (FRANCE-USA) Le guitariste Martin Luter BB King, le DJ-producteur Eurobelix et le chanteur David Boring ont décidé de continuer sur le rythme effréné des dernières années… mais en changeant label, entourage et méthode de travail. Ils ont ainsi enregistré l’album À la folie avec la furie généreuse qu’on connaît aux Naive New Beaters depuis dix ans, mais avec un sens de la liberté peut-être encore sévèrement accentué. Groove implacable, mix joyeusement sombres et rugueux, délires techno-disco-fusion… Belles retrouvailles

Jeudi 14 avril - L’Auditorium – 17h30 à 21h00-25€

LOLA MARSH (ISRAËL) Lola Marsh n’est pas la fille de M. et Mme Marsh. Né de la rencontre de Gil Landau et Yael Shoshana Cohen dans une école de musique à Tel Aviv, ce groupe est devenu la sensation la plus cool du néo-folk millésimé 2016. Jouant à la fois d’une proximité émotionnelle saisissante et d’une vertigineuse maîtrise des grands espaces, Lola Marsh fait penser à un voyage d’Ennio Morricone dans les Appalaches, à un mix de Goldfrapp et Moriarty ou de Björk et Devendra Banhart. Énorme hype et énorme charme.

MARVIN JOUNO (FRANCE) Révélé par le radio-crochet de France Inter, Marvin Jouno est l’objet d’un des buzz les plus insistants de début 2016. Avec sa pop sombre, ambitieuse et tendue, il avoue évidemment des parentés avec Benjamin Biolay et Jarvis Cooker, mais aussi une proximité avec des écrivains contemporains qui contemplent le stream of consciousness de leurs prochains avec franchise et compassion. Avec sa collection de chansons automnales aux couleurs mates et à la riche profondeur de champ, voici en France un nouvel artiste qui maîtrise autant l’envol que la gravité.

LA GRANDE SOPHIE (FRANCE) Il faudrait traduire songwriter par « écrivain de chansons », et cela irait à merveille à La Grande Sophie. Les couronnements et honneurs (deux victoires de la musique, quatre albums disques d’or, des prix et awards en rafales) ne suffisent pas à résumer sa place d’auteur majeur de la chanson en France. Avec Nos histoires, septième album paru à l’automne 2015, elle approfondit encore cette position, à force de sincérité, d’audace, de précision, de liberté dans l’écriture. Et comme les grands romanciers, elle sait surprendre, se faire par surprise rugueuse ou suave, nous entraîner dans l’ivresse ou le murmure…

Jeudi 14 avril - Le Théâtre Jacques Cœur -20h30 à 22h45-25€ RADIO ELVIS (FRANCE) En 2015, le jury iNOUïS présidé par Mathias Malzieu a décerné son prix à Radio Elvis. Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle ce trio fait la première partie de Dionysos au théâtre Jacques Cœur. On pourrait citer encore un Coup de cœur de l’Académie CharlesCros ou le prix Félix-Leclerc de la chanson… Quelque part vers les terres jadis hantées par Joy Division ou Marquis de Sade, Radio Elvis ouvre des voies neuves entre rock et chanson française, entre poésie irradiée et rock crépusculaire.

DIONYSOS (FRANCE) Mathias Malzieu a souvent semé de bribes d’autobiographie les chansons de Dionysos, tout comme à ses romans et son film La Mécanique du cœur. Avec Vampire en pyjama, il transforme une longue épreuve médicale personnelle en un conte de fées rock et lyrique. Aurait-on pu imaginer qu’une aussi féconde frénésie naîtrait de ses séjours en chambre stérile ? La nuit fantasmagorique du nouvel album de Dionysos est peuplée de rencontres, de sensations, de visions troublantes. Après avoir si souvent enflammé le grand chapiteau du Printemps de Bourges, le groupe vient présenter sa nouvelle création avec trois soirées intimes au Théâtre Jacques Cœur.

Jeudi 14avril -Palais Jacques Cœur -21h30 à 22h45 -25€
«LES NOCTURNES DU PALAIS JACQUES CŒUR » AVEC LE SOUTIEN DU CENTRE DES MONUMENTS NATIONAUX
Le Centre des monuments nationaux est heureux de s'associer au Printemps de Bourges pouraccueillir 4 concerts au Palais Jacques Cœur, offrant ainsi à de nombreux festivaliers l'opportunité de découvrir en musique la richesse du patrimoine français. Cette année un nouveau cycle de créations originales autour du piano solo, avec Katerine, Dominique A et Jeanne Cherhal, ainsi qu'une soirée un peu particulière où le fado s’invitera dans la cour du Palais, porté par la voix de Katia Guerreiro,héritière désignée de la grande Amáli
a Rodrigues.


KATIA GUERREIRO(PORTUGAL)
Médecin le jour et chanteuse la nuit, Katia Guerreiro est un des personnages les plus
attachants de l’histoire contemporaine du fado. Née en Afrique du Sud, élevée aux Açores,elle a toujours rêvé de concilier ses deux passions et, depuis son premier album en 2001,son style à la fois très orthodoxe et très véloce s’est imposé dans un milieu volontiersconservateur. On la considère volontiers comme une des plus justes héritières de l’immenseAmalia Rodrigues, pour l’ampleur du chant comme pour l’exigence dans le choix du
répertoire.

Jeudi 14 avril – le nadir – 20h30à 22h30– 15€ J.C. SATAN (FRANCE) Le noir acier du rock et le tranchant des voix de Paula et Arthur qui, parfois, se fait presque douce pour flotter au-dessus des eaux faussement apaisées d’une sorte de prog-metal menaçant… Parler de J.C. Satàn réclame d’indiquer de nouvelles catégories sur la cartographie des musiques, comme le black garage gospel. Ce quintet mi-bordelais, miitalien s’est révélé en 2011 et, depuis, poursuit une œuvre enregistrée incantatoire et méphitique, mais aussi une épopée de phénomène de scène.

OISEAUX-TEMPETE + GUESTS(FRANCE) Dans Oiseaux-Tempête, il y a Stéphane Pigneul, Frédéric D. Oberland (tous deux aux guitares et machines) et Ben Mc Connell (à la batterie), mais aussi la Méditerranée – une Méditerranée agitée, menaçante, explosive, frémissante d’ivresses ou de cauchemars… Ce projet post-rock et poétique fait entendre autant de rêve que d’électricité, entre longues échappées instrumentales hypnotiques et textes déclamés, contemplation de l’obscurité et hallucinations émerveillées. Une expérience sonore qui débouche sur des instants de jubilation littéraire. A l’occasion de leur passage au Nadir, ils seront accompagnés de G.W Sok, le chanteur de THE EX, et Gareth Davis.

IT IT ANITA (BELGIQUE) Mike, François, Christophe et Damien ont créé à Liège, en Belgique, un combo teigneux de guitares brutales et de méditation énervée. It It Anita retrouve la sauvagerie préméditée et brillante du Tame fondateur des Pixies, entre hargne contenue et lâcher-prise explosif. Un rock curieusement aussi compatible avec le désordre punk qu’avec l’élan pop, avec l’introspection immobile qu’avec la déflagration d’un chant guttural.

I.D.A.L.G (CANADA) I.D.A.L.G (il faut prononcer les cinq lettres) est la réinvention du groupe Il danse avec les genoux, figure de la scène underground de Montréal. Là-bas, son rock arty, garage et psychédélique a séduit salles audacieuses et radios indépendantes, notamment avec ses concerts incandescents. Ce double power trio fait entendre une musique fervente et ivre, aussi solide qu’allumée, généreuse en texte, en vacarme et en échappées oniriques : son album Post Dynastie s’inspire du mythe toltèque de Quetzalcoatl, le dieu mi-serpent, mioiseau.

Jeudi 14 avril – Nos Cher Balades – 13h à 19h30 -28€ / 16h30 à 19h30 – 20€ Au programme, une escapade en bus jusqu’à Aubigny-sur-Nère. Deux arrêts pour découvrir deux univers et deux artistes féminines : - Dans la salle du Château, le chant habité de Katel, de retour avec un 3ème album intense et lumineux, - Puis à la Forge, avec l’irrésistible folie de GiedRé. Les bus partiront de Bourges, rendez-vous à 13h rue de Séraucourt devant l’ancienne Maison de la Culture. Le retour à Bourges est prévu à 19h30. Formule complète : transport + les 2 concerts+ apéro = 28€ Formule concert de GiedRé uniquement à 20€

KATEL (FRANCE) Avec ses yeux d’un bleu surnaturel, son visage de Madone de la Renaissance, sa voix fervente et passionnée, Katel a aussi séduit avec des chansons tout en brumes, en visions fantasmatiques, en diagonales audacieuses. Mais, depuis Decorum en 2010, elle n’avait plus sorti de chansons sous son nom, occupée à réaliser des albums d’autres artistes (Robi, Maissiat) ou à collaborer çà et là sur des projets discrets. Elle revient avec Élégie, album qui souligne son amour des voix féminines, qu’elle prolonge à la scène avec quatre autres chanteuses, Nathalie Réaux, Diane Sorel, Claire Joseph et Skye – copines, consœurs, complices.

GIEDRE (FRANCE) On connaît bien GiedRé à Bourges, puisqu’elle a déjà dompté le W en 2012 avec sa seule guitare, ses couettes blondes, ses boucles d’oreille en forme de cerises et son sourire de chanteuse pour enfants. Mais sa voix douce cache la plus féroce cinglerie. Oui, GiedRé fait s’esclaffer en chantant le caca et le vomi, et l’on tarde parfois à réaliser qu’elle décrit la réalité du monde avec autant de dérision que de compassion, de sens de la comédie que de goût pour la tragédie – mais une tragédie à mourir de rire.

VENDREDI 15 AVRIL
Vendredi 15avril - Le W et le Palais d’Auron -19h30 à 02h30 -34€
HAPPY FRIDAY
LUCIUS (USA)
Lucius est un orfèvre de la comptine, mais de la comptine pêchue, éclatante, presque
aveuglante à force d’être lumineuse. Au cœur du charme pétillant et romantique du groupe,l’accord miraculeux de Holly Laessig et Jess Wolfe, duo vocal qui maîtrise à la fois la splendeur de surface de la pop et toute la profondeur des sentiments humains. Ils ont créé Lucius quand ils étaient étudiants à Berklee College of Music, la plus prestigieuse école de musique des États-Unis, et leur exercice de travaux pratiques est
devenu une radieuse carrière.


SYNAPSON (FRANCE)
Si vous deviez expliquer Synapson à votre grand-père, il faudrait lui dire que ce duo parisien est à l’électro de cette décennie ce que Dave Brubeck fut au jazz des années 50 : cérébral,éclectique, lettré mais immédiatement accessible, construisant des structures singulièrement étagées et pourtant limpides dès les premières mesures… Paul et Alexandre ont conquis une position respectée avec une poignée de singles puis l’album Stendhal Syndrome en 2012, puis tout le bien que la critique pensait d’eux s’est confirmé avec l’albumConver
gence.


GENERAL ELEKTRIKS (FRANCE)
Il a fallu attendre quelques années pour qu’Hervé Salters sorte enfin le quatrième album de General Elektriks, titré To Be A Stranger. Il est vrai qu’il est redevenu un étranger en allant s’installer à Berlin après quelques années aux États-Unis. Mais il a conservé son clavinet, clavier vintage au son riche en émotions et en références élégantes – les meilleures annéesde Stevie Wonder ou de Kool & the Gang, quelques dingueries jazz-rock. Avec son électrofunk si personnel, il passe d’ambiances martiales à de subtiles mélancolies rétro-futuristes. Un beau voyage entre vintage et ave
nture…


LILLY WOOD & THE PRICK (FRANCE)
Il fallait se réinventer. Déjà, Nili Hadida et Benjamin Cotto avaient vécu une aventure
extraordinaire : les premières chansons composées après une rencontre dans un bar, l’envol avec le tube Down the Drain, la victoire de la musique catégorie révélation décernée par lepublic… Puis sont venus le succès international de Prayer in C et de nouveaux sommets…Alors Lilly Wood and The Prick ont cherché l’inspiration aux États-Unis, au Mali ou au fonddu Perche, et leur album Shadows a confirmé combien leur succès ne doit rien au hasard,combien leur pop douce-amère colle à l’époque, à son besoin de consolation et à son goût pour les émotions de l
’entre-deux.


CARAVAN PALACE (FRANCE)
On a découvert Caravan Palace avec ses visites joyeusement anachroniques rendues à
Django Reinhardt sur son premier album en 2008 – l’invention d’un électroswing goûteux et farceur. Après Panic en 2012, l’album <l°_°l> (on n’essaiera pas de prononcer le titre) poursuit l’exploration postmoderne de la mémoire du swing en braquant le projecteur sur les temps du charleston, des ballades jazz de Hollywood et des torch songs déchirantes au fond de clubs enfumés. Mais, comme d’habitude, tout cela est teigneux, greasy, frénétiq
ue et décalé

THE AVENER (FRANCE)
Le remix de Fade Out Lines de Phoebe Killdeer par The Avener n’a pas fait que lancer une carrière. Ce titre irrésistiblement groovy et sophistiqué sonne autant comme un funk
graisseux au fond d’une usine désaffectée que comme la bande son d’un vernissage dansune galerie trendy près de l’Élysée. Ensuite, Tristan Casara n’a plus eu qu’à poursuivre cette alliance unique d’underground et de pop haut de gamme, à laisser affleurer les émotionssous l’énergie, la mélancolie heureuse sous son impeccable science de
DJ de club.


BILLIE BRELOK (FRANCE-CHILI)
Précédée par un énorme buzz, Billie Brelok avait été primée aux iNOUïs du Printemps de
Bourges 2014. Depuis, elle a beaucoup tourné et elle pris le temps de peaufiner son flow
bilingue hispano-français avant de revenir. Entre Nanterre et Lima, elle balance toujours ses lyrics hallucinants (dont le mythique Bâtarde) et irradie une image de guerrière existentielle absolument unique dans le paysage français. Une rappeuse plus proche de l’esprit riot grrrl que du rap de major, plus proche de Virginie Despent
es que de Beyoncé.


SOOM T (ROYAUME-UNI)
Qu’est-ce qu’écoute une gamine d’origine indienne aux cheveux courts à Glasgow ? Eh bien de tout : des tubes de Bollywood, du metal, Queen, Cypress Hill, des compil Motown… et puis vient la révolte contre l’éducation stricte de sa famille et contre le sort fait aux filles, la fugue, la conversion au christianisme, un double cursus en musique et journalisme avant de se lancer vraiment dans la musique. Le flow incroyablement virtuose de Soom T et ses prod ragga-soul délicieusement old school et pop font d’elle un ovni, totalement métisse et totalement britannique. Nuff res
pect !


LA YEGROS (ARGENTINE)
Le monde est imprévisible et les frontières ne sont plus dessinées à la surface de la Terre. Ainsi, les contours du pays de la cumbia ne sont plus seulement tracés en Amérique Latine. Et ce n’est pas seulement parce que La Yegros pose souvent ses valises en France que sa musique a fini par se déterritorialiser : déjà, quand ses parents avaient débarqué à Buenos Aires avec leur cumbia du Nord rural de l’Argentine, cette musique provinciale et méprisée commençait sa mue. La Yegros la poursuit allègrement en la mâtinant d’électronique et en la nourrissant de ses rencontres, partout dans le monde, avec musiciens et pu
blics.


ODEZENNE (FRANCE)
Odezenne ne recule devant rien : ni exploser les clichés du rap, ni autoproduire un concert à l’Olympia, ni oser des audaces radicales dans ses clips (et risquer les « avertissements » sur Youtube). Il est vrai que son univers est unique, avec son flow flottant, ses rythmiques arythmiques, ses textes qui dégomment plein pot les consensus mous et les convenancesconvenables. Ce trio bordelais a même eu l’honneur de publier son quatrième album, à la rentrée 2015, sur l’exigeant label Tôt ou Tard, habitué aux aventures hors n
ormes.


NAAMAN (FRANCE)
Naâman se balade avec ivresse entre la Normandie et la Jamaïque. Peu importe qu’il doive être étiqueté postmoderne, old school ou nostalgique : ce reggaeman français est un généreux aventurier des rencontres et instille dans sa musique des humeurs soul, des virtuosités hip hop et une connaissance encyclopédique de tous les styles vocaux made in Jamaica. Avec son dernier album, Rays of Resistance, Naâman démontre à vingt-cinq ans toute la sagesse gourmande d’un vieux routier du reggae. Tant pis pour les prétendues lois de la géogr
aphie…

Vendredi 15avril - Les 22 Ouest et Est – 21h00à 01h00-15€

BROKEN HANDS (ROYAUME-UNI) Certains groupes ont des obsessions, et les Broken Hands pensent énormément à voler – en Boeing 747, en avion de combat, en rêve… Le premier album du groupe de Canterbury, Turbulence, paru à l’automne dernier, est tout entier consacré aux multiples modalités du vol mais cela n’en fait pas un concept-album de prog rock. Bien au contraire, Broken Hands envoie le boulet avec un lyrisme particulièrement tranchant et la même morgue stridente que Kasabian ou Royal Blood (d’ailleurs, c’est le producteur de ces derniers qui a réalisé l’album).

VANT (ROYAUME-UNI) On aura fait le jeu de mots avant vous : ce soir, c’est au 22, la salle des Vant. Mais la salle de rock que dirigeait Mattie Vant à Londres s‘appelait le Birthday. Mais, après avoir été rocker solo dans son Newcastle natal, il ne tarde pas à abandonner la caisse pour la scène en créant Vant, quartet indé londonien qui puise chez les Clash de White Riot, chez Rage Against The Machine ou chez Eddie And The Hot Rods. Et, pour les médias britanniques, le groupe incarne le retour du politique dans le rock garage.

BLACK HONEY (ROYAUME-UNI) Anglais ? Comme si on n’avait pas remarqué cet accent trainard et franc comme un coup de fouet, cette élasticité menaçante des phrases, cette hâblerie aussi vertigineuse que naturelle... Black Honey est né à la mi-2014 et, pendant des mois, il n’existait que quelques chansons courant sur le web et aucune information factuelle sur le groupe ne circulait. Mais, après tout, qu’est-ce qui est plus important que ces titres psyché-grunge crâneurs, que cette voix de fille mal élevée et sublime, que cette essence jouissive du rock qui parle trop fort ?

PAPOOZ(FRANCE) Et si l’été durait pour toujours ? Dans ce cas, il ne ressemblerait sans doute pas à une vidéo de kuduro ou à une publicité de village-vacances. Le soleil y aurait une lumière fourbue de film Super-8, on irait à la plage sans ôter ses souliers, on écouterait Papooz sur toutes les radios : une musique aussi mélancolique que joyeuse, comme du João Gilberto électrifié, du Daniel Johnston avec l’accent ensoleillé, des chansons de colonie de vacances remixées par le David Bowie berlinois…

LAST TRAIN (FRANCE) « Un train fantôme avec des montagnes russes à l’intérieur », a dit Mathias Malzieu, leader de Dionysos et président du jury des iNOUïS du Printemps de Bourges qui a couronné Last Train l’année dernière. Les voici de retour avec leur rock qui bastonne dans la veine des Queens of the Stone Age ou – plus tôt – des Stooges et de T. Rex à la fois. Furie électrique, vocaux à l’acide, mur d’acier : ce quatuor venu d’Alsace se confirme comme l’astre qui monte du rock français.

YAK (ROYAUME-UNI) Entre Neu! et les White Stripes, entre Bauhaus et The Stooges, entre Pixies et Jon Spencer, le jeune trio londonien Yak se fraye un chemin singulier dans la généalogie touffue du garage et du rock indépendant, comme une sorte de psychédélisme punk qui fait émerger de son profond chaudron de vacarme électrique des stridences krautrock, des attaques brutales de sons énervés… et parfois des poussées d’adrénaline qui transforment ses concerts en pandémoniums furieux. Rien d’étonnant à que Yak ait intéressé Third Man Records, le label de Jack White.

THE LIMIÑANAS (FRANCE) « Enfin un groupe de jerk ! », disait le programme des iNOUïS du Printemps de Bourges en 2013, quand y sont passés The Limiñanas. Il semble que le fantasme de Lionel et Marie Limiñana soit d’imaginer une résidence de Serge Gainsbourg à la Factory d’Andy Warhol, ou une collaboration de Talking Heads avec François de Roubaix. Leur univers sixties so French a enthousiasmé la presse et le business anglo-saxons. Un signe : ces amis de Pascal Comelade sortent début 2016 un album avec Peter Hook de Joy Division et New Order à la basse et aux chœurs

Vendredi 15avril – L’auditorium -17h30 à 21h00-22€ NOISERV(PORTUGAL) L’histoire de la musique populaire nous fait parfois rencontrer des personnalités calmement isolées, comme des îles perdues loin de tout continent et à l’écart de tout archipel. Noiserv est portugais, mais qui saurait l’entendre ? Ancien ingénieur informaticien, David Santos aime passionnément les instruments au son limpide, qu’il empile et étage patiemment quand il construit les structures de ses chansons – un folk post-Radiohead, une noisy acoustique, un Mogwai revu par Yann Tiersen. Ce poète des formes et des atmosphères a fait de son île un paradis de sensations suspendues et radieuses.

BACHAR MAR-KHALIFE (LIBAN) Quand la guerre a chassé Bachar Mar-Khalifé de son Liban natal, il avait six ans. Mais il chante en arabe et l’Orient est partout inscrit dans sa musique. Qu’il soit au piano, au clavecin, aux percussions ou aux machines, tout est toujours emmêlé : Oum Kalsoum et Pink Floyd, les comptines de son enfance et l’autotune, l’enseignement de son père oudiste (le grand et libre Marcel Khalifé) et les grands espaces de Philip Glass… Son troisième album, Ya Balad (littéralement : « Ô pays »), préfigure le monde à venir, à la fois enraciné et les amarres larguées, méditatif et urgent.

MANSFIELD.TYA (FRANCE) Depuis qu’elles sont venues pour la dernière fois à Bourges, au Printemps 2009, les deux démiurges de Mansfield.TYA ont encore affirmé leur place dans le paysage rock français. Entre folk bruitiste et post-rock poétique, l’aventure en duo de la violoniste Carla Pallone et de la guitariste et chanteuse Julia Lanoë (également moitié du groupe énervé Sexy Sushi) s’est encore enrichie de deux albums dont Corpo inferno, une des sensations les plus hypnotiques de la saison dernière. Et plus leur musique apprend la retenue, plus elle se révèle envoutante, sensuelle, hantée.

Vendredi 15 avril – le théâtre jacques cœur – 20h30 à 22h45 – 25€ MARLON WILLIAMS (NOUVELLE-ZELANDE) Le bluegrass, le blues ou le folk américain ont traversé quelques océans et poursuivi leurs aventures très loin des États-Unis. Ainsi, le Néozélandais Marlon Williams invente une sorte de country romanesque et tragique, hantée d’anges et de démons, profonde comme du Steinbeck océanien. Ce métis aborigène a débuté – avec succès – à dix-sept ans dans un groupe créé par son prof de sciences naturelles au lycée. Lancé en solo en 2013, il fait entendre, sous le classicisme apparent de la forme, des chansons d’une radicalité insoupçonnée à la première écoute.

DIONYSOS (FRANCE) Mathias Malzieu a souvent semé de bribes d’autobiographie les chansons de Dionysos, tout comme à ses romans et son film La Mécanique du cœur. Avec Vampire en pyjama, il transforme une longue épreuve médicale personnelle en un conte de fées rock et lyrique. Aurait-on pu imaginer qu’une aussi féconde frénésie naîtrait de ses séjours en chambre stérile ? La nuit fantasmagorique du nouvel album de Dionysos est peuplée de rencontres, de sensations, de visions troublantes. Après avoir si souvent enflammé le grand chapiteau du Printemps de Bourges, le groupe vient présenter sa nouvelle création avec trois soirées intimes au théâtre Jacques Cœur

Vendredi 15avril - Le Palais Jacques Cœur -21h30 à 22h45 -25€ «LES NOCTURNES DU PALAIS JACQUES CŒUR » AVEC LE SOUTIEN DU CENTRE DES MONUMENTS NATIONAUX Le Centre des monuments nationaux est heureux de s'associer au Printemps de Bourges pour accueillir 4 concerts au Palais Jacques Cœur, offrant ainsi à de nombreux festivaliers l'opportunité de découvrir en musique la richesse du patrimoine français. Cette année un nouveau cycle de créations originales autour du piano solo, avec Katerine, Dominique A et Jeanne Cherhal, ainsi qu'une soirée un peu particulière où le fado s’invitera dans la cour du Palais, porté par la voix de Katia Guerreiro, héritière désignée de la grande Amália Rodrigues.

DOMINIQUE A (FRANCE) En fin de tournée d’Éléor, Dominique A réserve un événement exceptionnel au Printemps de Bourges : dans le décor exceptionnel du Palais Jacques-Cœur, il va « réunir les petites orphelines », comme il le dit lui-même. Chansons enregistrées mais écartées des albums, démos parues en face B d’un single, titres n’ayant été diffusés que sous la forme de bonus ici ou là… Cette exploration par l’artiste lui-même de sa « discographie parallèle » va évidemment combler ses fans mais aussi apporter une autre vision subjective de son œuvre. Et il est bien possible qu’il fasse aussi entendre quelques reprises inattendues… Vendredi15avril – église Saint Pierre -20h30 à 23h -25€

EMILY LOIZEAU – RUN RUN RUN (HOMMAGEÀ LOU REED) (FRANCE) Lou Reed n’est pas seulement la voix tranchante du Velvet Underground ou le sombre prophète de Walk on the Wild Side. Son imposante œuvre poétique et musicale est un monument que, quelques mois après sa mort, fin 2013, la chanteuse Emily Loizeau commence à explorer méthodiquement pour les besoins d’une soirée au Marathon des mots à Toulouse. Derrière les tubes incontournables, elle découvre un trésor de chansons ignorées, une poésie noire et émouvante, un regard tendre sur le monde et la vie. Et elle réalise combien les chansons de Lou Reed conviennent à sa voix chaude et rauque...

BIRDS ON A WIRE (FRANCE-BRESIL) Au commencement, ce devait être pour quelques dates, comme une récréation dans le parcours touffu de Rosemary Standley, la chanteuse du groupe Moriarty, en compagnie de la violoncelliste et chanteuse Dom La Nena. Il en a résulté près de trois ans de concerts et un album magnifique. Ces deux artistes qui revendiquent leur enracinement folk se souviennent de leur parcours dans la musique classique et abordent comme de la musique de chambre un répertoire éclectique allant de la musique brésilienne au cabaret allemand et de Leonard Cohen à Fairuz. Un troublant voyage.

SAMEDI 16 AVRIL

Samedi 16avril - Le W et le Palais d’Auron – 20h00à 5h00-34€ ROCK’N’BEAT GRIEFJOY (FRANCE) La voix diaphane de Guillaume Ferran et, autour de lui, ses amis d’enfance (et de Conservatoire) Billy Sueiro, David Spinelli et Romain Chazaud qui tissent un filet soyeux entre pop céleste et électro méthodique… Les Niçois de Griefjoy ont passé avec classe l’épreuve du deuxième album en parvenant à la fois à resserrer leur propos et à élargir leur palette : plus d’émotions, de lâcher-prise, de virages, mais aussi plus de maîtrise. Aussi Griefjoy invite-t-il à de brefs voyages entre paix et inquiétude, entre puissance et abandon, entre envol et plongée…

LA FEMME (FRANCE) Peu de groupes atteignent avec une telle aisance des sommets de hype sans rien perdre de leur âme fureteuse ni de leur capacité à s’étonner eux-mêmes. Marlon Magnée et Sacha Got ont créé La Femme en emmêlant électro et surf rock, expérimentation et instinct rythmique, avant-garde et clichés surexposés, et leur groupe est surveillé comme le lait sur le feu depuis bientôt cinq ans (titres sublimes, clips troublants, concerts radieux…) avec au passage la Victoire de la musique de la révélation de l’année en 2014. Un des live les plus attendus de la Rock’N’Beat Party.

BLOCPARTY (ROYAUME-UNI) Putain, seize ans ! Et la musique de Bloc Party est toujours aussi excitante, inlassablement tendue vers l’ivresse ascensionnelle, le sentiment tapageur, la jubilation fiévreuse. Pour Hymns, leur nouvel album, Kele Okereke et Russel Lissack ont renouvelé le line up de leur groupe, qui a maintenant des couleurs un peu plus électroniques tout en conservant la ferveur des guitares, la dimension émotionnelle des mélodies ou le frisson turbulent des rythmiques. À cet âge-là, un grand groupe de rock n’est pas adolescent : il sait concilier maturité et renouvellement.

BIRDY NAM NAM (FRANCE) Depuis des années, Birdy Nam Nam fait se lever les foules des festivals, descend loin dans les profondeurs de l’abstract hip hop, aligne les featuring classieux et les classiques irrésistibles. Après une pause, le groupe est parti enregistrer à Los Angeles en trio – Crazy B, Lil’Mike et DJ Need, la formation qui avait emporté le championnat du monde DMC des DJs en 2002. L’album Dance Or Die confirme la maîtrise du plaisir et de l’invention chez Birdy Nam Nam, entre couleurs saturées et sombres venins, soleil de néon et nuit radieuse.

WORAKLS (FRANCE) Parfois, parler de « minimal » est un paradoxe. Ainsi, quand un des artistes les plus respectés de la scène techno minimale française, Worakls, met en ligne son titre La Parisienne quelques jours après les attentats du 13 novembre, on a l’impression d’entendre une foule, une ville et une nation tous ensemble derrière les machines… Il est vrai que Kevin Rodrigues était au piano avant d’apprendre à lire, puis a aligné les années de Conservatoire. Évadé dans la musique électronique, il fait s’y croiser Haydn et Portishead, Fauré et Jeff Mills…

BEN KLOCK (ALLEMAGNE) DJ résident au Berghain, un des temples techno de Berlin, depuis sa création en 2004, Ben Klock joue une musique hypnotique et solidement charpentée, traversée d’ondes rêveuses et profondes, d’échos ondoyants et de figures rythmiques sophistiquées. Malgré son goût pour l’abstraction, il fait affleurer des mélodies évidentes, des hooks chatoyants, des motifs généreux qui, parfois, instillent une curieuse nostalgie derrière le beat techno. Et il prolonge son travail avec le label Klockworks sur lequel il a signé DVS1, Trevino ou Etapp Kyle.

INFECTED MUSHROOM DJ SET (ISRAËL) Erez Eison et Amit Duvdevani n’ont jamais prétendu se simplifier la vie et viser l’épure musicale jouée avec un doigt sur un clavier. Depuis l’historique premier album de leur duo Infected Mushroom, en 1999, ils sont la boussole de la scène psychedelic trance. Collages délirants de textures sonores, volutes de vocaux vocodérisés et de bruits déformés, mélodies tordues, échappées drum’n’bass ou dubstep, effets sonores imprévisibles : chaque sortie d’Infected Mushroom est un spectaculaire festin de sons et de sensations. Et leurs sets live sont toujours des voyages troublants.

ANDRE BRATTEN LIVE (NORVEGE) Certes, la techno expérimentale et dépouillée d’Andre Bratten n’a pas de paroles mais il explique volontiers en interview combien son inspiration peut être réelle et même historique. Ainsi, son premier album, Gode, est-il inspiré des souffrances endurées par des petits paysans norvégiens quasiment réduits en esclavage par les propriétaires terriens au début du XXe siècle. Il en résulte une musique profonde, méditative, traversée d’échos étrangement angoissants et de nappes pacificatrices. Une expérience d’une frappante hauteur de vue, parente des œuvres pionnières de Brian Eno et de Boards of Canada.

THYLACINE (FRANCE) Révélé aux iNOUïS du Printemps de Bourges 2014, Thylacine était déjà programmé l’année dernière à la Rock’N’Beat Party. Pour cette grande audience comme en club, pendant la tournée des iNOUïS comme en première partie de Stromae ou de Christine and the Queens, William Rezé est toujours fascinant, aux machines ou au saxophone, environné des projections de Lætitia Bely. L’ascension irrésistible d’une électro élégante nourrie de soul cinématographique, de krautrock cosmique ou d’hypnoses à la Philip Glass, bagage auquel son dernier album, Transsiberian, ajoute des échos de voix est-européennes.

THE SHOES (FRANCE) The Shoes n’en finissent plus de grimper depuis leur premier passage au Printemps en 2011. Leur électro-house tapageuse et leurs mixes turbulents sont devenus des références absolus. Ils étaient l’an dernier à la Rock’N’Beat mais il s’est tellement passé de choses depuis : quelques mois plus tard, ils ont sorti l’album Chemicals, réalisé entre Paris, Londres et Reims dans un maelström de collaborations et de remixes – Gaëtan Roussel pour Benjamin Lebeau, Joke et Rocky pour Guillaume Brière, et Woodkid, Cerrone, Shakira, Pharrell Williams, Shakira pour les Shoes ensemble…

CLUB CHEVAL (FRANCE) Avant de créer Club Cheval, les quatre copains qui s’étaient rencontrés pendant leurs études à Lille se sont fait un nom en solo. Puis Canblaster, Myd, Sam Tiba et Panteros666 se sont réunis autour de leurs communes passions de jeunesse, de Soulwax aux années d’apogée de Timbaland, des breaks frénétiques de club aux plongées les plus deep. Et, tout naturellement, leur envie de faire danser s’est muée en un luxuriant atelier de composition et de production de titres r’n’b. Et, avec Phlo Finister en Californie et Rudy en Floride, leur album Discipline s’est trouvé des voix sensuelles et groovy.

LOST ECHOES(MAELSTROM & DJEDJOTRONIC)(FRANCE)
Un live analogique ? Et pourquoi pas, tiens ! S’étant rencontrés en studio autour de quelques machines (un sampler, un Roland TR8 et deux Analog Four), les deux producteurs Maelstrom (alias Maël Péneau) et Djedjotronic (Jérémy Cottereau) décident de prolonger en live leur rencontre. Le duo électro et techno des deux artistes du label Zone (celui de The Hacker) s’appellera Lost Echoes et ne jouera que des sets d’impro complète sur machines analogiques. Le double défi de travailler sans filet et de se connecter aux réactions de la
salle…


MAREK HEMMANN LIVE (ALLEMAGNE)
La techno minimale est propice aux oxymorons : dénudée et dense, abstraite et évocatrice… Marek Hemmann est devenu musicien pour prolonger ses sensations en club – là où la nuit se troue de rais de soleil inattendus et d’images imprévisibles. Est-ce étonnant, alors, que sa musique ait la générosité de qui a beaucoup reçu ? Des rythmiques, des percussions, des fragments de voix, des bribes de pistes instrumentales s’agglomèrent, se succèdent, s’effacent, se croisent dans ses titres efficaces et classieux, hédonistes et érudits. Basé à Berlin, Marek Hemmann en incarne la techno contemplative et roman
esque.

Samedi 16avril - Les 22 Ouest et Est – 21h00 à 1h00-15€ ALPHA WANN (FRANCE) Après les trois albums et les tournées qui ont constitué la belle épopée du collectif parisien 1995, Alpha Wann a décidé de voler de ses propres ailes. Et dès son premier EP produit en 2014 par Hologram Lo’ et VM The Don, Alph Lauren, il a atteint une bonne partie de ses objectifs : faire reconnaître la classe singulière de son flow méthodique, clair et tranchant. Mais, également mobilisé par la direction artistique du label Don Dada, il prend son temps avant d’envoyer la suite…

CHYNO(SYRIE) Nasser Shorbaji devait devenir un Syrien mondialisé du nouveau siècle et, dans une vie nomade des Philippines à l’Espagne, il avait commencé une carrière de banquier. Mais il a préféré affronter le monde réel en choisissant ses armes : d’abord avec le groupe hip hop libanais Fareeq El-Atrash puis en solo sous le nom de Chyno, il pose son regard de rappeur sur une époque aussi terrifiante que féconde. En anglais et en arabe, son rap rompt avec beaucoup de clichés sur le Proche-Orient.

PANAMA BENDE (FRANCE) Tous venus de Paris et de sa proche banlieue, Ormaz, Lesram, Aladin 135, PLK, Asf, Zeurti et Elyo se sont rassemblés sous la bannière de Panama Bende. Aussi divers et bigarré stylistiquement que les précédents grands groupes rap de la capitale (Saïan Supa Crew, Sexion d’Assaut, 1995), ce collectif qui ne tient pas dans sa poche son drapeau parisien excelle dans suffisamment de directions à la fois pour faire de 2016 une année féconde. Et déjà le Printemps de Bourges…

NOVELIST (ROYAUME-UNI) À dix-neuf ans, Novelist incarne la frange la plus turbulente et novatrice du grime. L'enfant de Lewisham, quartier du sud de Londres, n'a pourtant pas une discographie imposante. Mais il s'est fait entendre au micro de toutes les radios ouvertes d'Angleterre et son ascension foudroyante est accompagnée de vidéos virales parmi lesquelles on ne distingue guère l’esthétique des films « officiels » des Youtube pirates. Porté par la rue, un successeur potentiel pour Wiley, Flow Dan ou D Double E…

TOKEN (USA) C’est l’histoire exemplaire du gamin de quatorze ans passionné de rap qui poste sur internet ses vidéos et accumule des millions de vues… L’aventure de Token est une success story 2.0, portée par un gamin de Boston à la virtuosité troublante, dont les textes tiennent parfois autant de Woody Allen que d’Eminem. Mais beaucoup de personnalités de la scène rap américaine lui ont apporté un soutien enthousiaste et l’étoile de Token n’en finit pas de monter

STORMZY (ROYAUME-UNI) Stormzy n’est pas seulement fascinant par sa stature de colosse hiératique. Ce jeune héros du sud de Londres est considéré comme une des plus belles promesses du grime et du rap classique britannique, mais aussi comme la synthèse de plusieurs traditions à la fois : la musique urbaine venue des États-Unis, l’art enflammé des orateurs de Hyde Park Corner et à la dub poetry des Jamaïcains de Grande-Bretagne… Ses vidéos enregistrées dans la rue sont des leçons d’aisance et de profondeur et ses live sont toujours impressionnants.

MHD (FRANCE) Révélé par la série de vidéos AfroTrap, MHD est autant un phénomène viral que parisien : chez lui s’additionnent tout l’hédonisme radieux des musiques de danse africaines et la hâblerie souriante du rap en maillot Paris-Saint-Germain. Mais l’énorme gimmick de son titre Champions League est astucieusement généreux avec toute l’Île-de-France et le buzz qui accompagne son ascension en fait une des sensations les plus prometteuses de 2016. Il a commencé l’année par son intronisation en première partie de la tournée des Zénith de Booba.

Samedi 16avril - L’Auditorium – 17h30 à 21h -25€ ALA.NI (ROYAUME-UNI) Ala.ni a commencé à chanter très tôt, encouragée par ses parents, émigrés de l’île de Grenade en Grande-Bretagne. Elle a assuré les chœurs de Mary J. Blige, Blur ou Andrea Bocelli, beaucoup dansé et même été styliste, mais elle avait oublié que l’immense Hutch, vedette des cabarets anglo-saxons de l’entre-deux-guerres, était son grand-oncle. En 2012, elle réalise soudain que c’est sur ses pas qu’elle veut marcher. Et Ala.ni commence à sortir des EP sur le label No Format! Un enchantement, entre Judy Garland, le folk et la musique de chambre.

EMILY LOIZEAU (FRANCE) Turbulente et sereine, Emily Loizeau poursuit une carrière radieuse, moins soucieuse d’éclats que de lumière. Elle prend toujours le temps que mûrissent les mots, les envies, les rencontres, les plaisirs. Il faut donc attendre quatre ans, depuis Mothers and Tygers jusqu’au printemps 2016, pour qu’arrive enfin son nouvel album. Et, comme depuis quelques années, la merveilleuse Ophélie païenne de la chanson française est accompagnée par Olivier Koundouno au violoncelle et Csaba Palotaï à la guitare.

RAPHAELE LANNADERE (FRANCE) On l’avait d’abord connue sous le seul nom de L. Démarrage foudroyant avec son passage aux iNOUïS du Printemps de Bourges 2010, un disque d’or, une couverture remarquée de Télérama… Elle a voulu redevenir Raphaële Lannadère, comme pour affirmer encore son envie de vérité, de limpidité, de justesse, de précision. Mais son deuxième album s’intitule L, avec toujours cette voix cambrée, diamantine, à la fois tellurique et aérienne, si habile à dessiner la carte d’un cœur fervent et aimant, passionné et rétif.

Samedi 16avril - Le Palais Jacques Cœur -21h30 à 22h45 -25€
«LES NOCTURNES DU PALAIS JACQUES CŒUR » AVEC LE SOUTIEN DU CENTRE DES MONUMENTS NATIONAUX
Le Centre des monuments nationaux est heureux de s'associer au Printemps de Bourges pour accueillir 4 concerts au Palais Jacques Cœur, offrant ainsi à de nombreux festivaliers l'opportunité de découvrir en musique la richesse du patrimoine français. Cette année un nouveau cycle de créations originales autour du piano solo, avec Katerine, Dominique A et Jeanne Cherhal, ainsi qu'une soirée un peu particulière où le fado s’invitera dans la cour du Palais, porté par la voix de Katia Guerreiro,
héritière désignée de la grande
Amália Rodrigues.


JEANNE CHERHAL (FRANCE)
Quand Jeanne Cherhal a chanté pour la première fois au Printemps de Bourges, elle était
seule à son piano, un après-midi sur la scène de la Soute, à la Maison de la Culture, pour les Découvertes 2001. Depuis, elle a imposé son écriture et sa voix dans le paysage de la
chanson en France et l’accueil fait à son cinquième album studio, Histoire de J, a amplement confirmé sa réussite sur le long terme : une centaine de concerts heureux en quartet dans des salles combles. Mais elle a voulu aussi retrouver les sensations du commencement et ose de nouveau le piano-voix. Un retour – plus gr
ande, plus belle !

DIMANCHE 17 AVRIL Dimanche 17avril - Le W -16h00 à 18h30-35€ H MAGNUM (FRANCE) Quand Sexion d’Assaut a démarré, le collectif bénéficiait du soutien et des conseil d’un « grand frère » un peu plus âgé, H Magnum. Sa biographie, entre quartiers défavorisés de Paris et de Côte d’Ivoire, entre featurings et street-albums, est celle d’un rappeur qui a su patienter et faire mûrir son flow et ses textes avant d’exploser avec Aucun mytho dont le succès, à l’été 2015, annonce l’album Gotham City. Son style ? Grosse puissance de punchlines et solides atouts festifs.

MAITRE GIMS (FRANCE) Rappeur, producteur, designer, directeur de label, businessman… Maître Gims cumule non seulement les métiers, mais aussi les superlatifs triomphants. Après les millions d’albums vendus de Sexion d’Assaut puis les succès historiques de ses albums solo Subliminal en 2013 et Mon cœur avait raison en 2015, son Warano Tour est une des tournées les plus imposantes de l’histoire du rap français… C’est à lui que revient l’honneur de clore le Printemps de Bourges 2016 avec son rap sucré et poivré, intègre et pop, festif et grave

Depuis 1985, Le Printemps de Bourges s'est doté d'un dispositif national et original de repérage et de sélection de jeunes artistes en rock, chanson, électro et hip hop : Les iNOUïS du Printemps de Bourges Crédit Mutuel. Depuis 30 ans, ce réseau unique s'appuie sur 29 antennes territoriales et francophones qui, toute l'année, explorent leur territoire pour dénicher les perles rares comme Christine and The Queens, Skip the Use, Cats on Trees, Fauve, Fakear, Thylacine, Chinese Man, Concrete Knives, François & The Atlas Mountains, Gojira, Zebda, Feu! Chatterton, Radio Elvis, Last Train... Chaque année ce sont ainsi près de 3500 artistes qui s'inscrivent et au final seulement une trentaine d'entre eux qui se produisent au Printemps de Bourges... Et l'aventure des iNOUïS ne s'arrête pas là, elle se poursuit à l'automne avec La Tournée des iNOUïS ! Pour l’édition 2016 du Printemps de Bourges, 12 anciens artistes iNOUïS se retrouvent dans la programmation : Feu! Chatterton, Jeanne Cherhal, Raphaele Lannadere, Thylacine, Billie Brelok, Grand Blanc, Nicolas Michaux, Odezenne, JC Satàn, The Limiñanas, Radio Elvis et Last Train. A l’issue du festival, Le Printemps de Bourges récompensera les iNOUïS par deux prix : - Le Prix du Printemps de Bourges-iNOUïS 2016 - Le Prix du jury-iNOUïS 2016 Ces prix seront remis par un jury de professionnels présidé par un artiste. Les 2 lauréats, embarqueront ensuite à l’automne sur la tournée des iNOUïS qui se déroulera cette année du 4 au 8 octobre et passera par le Noumatrouff à Mulhouse, La Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand, Victoire 2 à Montpellier, La Sirène à La Rochelle et Stereolux à Nantes. RENDEZ-VOUS LE 3 MARS POUR CONNAITRE LA SELECTION 2016 !

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