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#Culture : Félix Buhot peintre d'atmosphères‏ exposition a #cherbourgencotentin !

Exposition Félix Buhot, peintre d'atmosphères, présentée jusqu'au 25 septembre prochain, au musée Thomas Henry, dans le cadre de Normandie Impressionniste.

Organisée du 16 avril au 26 septembre, la troisième édition du Festival Normandie Impressionniste trace encore davantage le sillon marqué par les deux précédentes éditions, qui avaient réuni 1,8 million de visiteurs. Cette manifestation, initiée par Laurent Fabius et Pierre Bergé, tous deux à l’origine du projet, revêt cette année une importance particulière. En 2010 et 2013 déjà, le Festival avait irrigué tout le territoire normand et, d’une certaine façon, anticipé la nouvelle carte régionale. Aujourd’hui, c’est la première manifestation de cette envergure organisée dans la nouvelle région normande.

Ce bouquet d’activités culturelles, expositions, spectacles vivants, danse, opéras, guinguettes, cinéma, colloques, va illustrer la vitalité culturelle de la Normandie en France comme à l’étranger.

La thématique retenue pour 2016 est orientée vers l’impressionnisme en portraits. Des portraits au sens classique du terme, mais aussi dans une interprétation plus contemporaine. Le but est de placer plus que jamais l’être humain au cœur du Festival : portrait d’une époque et de la société du XIXe siècle, de ses loisirs, de ses femmes, de ses enfants, de ses artistes, le Festival s’intéressera aussi de près aux déclinaisons contemporaines comme le selfie. Il interrogera la représentation de soi et des autres, son utilité, son message, sa signification, 140 ans plus tard.

L’édition 2016 du Festival Normandie Impressionniste dispose de tous les atouts pour être un nouveau grand succès.

Erik ORSENNA

Président du Festival et du Conseil Scientifique

Hervé MORIN

Président de la Région Normandie et Premier Vice-Président du Festival

Frédéric SANCHEZ

Président de la Métropole Rouen Normandie et Second Vice-Président du Festival

Jérôme CLÉMENT

Commissaire Général du Festival

Du 25 juin au 25 septembre, le musée Thomas Henry propose l’exposition

Félix Buhot (1847-1898), peintre d’atmosphères.

Une exposition organisée dans le cadre du festival Normandie Impressionniste et qui a reçu le label Exposition d’intérêt national décerné par le ministère de la Culture et de la Communication.

Près de 200 œuvres sont exposées, retraçant les vingt années de la carrière de l’artiste.

Le musée Thomas Henry, 3e musée de beaux-arts de Normandie pour la richesse de ses collections, a rouvert ses portes à Cherbourg-en-Cotentin en mars 2016 après une campagne de rénovation de quatre ans. L’exposition Félix Buhot (1847-1898), peintre d’atmosphères est la première exposition temporaire du musée rénové. L’exposition a été labellisée par le festival Normandie Impressionniste et s’inscrit à ce titre dans sa programmation.

Le choix de Félix Buhot (1847-1898), peintre et graveur originaire de Valognes, située à 20 kilomètres de Cherbourg, n’est pas anodin. Le musée Thomas Henry conserve en effet la plus importante collection publique française d’œuvres de l’artiste, soit 170 œuvres (138 estampes, 17 dessins et 15 peintures). Ce fonds s’enrichit régulièrement (legs de 10 peintures en 2008, acquisition d’un pastel et d’une gravure en 2013, de deux huiles sur toile en 2014 et 2015). Une salle du parcours permanent du nouveau musée est spécifi-quement consacrée à l’artiste.

En 1998, le musée Thomas Henry et son conservateur Jean-Luc Dufresne ont en outre dirigé la publication du catalogue raisonné de l’œuvre de Buhot (J.-L. Dufresne, V. Sueur, A. Mc Queen, Félix Buhot. Peintre graveur entre Romantisme et Impressionnisme (1847-1898), Cherbourg, Isoète, 1998).

En dédiant sa première exposition temporaire à l’artiste, le musée peut ainsi valoriser l’ensemble de son fonds Buhot, asseoir son identité en tant que conservatoire de l’œuvre de l’artiste et mettre à profit son expertise en ce domaine.

Félix Buhot, qui demeure relativement méconnu

du grand public, est estimé

pour son travail de graveur-illustrateur des œuvres de Jules Barbey d’Aurevilly ou encore des Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet. Cependant, l’artiste possède une palette de talents élargie et fait dialoguer peintures à l’huile, gouaches, aquarelles et estampes autour d’un même motif.

Félix Buhot a partagé son existence entre Paris, les côtes normandes, l’Angleterre et la Bretagne. Sa production artistique, échelonnée entre 1862 et 1892, embrasse un éventail très large de techniques. Il transpose fréquemment ses compositions d’un médium à un autre, dans une tentative d’épuiser l’éventail des ressources à sa disposition pour traduire une idée, un mouvement, une impression.

Le portrait d’une société entre tradition et modernité Buhot est tout entier tendu dans une quête pour saisir et restituer l’atmosphère des lieux qui l’environnent, lui qui affirmait “voir des choses superbes que les autres ne sentent pas“. La petite vie pittoresque de la campagne normande et de la Bretagne, la nostalgie des vieilles cités endormies dans le souvenir de leur splendeur passée, la folle cadence parisienne, les brouillards industrieux anglais, l’élégante société balnéaire, le climat impétueux et changeant des bords de mer constituent ses sujets de prédilection. A travers ses œuvres où l’observation le dispute à l’imagination, c’est le portrait d’une société qui se dessine en creux, prise entre tradition et modernité, goût de la réalité et tentation de l’imaginaire.

FÉLIX BUHOT,

Une virtuosité technique La postérité a avant tout retenu l’œuvre d’aquafortiste de Félix Buhot. Après un bref passage dans l’atelier d’Isidore Pils (1866) puis du peintre de marines, Jules Noël (1868), l’artiste, qui se définira comme un “peintre-graveur“, va s’orienter vers la pratique de l’eau-forte originale, qui jouit depuis le milieu du XIXe siècle d’un large renouveau. Buhot réalise ses premiers essais à l’eau-forte vers 1873-1874. Proche du grand critique de l’estampe, Philippe Burty, il participe à la revue Paris à l’eau-forte de Roger Lesclide entre 1874 et 1876. Il illustre pour l’éditeur Lemerre les romans de son compatriote Jules Barbey d’Aurevilly (Une vieille maîtresse, L’Ensorcelée, Le chevalier Destouches) et les Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet. En 1889, alors qu’il ne grave plus depuis deux ans, il participe avec Guérard, Goeneutte, Pissarro et Bracquemond à la création de la Société des Peintres-graveurs, qui expose chez Durand-Ruel. Ses quelque 190 gravures se distinguent par leur virtuosité technique et la soif d’expérimentations dont elles témoignent. Octave Uzanne le constatait ainsi : “Quant à ses cuivres, quelle cuisine, mes amis ! Il les livre à toutes les tentatives, à toutes les mixtions ; il use du mezzo-tinto, de la taille, du mâchonné, de la roulette, de l’estampage, du berceau, du vernis mol, de l’échoppe et du racloir ; ses planches sentent le griffonnis, le guillochis, l’égratignure et l’empâtement. Elles s’enlèvent en vigueur et se noient dans des aquatintes délicieuses. Ce n’est plus de l’eau-forte, c’est du coloris qu’il obtient grâce à toute la chimie dont il use surabondamment…“

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L’EXPOSITION CHERBOURGEOISE :

UN REGARD INÉDIT SUR BUHOT

L’exposition Félix Buhot, peintre d’atmosphères constitue la plus importante rétrospective de l’œuvre de l’artiste, avec près de 200 œuvres exposées, issues de collections publiques et privées françaises et étrangères.

L’œuvre de Buhot a jusqu’ici été essen-tiellement marquée par trois expositions : Caen (1981), Baltimore (1983) et Cherbourg (1998). Les expositions de Caen et de Baltimore se sont penchées sur l’œuvre de graveur de l’artiste. L’exposition de Cherbourg, quant à elle, posait la question de la place de son œuvre dans les grands mouvements artistiques du XIXe siècle, entre Romantisme et Impressionnisme. Or, si Buhot entretient des affinités avec chacun de ces courants du point de vue iconographique et stylistique, ces questions de classification paraissent aujourd’hui peu pertinentes. De nature indépendante, Buhot s’est toujours plu à cultiver son individualité artistique, traçant ainsi un itinéraire original dans la peinture de la seconde moitié du XIXe siècle. Félix Buhot (1847-1898), peintre d’atmosphères explore des thématiques différentes : le rapport entre esquisse et œuvre achevée, le rôle de la couleur dans l’œuvre de l’artiste. Buhot, adepte de la spontanéité L’exposition se penche sur le rôle joué par les études préparatoires aux eaux-fortes, réalisées en couleurs, à l’huile, à la gouache ou à l’aquarelle, et auxquelles l’artiste accordait une valeur en soi. Buhot voulait avant tout mener une carrière de peintre, lui qui nommait ses gravures des “tableaux sur cuivre“. En dépit de ses ambitions, il ne parviendra jamais à ses fins, probablement en raison de son incapacité à achever ses peintures, par peur de les gâcher. Buhot place la spontanéité au sommet de son échelle des valeurs artistiques : “Vive l’idée qui jaillit tout d’une pièce et sans effort, esquisse sauvage et brutale torchée dans la fièvre d’une unique séance, croquis jeté sur un feuillet d’album“, écrit-il à son ami anglais Roger Leigh en 1885. “Un pâté en dit plus en trois lignes que le tableau soigné ou solidement peint du chinois idéaliste ou réaliste (…)“, poursuit-il plus loin. De fait, son travail à l’huile s’assimile plus à une ébauche qu’à une œuvre finie, selon les critères académiques du XIXe siècle.

Buhot coloriste Ce non finito, ce goût de l’instantané, de l’impression d’un instant, s’associe dans son œuvre à une réflexion sur les valeurs expressives de la couleur : “Je voudrais étudier l’influence des couleurs sur nos sentiments et faire voir que les couleurs seules, par leurs rapports, leurs oppositions, sont aussi capables de faire naître des sentiments et des pensées“ (cité par A. Fontaine). De là, une utilisation très libre et diversifiée de la couleur, par touches légères ou en aplats aux contours flous, déclinée en harmonies tonales ou appliquée en rehauts contrastés, en fonction de la nature du sujet représenté. Buhot a produit une centaine de peintures à l’huile de son vivant, simples croquis ou compositions plus réfléchies. Ces œuvres, déclinées dans de petits formats et sur des supports parfois peu conventionnels, tels que le carton, ont été jusqu’ici peu exposées. L’exposition du musée Thomas Henry leur accordera une large place, aux côtés de ses nombreux dessins à l’aquarelle, à la gouache et au pastel.

Peindre l’insaisissable D’autre part, la confrontation entre études à l’huile, dessins et gravures permettra d’étudier les moyens techniques utilisés par l’artiste pour traduire les ambiances et les atmosphères. Avec les impression-nistes, Buhot partage un attrait pour le paysage naturel, le travail sur le motif, la captation des effets de lumière et des

atmosphères changeantes. Il pratique la division des tons et, à partir de 1885, délaisse la perspective géométrique pour construire l’espace par la couleur. Il conservera cependant une certaine méfiance envers les impressionnistes, leur reprochant, d’une part, de négliger le dessin, et de l’autre, de systématiser une approche par trop scientifique du motif. Pour Buhot, les Hollandais du XVIIe siècle demeurent les maîtres incontestés du paysage. Parmi ses contemporains, il se revendique plutôt d’Eugène Boudin, de Turner et surtout de Whistler, dont il loue les subtiles harmonies colorées. La recherche du rendu des effets météoro-logiques sous-tend l’ensemble de son œuvre. Il fait montre d’une grande inventivité dans les solutions plastiques explorées. Il associe différentes techniques (aquatinte, pointe sèche, gouache, aquarelle, et même photographie), a recours à différents types de médiums et de supports (carton, papiers de différentes qualités…).

La vie moderne À Paris, Buhot s’intéresse aux quartiers en devenir, transformés par l’urbanisation, mais aussi aux motifs de la modernité : les fiacres, les sombres silhouettes des passants, la pâle lueur des réverbères. En Angleterre, l’architecture victorienne, le monde des usines et des machines, l’activité des ports et la foule des grandes villes re-tiennent son attention.


Les bords de mer


Entre 1873 et 1876, Buhot effectue plusieurs séjours sur les côtes normandes, à Trouville ou encore au Havre. Il observe les loisirs de la société balnéaire : promeneurs sur les planches, élégantes abritées sous des parasols, régates. A partir de 1882, il se passionne pour la Bretagne, et plus parti-culièrement les environs de Dinard et de Saint-Malo. Les marines prennent alors le dessus dans son œuvre. La figure humaine est évacuée au profit de la représentation des phénomènes atmosphériques : ciel gris, nuages, mers démontées, vent, effets lumineux dominent dans des paysages panoramiques à l’inqu
iétante beauté.



Chacune de ces parties associe peintures à l’huile, dessins et gravures, couvrant l’ensemble du champ chronologique dans lequel s’inscrit la carrière de Buhot.

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