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#Culture : Polka Galerie | Les expositions de la rentrée‏ !

Image d'illustration
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La galerie Polka est heureuse de présenter “Virtual Seoul”, la nouvelle série de la photographe Françoise Huguier, lauréate du prix Albert Kahn 2016. « Virtual Seoul » illustre la Corée d’aujourd’hui dans toute sa singularité et sa diversité. Construite comme une balade ultra colorée dans une capitale virtuelle postmoderne où se rencontrent toutes les générations, l’exposition explore les multiples facettes d’une ville nouvelle aux influences et symptômes avant-gardistes. En 1982, à la suite d’une grande traversée de l’Asie du Sud-Est, Françoise Huguier découvre la Corée et plus particulièrement Séoul. A l’époque, le pays se relève de la guerre et démarre discrètement sa grande mutation. Trente-deux ans plus tard, en 2014, la photographe française revient sur ces terres. Fascinée par la mondialisation et l’omniprésence de la technologie, elle choisit de rester sur place plusieurs mois et de se concentrer sur cette nouvelle ville ultramoderne pendant plus d’un an. Elle livre le portrait intergénérationnel d’une société tiraillée entre traditions et course au développement. La photographe fait rapidement connaissance avec le mouvement populaire K-pop (abréviation de « Korean pop », un genre musical en vogue) qui s’immisce dans tous les écouteurs du pays et influence les nouveaux codes vestimentaires. Elle rencontre alors un de ces girls bands « Laboum », symbole ultime de la réussite, qui, comble du cynisme est sponsorisé par une clinique de chirurgie esthétique. Les membres du groupe, âgées de 14 à 18 ans, ont toutes le même visage. L’artificiel « V face », fruit de nombreuses opérations, considéré comme le visage idéal dépourvu des rondeurs originelles, très en vogue chez les jeunes adolescents coréens. « Dans certaines rues fréquentées par la jeunesse, j’avais le sentiment de croiser toujours la même personne. L’étrange impression de marcher au milieu de mutants », observe la photographe. Tout en capturant les modes de vies des jeunes Coréens, Françoise Huguier retrouve les pionniers de la reconstruction du pays durant l’après-guerre, « cette génération sacrifiée au nom du miracle économique ». S’ils ne sont pas pris en charge par leurs enfants, ils échouent dans les bidonvilles. La photographe pousse la porte des habitations, s’intéresse aux retraités aux costumes pailletés et bien taillés qui passent leurs journées à danser avec leur « lover » dans les colathèques. Le travail photographique de Françoise Huguier met en exergue les différents maux de la société coréenne moderne. La peur constante du déclassement face à une industrialisation florissante qui lui vaut d’être, aujourd’hui, la 13e puissance économique mondiale, l’angoisse et le mal-être profond des plus jeunes. En fouillant les tréfonds de l’âme coréenne, la photographe française documente les évolutions de ce peuple encore imprégné des valeurs du confucianisme. En 2017, elle compte poursuivre son travail en Corée du Nord.

Cambodge, Japon, Inde, et surtout Afrique, puis Russie. Françoise Huguier est une grande voyageuse qui se dénit volontiers comme «photographe documentaire». Parallèlement à plusieurs travaux pour le monde de la mode dans les années 80 et 90, dont elle tirera un livre intitulé Sublimes (éd. Actes Sud, 1999), elle commence à sillonner le globe, s’orientant vers le reportage en noir et blanc au Japon puis réalisant un reportage sur la mousson en Inde pour le compte des ministères français et indiens. Le continent africain lui inspire son premier ouvrage, Sur les traces de l’Afrique fantôme (éd. Maeght, 1990), qui lui vaut d’être lauréate de la Villa Médicis hors les murs. Elle sera de nouveau nominée en 1993 avec son livre En route pour Behring (éd. Maeght, 1993), journal de bord d’un voyage solitaire en Sibérie. Ce travail est exposé dans de nombreux festival et galeries et lui vaut un prix World Press Photo la même année. En 1998, la Maison européenne de la photographie présente l’exposition A l’extrême, is- sue de plusieurs séjours dans le Kwazulu-Natal en Afrique du Sud. Dans la continuité de ce travail, elle écrit Secrètes (éd. Actes Sud, 1996), livre dans lequel elle réussit à entrer dans l’intimité des femmes africaines. C’est à partir de l’année 2000 qu’elle décide de passer plusieurs années à Saint-Péters- bourg pour travailler sur les appartements communautaires. En 2004, Françoise Huguier retourne sur les traces de son enfance de prisonnière du Viêt Minh au Cambodge. Cette histoire est retracée dans un livre J’avais huit ans (éd. Actes Sud, 2005) et une exposition présentée aux Rencontres d’Arles. A partir de 2007, parallèlement à son activité d’artiste photographe, elle est sollicitée pour assurer le commissariat d’expositions et de biennales (Maison européenne de la photographie, Musée du quai Branly, 1re biennale Photoquai...) tandis que la galerie Patrice Trigano présente en 2009 La maison close de Françoise Huguier à l’occasion d’Art Paris. Cette même année, elle est en résidence d’artiste au Lassale College of Arts à Singapour avant de devenir en 2010 commissaire générale de la 2e Biennale interna- tionale de l’image à Luang Prabang au Laos. En 2011, Françoise Huguier a été nommée directrice artistique et commissaire générale de la 3e édition de la biennale Photoquai, organisée par le musée du quai Branly.Elle reçoit cette même année le Prix de l’académie des Beaux Arts pour la photographie pour son projet Vertical/Horizontal, Intérieur/ Extérieur Singapour – Kuala Lumpur – Bangkok Classes Moyennes en Asie du Sud-Est à l’aube du XXIe siècle. En 2012, Frédéric Mitterrand lui remet les insignes d’of cier des Arts et des lettres. En 2014 se tient la rétrospective Françoise Huguier Pince-moi je rêve à la Maison euro- péenne de la photographie et la galerie Polka présente une large partie de son oeuvre à Paris Photo. Françoise Huguier se consacre désormais à la Corée. Après avoir connu un beau succès au Musée de l’histoire de la Ville de Séoul en 2016, sa série intitulée Virtual Séoul sera présentée dès octobre 2016 au pavillon Carré de Baudoin à Paris et fera l’objet d’un livre aux éditions Actes Sud.

La galerie Polka est heureuse de présenter « The Trip », la première exposition du photographe anglais Matt Henry. Fasciné par la politique et la culture américaine des années 60 et 70, Matt Henry s’intéresse au concept de « conte photographique ». Il imagine et fabrique un récit visuel en costume d’époque, conçu comme un roman photo, qui dresse le portrait d’une Amérique contestataire. La passion de Matt Henry pour les Etats-Unis commence dès son plus jeune âge, lorsqu’il se faisait livrer des VHS de films américains pour échapper à l’ennui de son petit village anglais. Ensuite, il y a eu les écrivains, Steinbeck, Faulkner puis les séries télévisées. « Ce grand mix de médias a provoqué en moi un tropisme américain. » Entre 2007 et 2009, il réalise sa première histoire photographique, « Burial Creek ». Très rapidement, Matt Henry prend conscience de la force de l’image fixe : « Les séries photos, avec les vides entre deux vues, conservent une ambiguité que ne peut se permettre le cinéma. Mes fictions habitent cet entre deux, entre moi qui raconte et celui qui regarde, auquel j’abandonne une part d’imagination. » Avec la série « The Trip » (2015), présentée intégralement à la galerie Polka, le photographe anglais met en scène deux couples de sudistes qui vont embarquer dans un voyage psychédélique, guidés par le propriétaire illuminé d’une station-service, Acid James. Inspiré par ses propres expériences, Matt Henry veut montrer « ce monde parallèle, étranger à notre rationalité, où le processus de création loge dans des états de conscience modifiée ». Mais « The Trip » n’est pas que psychédélique, c’est avant tout un voyage philosophique où le photographe nous replonge dans les années post-Vietnam lorsque le changement individuel intérieur était perçu comme une solution aux atrocités de la guerre. Beaucoup d’Américains trouvèrent ainsi refuge dans la drogue, la méditation ou la spiritualité avec la conviction que leur propre exploration intérieure aurait un impact sur la société. « J’épingle la croyance consistant à penser qu’on peut changer le monde grâce à une pilule. Mais en même temps, cette illusion dit peut être la vérité. Après tout, ce que j’exprime dans la photo, avec son chromatisme saturé et son étrange féérie, c’est que, peut-être, l’illusion fait partie de la solution… » En parallèle de « The Trip », la galerie présente la série « The King » (2009), dans laquelle Matt Henry revisite l’omniprésence culturelle d’Elvis Presley et la persistance des aspects mythiques de sa personnalité, à travers la production de masse d’objets éphémères tels des miroirs, des jeux de cartes, des quotidiens datés du jour de sa mort, des enregistrements télévisés, des puzzles... Cette série explore la façon dont de simples objets suscitent la nostalgie, non seulement de l’artiste, mais aussi d’un monde utopique habité par l’idéal masculin du gentleman poli, bienveillant et viril. Ces objets ne sont plus uniquement des preuves de l’histoire et de la popularité du King, mais aussi des témoins d’une vie simple, pieuse et conservatrice qui a fini par disparaitre dans un monde de plus en plus complexe.

Né en 1978 dans le nord du Pays de Galles, Matt Henry vit aujourd’hui à Brighton, en Angleterre. La politique et la culture américaine des années 60 et 70 sont les thèmes prépondérants de son œuvre photographique. Thèmes sur lesquels Matt Henry a écrit durant ses études en sciences politiques (BA. à l’Université de Nottingham, Angleterre) et en photographie (Master en photographie à l’Université de Brighton, Angleterre). Biberonné à la littérature et au cinéma d’outre-Atlantique, il est aussi titulaire d’un diplôme en histoire politique américaine. Ce bagage culturel (et visuel !) alimente en permanence sa pratique. Fin connaisseur de la géographie, du passé et des rêves du pays de l’Oncle Sam, il pense ses séries, au parfum de sixties, comme des tournages de films. « Les séries photos conservent une ambiguïté que ne peut pas se permettre le cinéma. Mes fictions habitent cet entre-deux, entre moi qui raconte, sans abattre toutes mes cartes, et celui qui regarde, auquel j’abandonne une part d’imagination. » La photographie de Matt Henry se présente sous la forme d’une fiction représentée par des décors provenant d’Angleterre et des Etats-Unis. Son travail se joue de la photographie américaine, du cinéma et de la littérature, afin d’interroger de façon sous-jacente des questionnements idéologiques. Particulièrement intéressé par la contre-culture, son premier ouvrage « Short Stories » met en scène, dans une vision à la fois utopique et dystopique, une petite ville conservatrice qui voit la montée d’une politique progressiste. Matt Henry a été exposé en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.

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