#Histoire: Restauration du cloître de l'abbaye du Mont-Saint-Michel ! Détails - Cotentin Webradio le Site
Cotentin Webradio le Site

Visitez le site de la webradio du Cotentin - Ecoutez chaque jour nos nouveautes Club - electro - Trance - House - Deep - EDM - Nudisco - Techno - Pop en live 24/24 et 7/7 (Notre Playlist disponible sur le site ) - Decouvrez sur notre site l'actu et le Tourisme en Normandie et dans le Cotentin ( ainsi que Manche - Calvados -orne - eure ) - Les infos Musique (clips - singles du moment - concert - festivals) - Les jeux video avec les tests et l'actu consoles et PC ( PS4 PRO - XBOX ONE X - switch ) - Les actus culture et Theatre ( Livre - spectacles ) - L'actu du net ( Application et Hight Tech ) - Horoscope du jour ( gratuit ) - La meteo a Cherbourg sur 4 jours - Nos Partenaires ( annuaires et diffuseurs) - Le buzz et l'info du jour ainsi que l'actu medias ( Radio et tele ) - Ecoutez notre webradio en mp3 128kbs sur votre pc ( winamp - itunes - VLC - Real - WMA ) ou sur le site a l'aide du player ( et aussi en pop up tout en surfant sur le net ) en page d'acceuil.

#Histoire: Restauration du cloître de l'abbaye du Mont-Saint-Michel ! Détails

Après la repose en mai dernier de l’archange saint Michel restauré, le Centre des monuments nationaux restaure le cloître de la « Merveille »

Les fouilles archéologiques préalables au chantier ont débuté en ce début de janvier 2017 !

Le Centre des monuments nationaux (CMN) poursuit sa vaste campagne de restauration et de mise en valeur de l’abbaye et des remparts du Mont-Saint-Michel. L’année 2016 a été marquée par la mise en conformité des paratonnerres de l’abbaye, avec la restauration de la statue de l’archange saint Michel, reposée le 26 mai dernier. En ce début d’année, le CMN commence à intervenir sur le cloître de l’abbaye, en restaurant le jardin, en assurant son étanchéité et celle des galeries, en révisant la couverture et en nettoyant et traitant les sculptures des colonnades et des galeries. Ce projet, d’une durée de 12 mois, est estimé à 2,2 millions d’euros.

En amont de ces restaurations, des fouilles archéologiques seront réalisées afin de préciser le niveau des sols des galeries ainsi que le dispositif d’évacuation des eaux pluviales. Chef-d’œuvre de l’art gothique normand du XIIIe siècle, le cloître de l’abbaye du Mont-SaintMichel est construit à 80 mètres de hauteur, au sommet du bâtiment de la « Merveille ». Il fut édifié dans un souci de légèreté avec une charpente lambrissée, une double rangée de colonnettes et de fines arcades. La présence d’un jardin est attestée dans un écrit de 1324.

Au fil des siècles - à l’époque mauriste, au XIXe siècle puis au XXe siècle - le cloître a fait l’objet de modifications et de restaurations. En 2017, le Centre des monuments nationaux engage d’ambitieux travaux de conservation de ce cloître unique, suspendu entre terre et mer. Le jardin offrira une palette végétale améliorée. La restauration s’effectuera en deux tranches (deux galeries par tranche) afin de maintenir l’ouverture du cloître à la visite pendant toute la durée du chantier. Par une exposition, le CMN entend ainsi expliquer les aspects et enjeux de ce chantier historique aux visiteurs. Un parcours pour les enfants a été imaginé : au fil des panneaux de médiation, ils sont invités à suivre le mouton Salicorne qui les guidera dans les arcanes d’un chantier de restauration d’exception.

La restauration du cloître bénéficie du mécénat de French Heritage Society - avec le soutien de la Florence Gould Foundation -, du Crédit Agricole Normandie, de la fondation du Crédit Agricole - Pays de France et des Tricots Saint James à travers la vente d’une marinière en édition limitée. Pour cette campagne, le CMN a décidé de faire appel à la générosité de tous.

Chacun peut ainsi apporter « sa pierre à l’édifice » grâce à la nouvelle plateforme de dons en ligne de l’établissement, disponible sur mapierrealedifice.fr.

Les contributions ayant dépassé la somme de 15 000 € témoignent de l’attachement des internautes et particuliers au joyau de l’abbaye qu’est l’ensemble bâti de la « Merveille ».

L’appel au don se poursuit afin de contribuer à la sauvegarde du patrimoine national et au rayonnement des richesses régionales. Le CMN participe par ailleurs aux côtés de HeoH, du Groupe BPCE et de Visa, au lancement du don sans contact pour la préservation du patrimoine.

Deux bornes ont été installées à l’abbaye du Mont-Saint-Michel et permettent aux visiteurs, d’un geste simple, de faire un don de 2€ avec leur carte de paiement sans contact ou leur smartphone doté d’une application de paiement mobile. L’ensemble des dons récoltés participe également à la restauration du cloître.

La restauration du cloître

Le cloître de la « Merveille »

Le cloître, lieu de prière et de lecture, propice à l’isolement, invite à la méditation. Il fait le lien entre l’espace terrestre et l’espace céleste. Son jardin, à la frontière du monde immatériel, est une évocation du paradis originel, du jardin d’Eden.

C’est aussi un lieu important de la vie monastique, à l’articulation entre le réfectoire, le dortoir et l’église, où les moines sont invités à venir prier sept fois par jour.

Le cloître de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, probablement achevé vers 1228, a la particularité d’être suspendu entre ciel et mer, au sommet du bâtiment de la « Merveille », chef d’œuvre gothique du XIIIe siècle. Il repose sur deux salles superposées et voutées, le cellier et la salle des chevaliers, à une hauteur d’environ un mètre par rapport au sol de l’église abbatiale construite sur le point culminant du rocher à 80 mètres de hauteur.

Pour réaliser ce chef-d’œuvre de l’art gothique normand, ses concepteurs au XIIIe siècle devaient relever le défi d’une construction légère afin de ne pas surcharger les salles du dessous. L’option est prise d’une charpente reprenant la forme d’une voûte en pierre, mais infiniment plus légère. Les arcades du cloître sont tout en finesse et légèreté : une double rangée de colonnettes (137 au total) en décalage, permet de réduire les sections et procure, malgré sa faible hauteur, un effet d’élancement. Cette disposition donne également un effet de profondeur que l’on retrouve sur les murs latéraux avec le jeu de colonnettes adossées. Les arcades sont très stables et triangulées par un ingénieux réseau d’arcs diagonaux qui contrebutent la poussée de la charpente. Des matériaux de construction variés ont été utilisés : le granit des îles Chausey pour les murs et les sols ; l’ardoise épaisse en schiste vert pour les toitures ; le calcaire fin de Caen pour les arcatures sculptées ; le calcaire marbrier de Purbeck (Angleterre) pour les colonnettes d’origine ; le Poudingue pourpré de la Lucerne, roche utilisée lors des restaurations du XIXe siècle ; le bois de chêne pour la charpente et la voûte lambrissée

Les chantiers du cloître en quelques dates 1228 :

Achèvement de la construction

1623 à 1646 : Époque mauriste : étanchéité, couverture en ardoise, restitution d’un jardin, réfection des sols des galeries en aisses de sapin.

1818 à 1863 : L’abbaye est aménagée en prison et un étage intermédiaire est créé dans le cloître. L’emplacement du jardin, disparu, sert de cour de promenade aux prisonniers.

1877 à 1881 : Première restauration du cloître par l’architecte Corroyer : restitution du comble et d’une voûte lambrissée en berceau brisé, restauration des arcades et des sculptures des écoinçons, restitution des caniveaux et gargouilles, et des sols en pierre de granit. 1898 : Reprise de la couverture par l’architecte Gout qui remplace les tuiles colorées dessinant des chevrons mises en place par Corroyer par des tuiles plates vernissées rouges et brunes.

1963 à 1965 : Seconde restauration du cloître par l’architecte Froidevaux : remplacement de la couverture par des ardoises en schiste vert plus conformes aux dispositions d’origine, reprise de l’étanchéité et restitution d’un jardin attesté dans un écrit de 1324.

Le cloître en quelques chiffres

Dimensions moyennes du cloître : 27,5 m X 21 m

Largeur des galeries : 3,10 m

Surface du jardin : 260 m²

Nombre de colonnettes : 137

Linéaire de sculpture à traiter : 141 ml

Surface de la couverture : 440 m²

Surface de la voûte : 360 m²

Cubage de terre végétale : 65 m3

Le programme de travaux pour la restauration du cloître !

Dans son étude préalable de 2015, l’architecte en chef des monuments historiques François Jeanneau a préconisé de mener des travaux de restauration du jardin, de reprendre l’étanchéité du jardin et des galeries et de procéder au nettoyage et à la consolidation des sculptures.

En effet, des infiltrations d’eaux pluviales depuis le cloître ont détérioré les enduits des voûtes de la salle des chevaliers située sous le cloître.

Les éléments sculptés du cloître, soumis aux intempéries et à la fréquentation touristique, sont fragilisés. Les essences végétales du jardin se sont appauvries et la charpente lambrissée montre un bois blanchi par des micro-organismes.

Les travaux de restauration en cours portent sur :

- la restauration du jardin ;

- la reprise de l’étanchéité du jardin et des galeries ;

- la restitution du niveau de sol d’origine des galeries (20 cm environ sous le niveau actuel) ;

- le nettoyage et la consolidation des sculptures ;

- l’amélioration de la ventilation du comble et le nettoyage de la couverture ;

- le traitement de la charpente lambrissée et le remplacement ponctuel des voliges.

Des fouilles archéologiques ont débuté afin de préciser le niveau du sol des galeries ainsi que le dispositif d’évacuation des eaux pluviales.

Les travaux sont prévus pour une durée d’un an.

Le budget prévisionnel de l’opération est de 2,2 millions d’euros.

Le maître d’œuvre du chantier est François Jeanneau, architecte en chef des monuments historiques. La maîtrise d’ouvrage est assurée par le Centre des monuments nationaux et ses équipes de la direction de la Conservation des Monuments et des Collections. Le cloître restera ouvert au public durant les travaux, grâce à une organisation du chantier en deux tranches (deux galeries par tranche).

De plus, pendant toute la durée du chantier, un dispositif de médiation (exposition de panneaux), comprenant une partie adaptée au jeune public, est présenté en amont du cloître afin de permettre au public de suivre le déroulement des travaux.

Les 260 m² de l’aire du cloître semblent avoir toujours été occupés par un jardin installé sur de la terre rapportée et posée sur une surface étanche en plomb, protégeant les voûtes de la salle des chevaliers.

Ainsi, un parterre en herbe est attesté au début du XIVe siècle, et au XVIIe siècle les Mauristes y cultivent un jardin de buis et de fleurs. C’est durant la période pénitentiaire (XIXe siècle) que l’aire est transformée en collecteur permettant de recueillir les eaux de pluie.

Lors des travaux du cloître de 1877-1881, l’architecte en chef des monuments historiques Edouard Corroyer pérennise le principe d’une dalle étanche qu’il réalise en granit, avec des ruptures de pente évacuant vers des gargouilles.

En 1965, l’architecte en chef des monuments historiques Yves-Marie Froidevaux supprime les lourdes dalles de granit et met en œuvre une dalle étanche conçue par l’entreprise Degaine (brevet n° 853 800) et un complexe drainant, qui accueillent un jardin des simples.

Ce jardin est dessiné par le père Bruno de Senneville, prieur de la communauté accueillie au Mont pour le millénaire de l’abbaye en 1965, en alignant dans des carrés disposés le long des arcatures 23 espèces différentes de vivaces, combinant des spécificités d’ensoleillements, de couleurs, d’époques de floraisons, et de hauteurs.

Compte-tenu des nombreuses incertitudes sur l’état du jardin du cloître à l’époque médiévale, il est impossible de procéder à sa restitution historique.

Les plantes du cloître

absinthe (antemisia absinthium) - achillea « cerise queen » - buis (buxus) - camomille (anthemis nobilis) - campanule - cinéraire maritime (senecio cineraria) - coreopsis - désespoir du peintre (saxifraga umbrosa) - fraisiers des indes - funkia - iberis sempervirens - iris intermédiaire - lavande - lin vivace - menthe - oeillets mignardise (dianthus plumarios) - persil double (tetroselinum sativum) - rosiers de Provins - sauge (salvia) - stachys lanata (oreilles de lapin) - statice arméria - thym - valériane

Reprise de l’étanchéité du sol

Avec sa cour fermée et sa position sommitale, le cloître de l’abbaye du Mont-Saint-Michel constitue un véritable réceptacle des eaux de pluie. Sa situation au-dessus de la salle des chevaliers rend délicate la question de l’étanchéité et de l’évacuation des eaux.

Au niveau du jardin

La dalle étanche - installée en 1965 par l’architecte en chef des monuments historiques YvesMarie Froidevaux - sera conservée mais son réseau drainant et son système d’évacuation des eaux seront déposés. Une étanchéité bitumineuse sur la dalle conservée, associée à une membrane drainante aux lais assemblés par thermo-soudage, assurera l’étanchéité.

Un nouveau réseau périphérique de captation des eaux permettra de les évacuer vers les gargouilles Nord qui seront habillées de plomb. L’installation d’un certain nombre de regards de visites permettra l’entretien régulier des canalisations.

Au niveau des galeries

A l’époque mauriste (XVIIe siècle), le sol des galeries était en bois de sapin. A la fin du XIXe siècle, Édouard Corroyer, architecte en chef des monuments historiques, reprend le sol en dalles de granit et en surélève le niveau. En 2013, des sondages ont permis de retrouver la forme de pose du sol ancien.

La dépose du dallage et la restitution du niveau de sol offrent l’occasion de mettre en œuvre un réseau de récupération et d’évacuation des eaux pluviales. En revenant au niveau de sol médiéval, il sera possible de redonner aux galeries du cloître leurs proportions d’origine (environ 20 cm plus bas qu’actuellement), permettant de restituer une hauteur normale aux banquettes, et de mieux protéger les colonnettes et le jardin.

Des fouilles archéologiques accompagnent ce chantier.

Une équipe d’archéologues intervient dès le début du mois de janvier 2017, au fur et à mesure de la dépose des dalles du cloître afin de dresser un état exhaustif du système d’écoulement des eaux passant sous le cloître, mais aussi des dispositions anciennes du sol. Cette étude permettra notamment de confirmer la hauteur du décaissement à opérer (a priori 20 cm environ).

La charpente lambrissée

Au Moyen Age, les galeries du cloître étaient couvertes de plomb, comme une grande partie des édifices de l’abbaye. En 1633, les moines mauristes remplacent le plomb par des ardoises épaisses, adaptant probablement la charpente, qu’ils masquent intérieurement d’un lattis recouvert de plâtre, en arc surbaissé. Lors de la restauration du cloître en 1877-1881, l’architecte en chef des monuments historiques Edouard Corroyer refait la charpente des galeries qu’il habille en sous-face d’un lambris de lames de chêne en arc brisé. Surtout, ayant retrouvé des vestiges de tuiles vernissées dans les remblais de l’escalier nord descendant à la chapelle Saint-Aubert, Corroyer modifie son projet et impose une couverture en tuiles plates vernissées bleu foncé, rouge et jaune, dessinant un motif de chevrons. En 1899, peu convaincu par le dessin de son prédécesseur, l’architecte en chef des monuments historiques Paul Gout fait remplacer les tuiles à trois couleurs par des tuiles plates vernissées rouges et brunes, formant un motif de chevrons plus épais.

Finalement, c’est l’architecte en chef des monuments historiques Yves-Marie Froidevaux qui impose l’ardoise lors des travaux de 1962-1963, revenant ainsi à l’état mauriste.

S’appuyant sur les textes, sur la maquette plan-relief de 1690 et sur des vestiges retrouvés dans les remblais de l’aire du cloître, Froidevaux opte pour une couverture en pierre telle qu’on les réalise dans la région, ardoise épaisse en schiste vert provenant de la carrière de la Glacerie près de Cherbourg, posée “à liaison brouillée et pureau décroissant”, scellée au mortier ou fixée à cheville de bois.

Aujourd’hui, si la charpente, les voûtes lambrissées et les couvertures en ardoise épaisse sont globalement en bon état, la situation maritime du Mont a généré une contamination biologique sur les pièces de bois, la corrosion des ferrures et attaches métalliques ainsi que l’usure de quelques ardoises. Les travaux ont pour objectif d’assainir les bois et de réviser la couverture, ses scellements au mortier et ses chevilles de bois, dont certaines avaient été remplacées par des clous

Les arcatures du cloître sont en pierre de Caen, calcaire fin d’un blanc lumineux propice à la sculpture. Elles portent encore des vestiges de polychromie (au Sud), preuves que le cloître était peint : moulures et rosaces des écoinçons étaient rehaussées de rouge et de vert.

Les écoinçons allient luxuriance végétale et symbolique chrétienne avec un décor finement ciselé de feuillages, rinceaux et pampres de vignes.

On y reconnaît un moine vendangeur (à l’Est, face au réfectoire), l’agneau mystique et un dragon (au Nord) ; un Christ en gloire et une crucifixion (à l’Ouest, face à l’emplacement où aurait dû être édifiée la salle capitulaire) ; une Vierge entourée d’anges (au Sud).

Les travaux du XIXe siècle ont porté sur le remplacement des pierres les plus altérées, la réfection de quelques motifs manquants et le rejointoiement au mortier de chaux hydraulique.

Le cloître souffre surtout de l’environnement marin, humide et chargé de sel qui génère des altérations spécifiques et entraîne des contaminations micro-biologiques. 

Les travaux d’aujourd’hui portent sur un nettoyage, sans remplacement de pierre. Après un traitement biocide *1 , les sculptures sont dépoussiérées au pinceau et par aspiration. Des dessalements au cataplasme viennent assainir les colonnettes anciennes.

Puis, les sculptures font l’objet d’un micro-gommage *2 ou désincrustation photonique *3 (LASER) selon les endroits, avant d’être consolidées et ragréées. Enfin, un traitement par bio-minéralisation *4 vient régénérer le calcin protecteur des sculptures.

1 Le traitement biocide a pour but d’éliminer les recouvrements biologiques (mousses, lichens, algues et champignons) à l’aide de pulvérisation de sels d’ammonium quaternaire qui ne laissent pas de sel résiduel soluble et n’altèrent pas la pierre.

2 Le micro-gommage permet de nettoyer les salissures de la pierre sans altérer sa surface par projection de micro-particules (poudre d’alumine ou autre) suivant une pression adaptée à la nature de la pierre et à sa fragilité.

3 La désincrustation photonique consiste à nettoyer les salissures de la pierre par radiation laser, notamment sur les zones les plus fragiles ne supportant pas l’abrasion par micro-gommage.

4 La bio-minéralisation est le processus par lequel on utilise des micro-organismes vivants pour produire du carbonate de calcium à la surface de la pierre. Ce biocalcin ainsi formé vient tapisser les microporosités superficielles de la pierre et renforcer son épiderme afin de lui assurer une meilleure durabilité.

Le mécénat - Les mécènes  - French Heritage

Society FHS est une association américaine à but non lucratif créée en 1982 qui comprend 11 chapitres (délégations) aux États-Unis et en France et qui a pour mission de veiller à ce que les trésors de notre patrimoine architectural et culturel français survivent et inspirent les générations futures.

Guidée par la conviction que l'expression la plus durable d'une culture est de transmettre ses plus grandes réalisations, FHS se consacre à :

• Préserver la richesse du patrimoine architectural et culturel français en France et aux Etats-Unis en levant des fonds pour les projets de restauration et les subventions culturelles (plus de 500 à ce jour).

• La transmission et la sauvegarde des compétences, des connaissances et de l'amour du patrimoine par des programmes éducatifs transatlantiques pour les étudiants, architectes, artisans, amateurs d'art et collectionneurs.

• Assurer la pérennité de l’amitié franco-américaine par les échanges culturels tels que voyages, conférences et tous évènements susceptibles de lever les fonds nécessaires à l’accomplissement de sa mission.

 

Ses partenaires en France sont : La Demeure Historique/La Fondation pour les monuments historiques, les Vieilles Maisons Françaises, le Comité des parcs et jardins de France et la Fondation du patrimoine.

La Florence Gould Foundation

La Florence Gould Foundation est une fondation américaine consacrée à l'échange et à l'amitié franco-américains. Née de parents français à San Francisco en 1895, Florence Gould a vécu aux États-Unis et en France.

À sa mort en 1993, Florence Gould a laissé la majeure partie de sa fortune à la fondation qui porte son nom. Sa Fondation collabore avec French Heritage Society depuis plus de 30 ans.

Les tricots Saint James L’entreprise Saint James est implantée en BasseNormandie, à proximité du Mont-Saint-Michel, depuis 1889. Sa notoriété s’est forgée sur un vêtement culte « le vrai chandail marin tricoté en pure laine vierge », destiné à l’origine aux marins pêcheurs, adopté ensuite par les plus grands navigateurs, plaisanciers et touristes.

Ses collections « bord de mer », pure laine, pur coton, séduisent désormais une large clientèle, non seulement sur les côtes françaises, mais également dans les grandes villes de l’hexagone, comme en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et même en Asie… En reconnaissance de leur savoir-faire unique en tricotage depuis plus de 120 ans, Les Tricots Saint James ont reçu le label d’Etat « Entreprise du Patrimoine Vivant » en 2014. Ce label distingue les entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.

Perpétuant une tradition textile millénaire, Saint James est aujourd’hui fier de pouvoir contribuer à rendre toute sa superbe à l’abbaye du Mont-Saint-Michel, chef-d’œuvre absolu et véritable témoin de la maîtrise et du savoir-faire des bâtisseurs du Moyen-Age.

Profondément attachés au patrimoine culturel de leur région, les Tricots Saint-James sont heureux de pouvoir ainsi participer à l’attractivité de leur territoire et de promouvoir ainsi le tourisme du savoir-faire.

Le Crédit Agricole de Normandie Entreprise citoyenne, proche du territoire, le Crédit Agricole Normandie poursuit depuis de nombreuses années une démarche de mécénat, grâce à son dispositif Initiatives Crédit Agricole.

Chaque année, la banque accompagne plus de 400 projets sur son territoire, dans des domaines aussi variés que le social, la santé, le patrimoine, le tourisme, la culture, le sport et la formation… Tout ce qui a trait à l’intérêt général et ayant un impact sur le développement territorial”.

Parce que le Crédit Agricole Normandie est une banque différente, coopérative, il s’engage sur son territoire pour : - soutenir les acteurs culturels - valoriser le patrimoine sous toutes ses formes - être utile à l’économie et à la société - mener un mécénat actif et vivant - participer au rayonnement de sa région Le Crédit Agricole Normandie par ses valeurs de responsabilité, proximité et solidarité est au cœur du développement local avec Initiatives Crédit Agricole.

#Histoire: Restauration du cloître de l'abbaye du Mont-Saint-Michel ! Détails

Fondation du Crédit Agricole

Pays de France Créée en 1979, la Fondation du Crédit Agricole - Pays de France, Reconnue d’utilité publique, contribue au maintien et au développement d’une activité économique, culturelle et sociale partout en France par la préservation d’un patrimoine vivant.

Son action se caractérise par sa diversité et une conception large du patrimoine :

préservation, restauration et réutilisation du patrimoine bâti, création, aménagement et enrichissement de musées, mise en valeur de sites naturels, jardins, zones archéologiques, sauvegarde et la promotion du patrimoine artistique et culturel, préservation des témoignages de l'économie rurale, industrielle et maritime et des technologies et savoir-faire anciens, opérations d'animation locale et sociale.

En 37 ans, ce sont 1300 projets portés par des associations ou par des collectivités ou organismes publics qui ont bénéficié de ces subventions, pour un montant global de 38 millions d’euros. La Fondation prolonge ainsi l’action des 39 Caisses régionales en faveur de la vitalité des territoires

Apporter sa pierre à l’édifice

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie numérique, le Centre des monuments nationaux s’est doté de sa propre plateforme de dons en ligne : « Ma pierre à l’édifice ». Pensée pour soutenir les projets et les monuments du CMN, elle est disponible sur le lien suivant : mapierrealedifice.fr.

 

Plusieurs autres projets sont proposés afin de permettre aux internautes d’effectuer un don selon leur sensibilité.

Les internautes peuvent également soutenir la restauration des épis de faîtage du château d’Azay-le-Rideau, de deux groupes sculptés « Sphinx et Amour » au château de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), la réalisation d’un ouvrage audio-tactile sur la villa Cavrois (Nord), destiné aux non-voyants et malvoyants, la restauration de l’ermitage Saint-Pierre de l’abbaye de Montmajour (Bouches-du-Rhône) ou encore faire un don pour leur monument préféré parmi les 100 monuments gérés par le CMN.

Commenter cet article

-----------------------------

-----------------------------

------------------------------

------------------------------

------------------------------

------------------------------

------------------------------

------------------------------

------------------------------

------------------------------

------------------------------

------------------------------

------------------------------

-----------------------------

-----------------------------

----------------------------

----------------------------

----------------------------

-----------------------------

-----------------------------

Copyright © 2015

Cotentin Webradio - N° de dépôt 77WKOY

Droits d'auteurs gérés et acquittés par Radionomy