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#Cherbourg : Biennale du 9e art : Winsor McCay a l'honneur ! Programme

Bernard Mahé, Benoît Peeters et François Schuiten, lors de la conférence de presse Biennale 2017 à la galerie 9e Art à Paris, vendredi 17 mars

Bernard Mahé, Benoît Peeters et François Schuiten, lors de la conférence de presse Biennale 2017 à la galerie 9e Art à Paris, vendredi 17 mars

Biennale du 9e art : Winsor McCay

CAP SUR LES AMÉRIQUES !

Du 23 juin au 1er octobre, la 8e Biennale du 9e art, portée par la Ville de Cherbourg-en-Cotentin, met à l’honneur Winsor McCay, père de la bande dessinée américaine. L’occasion d’initier un cycle sur les auteurs américains et de relier Cherbourg à son histoire transatlantique. François Schuiten et Benoît Peeters sont du voyage, côté commissariat et scénographie. Cette magnifique rétrospective présentera une soixantaine d’originaux, dont la moitié de Little Nemo

Winsor McCay

Winsor McCay

Présente-t-on encore Winsor McCay, le créateur de Little Nemo, personnage parmi les plus emblématiques de la bande dessinée et des arts graphiques américains, dont il fut l’un des pères fondateurs ?

Ce pionnier du dessin animé est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands auteurs et illustrateurs du siècle dernier. Pourtant, les rares expositions monographiques qui ont pu lui être consacrées sont restées au sein de galeries ou de musées spécialisés dans la bande dessinée.

La Ville de Cherbourg-en-Cotentin a choisi de lui rendre hommage à travers une grande rétrospective au sein de son musée des beauxarts, le 3e de Normandie.

Elle replace l’œuvre de Winsor McCay dans le contexte artistique, économique et social de son époque, et met en perspective son héritage, considérable dans le domaine des arts visuels. L’exposition ne sera pas qu’historique.

À travers les regards et les voix de Schuiten et Peeters, qui accompagneront le visiteur tout au long du parcours, elle fera dialoguer les chefs-d’œuvre créés par Winsor McCay et la création d’aujourd’hui !

60 planches originales et des archives inédites

De nombreuses planches de McCay ont disparu au fil du temps. D’abord détruites par son fils, Robert, qui en découpa dans l’espoir de créer de nouvelles séquences, puis par des inondations et d’autres problèmes de conservation, les planches originales de Winsor McCay se font rares. Pour la plupart conservées par des collectionneurs privés, certaines n’ont jamais été montrées au public.

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L’exposition cherbourgeoise présentera, pour la première fois, un ensemble exceptionnel de planches originales, toutes issues de collections privées, réunies par Bernard Mahé, expert, galeriste et collectionneur qui prête son concours aux commissaires de l’exposition, François Schuiten et Benoît Peeters.

Ces originaux – soixante pièces, dont une trentaine de planches de Little Nemo – dialogueront avec les planches de contemporains de Winsor McCay (de Richard F. Outcault à Cliff Sterrett) et des Sunday pages en couleur, mais aussi avec des photographies, des affiches, des journaux et des films d’époque. Une place singulière sera également accordée aux dessins animés réalisés par McCay, à travers notamment la projection de son film sur la catastrophe du Lusitania.

Carte blanche à François Schuiten et Benoît Peeters

La Ville de Cherbourg-en-Cotentin a donné carte blanche à François Schuiten et Benoît Peeters pour mettre en relief l’univers onirique et novateur de Winsor McCay. Pour ces amateurs d’utopie portuaire, déjà accueillis à Cherbourg comme invités d’honneur de la Biennale 2004, être commissaires de l’exposition est un défi enthousiasmant : « nous avons été immédiatement séduits par cette proposition. Réaliser cette exposition à Cherbourg-en-Cotentin constitue une évidence par rapport à l’histoire de la ville, son lien avec les Amériques, affirme François Schuiten. C’est une façon originale de revenir ici en proposant notre regard sur l’œuvre d’un dessinateur prodigieux, artiste avant-gardiste et protéiforme, qui a inventé le film d’animation, introduit la couleur dans les journaux américains…». Cette admiration pour Winsor McCay, son complice Benoît Peeters la partage amplement : « la dimension transatlantique, les échanges entre Cherbourg et les Etats-Unis, l’approche muséographique, sont très séduisants, de même que l’idée d’associer le regard d’un expert et collectionneur – Bernard Mahé qui prêtera les œuvres – avec un regard contemporain ».

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La vie de Winsor McCay pourrait se résumer en deux mots : il dessina. « Je ne pouvais pas m’empêcher de dessiner tout et n’importe quoi », raconta-t-il un jour. Figure majeure de la bande dessinée américaine, père de Little Nemo in Slumberland (1905), pionnier du dessin animé, McCay était un précurseur, inspiré par New York et Chicago, par les villes portuaires et les utopies urbaines...

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Né en 1869 au Canada (même s’il y a des incertitudes sur l’année et le lieu de naissance), il passe son enfance à Spring Lake, Michigan, dans un milieu rural et plutôt modeste. Désertant les cours, il fréquente les spectacles fantastiques d’un Wonderland, le parc d’attractions local très en vogue à l’époque. C’est là, vers 1887, que son amour immodéré du dessin trouve ses premières applications pratiques : les portraits et les caricatures qu’il brosse d’une main rapide trouvent facilement acquéreur. C’est là aussi que sa technique se perfectionne : McCay étudie passionnément la perspective auprès de John Goodison, professeur de dessin, qui déclare bientôt : « Si ce jeune homme ne fume pas trop de cigarettes, le monde va entendre parler de lui. Il a absorbé tout mon enseignement ».

Après un bref séjour à Chicago, dont l’architecture le marque profondément, McCay s’installe à Cincinnati, réalisant enseignes, affiches et toiles peintes pour le Vine Street Dime Museum. En 1898, le directeur d’un journal local propose au jeune artiste de rejoindre son équipe. Les exigences des journaux pour lesquels il travaille vont lui donner l’occasion d’expérimenter les techniques et les styles les plus divers, du dessin d’humour aux fresques patriotiques. Parfois, il propose une séquence de cinq ou six dessins, ou une page intégrant texte et images de manière décorative. En 1903, il s’installe à New York et rejoint le New York Herald que dirige James Gordon Bennett. Pour concurrencer les journaux de Joseph Pulitzer, et surtout de William Randolph Hearst qui a vu dans la bande dessinée le plus sûr moyen de séduire de nouveaux lecteurs, Bennett demande à McCay de concevoir ses propres bandes. Après l’éphémère Mr Goodenough, le dessinateur crée en juillet 1904 sa première série importante, Little Sammy Sneeze, l’histoire d’un petit garçon affligé d’une redoutable capacité d’éternuement. Trois mois plus tard naissent les superbes et audacieux Dreams of the Rarebit Fiend (Cauchemars de l’amateur de fondue au chester), première œuvre de McCay à explorer les possibilités du rêve ; ces innombrables planches en noir et blanc, à l’imaginaire adulte et au ton souvent sombre, étaient signées du pseudonyme Silas. Pendant les premiers mois de 1905, le dessinateur crée encore The Story of Hungry Henrietta, ainsi qu’une nouvelle bande « pour adultes » : A Pilgrim’s Progress by Mister Bunion. Enfin, le 15 octobre 1905, Little Nemo in Slumberland fait son entrée, tout en couleurs, dans le supplément dominical du New York Herald. Dès la première planche, l’essentiel du système Nemo est en place : la première case occupée par le lit à la stricte géométrie, et la dernière montrant invariablement Little Nemo au pied de son lit. Six années durant, McCay fera explorer à son petit personnage, inspiré de son fils Robert, l’étrange territoire de Slumberland, prouvant semaine après semaine à quel point l’imagination véritable peut se nourrir de contraintes. Comme beaucoup de précurseurs, McCay touche d’emblée au cœur du médium qu’il dé- couvre. L’invention se double chez lui d’un véritable inventaire : ne cessant de s’étonner des figures qu’il met au jour, il explore de manière quasi méthodique les spécificités de la bande dessinée. Loin de penser ses cases de manière indépendante, McCay les conçoit d’emblée comme les pièces d’un plus vaste dispositif : la planche. Le vaste espace de la Sunday page du New York Herald — large d’environ 40 cm et haut de 56 —, devait répondre à une double exigence : assez spectaculaire pour accrocher l’œil de celui qui feuilletait le journal d’une main distraite, il devait être suffisamment intrigant pour l’inciter à la lecture. Au fil des semaines, McCay multiplie les principes d’organisation de ses gigantesques planches. Quant à l’usage de la couleur, c’est l’un des plus accomplis de l’histoire de la bande dessinée. Servi par les tons à la fois vifs et subtils que des artisans hors pair obtiennent à partir de ses indications, McCay joue, en toute liberté, des effets de rupture et de continuité. Le plus stupéfiant est peut-être que la série ait pu maintenir un tel niveau de qualité, malgré le rythme de travail de McCay. Harcelé par son éditeur et contraint par une épouse dépensière, le dessinateur pouvait travailler jusqu’à dix-huit heures par jour. Pendant ces années 1905-1910, durant lesquelles voient le jour beaucoup de ses chefs-d’œuvre, il livre chaque semaine, en plus d’une planche de Nemo, une demi-page des Cauchemars et d’innombrables illustrations. Le succès de Little Nemo est considérable et contribue largement à accroître l’audience du New York Herald. Traduite en sept langues, la série inspire un grand nombre de produits dérivés, des cartes à jouer aux vêtements enfantins. En 1908, Little Nemo est monté à Broadway sous forme de comédie musicale, avant de tourner avec succès à travers tous les Etats-Unis. En 1906, le dessinateur commence à apparaître sur les scènes de music-hall. En 1911, en même temps qu’il cède aux offres de William Randolph Hearst, McCay se lance à corps perdu dans une nouvelle aventure. Après avoir porté la bande dessinée jusqu’à des sommets jamais dépassés, il devient l’un des pionniers du dessin animé. Ce nouveau mé- dium, découvert à travers les flip books rapportés par son fils et les premières œuvres d’Emile Cohl et James Stuart Blackton, l’enthousiasme d’emblée. Sa première incursion dans le domaine de l’animation est une aventure de Little Nemo. De nombreux spectateurs ne croient pas à des dessins et pensent à des photographies truquées. Désireux de faire saisir aux spectateurs les enjeux du dessin animé, McCay, toujours entièrement seul, réalise un deuxième film en janvier 1912 : How a Mosquito Operates. « Pour éviter ce genre de malentendus, raconta-t-il, j’ai dessiné un énorme moustique ridicule qui tourmentait un homme endormi (…). Le public fut séduit, mais continua à penser que le moustique était une sorte de marionnette, manipulée par des fils invisibles. (...) Mon troisième essai, avec lequel je comptais bien convaincre les sceptiques, fut le bon. J’y parvins en dessinant ma fameuse Gertie, le monstre préhistorique dont le modèle a vécu il y a quelques treize millions d’années. (…) Cette fois, les gens étaient enfin convaincus qu’ils avaient sous les yeux des images dessinées à la main. » Projetés dans les salles de cinéma, ces différents films enrichissaient le numéro de music-hall présenté par McCay. S’interposant entre le public et l’écran, il faisait en direct les bruitages sonores, allant même jusqu’à donner la réplique à Gertie. Dans ses réalisations suivantes, McCay se montra tout aussi novateur, explorant d’autres possibilités du cinéma d’animation !

Avec Le Naufrage du Lusitania, en 1918, il créait le dessin animé documentaire : en présentant sous tous les angles le navire qui s’enfonçait lentement dans les flots, le dessinateur donnait à voir ce qu’aucune caméra de prises de vues réelles n’était parvenue à montrer. Agacé par le manque de disponibilité de McCay, Hearst exige de lui qu’il arrête son « badinage avec la scène » et dessine des illustrations sérieuses pour accompagner les éditoriaux réactionnaires et moralisants de ses journaux. L’invention se tarit peu à peu, même si la technique demeure éblouissante. Le jeudi 26 juillet 1934, Winsor McCay pousse un cri : « Ma main droite... C’est fini, fini ! ». Et de fait, il ne survit que quelques heures à sa main paralysée. Le lendemain matin, l’Herald Tribune publie, en même temps que le dessin qu’il n’a pu achever, les témoignages admiratifs des principaux dessinateurs du pays. Au fil des ans pourtant, son œuvre sombre peu à peu dans l’oubli. Il faudra attendre les années soixante pour que, lentement, ses bandes dessinées et ses films d’animation commencent à retrouver leur place. Sa gloire, depuis, n’a cessé de grandir. Admiré par Moebius et Miyazaki, Art Spiegelman, Chris Ware et d’innombrables autres auteurs à travers le monde, Winsor McCay est considéré aujourd’hui, tous domaines confondus, comme l’un des artistes majeurs du début du XXe siècle.

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En créant la Biennale du 9e art en 2002, Cherbourg-en-Cotentin s’est engagée dans une démarche novatrice : présenter au public des artistes majeurs de la bande dessinée à travers de grandes expositions thématiques au sein de son musée. En choisissant Winsor McCay pour cette 8e édition, Cherbourg-en-Cotentin initie un cycle sur la création américaine, un tournant qui s’inscrit pleinement dans l’histoire transatlantique de la ville.

Le 9e art s’est ancré à Cherbourg il y a 15 ans. La Ville a été l’une des premières à rompre les conventions en exposant la bande dessinée dans un musée des beaux-arts. Initiée avec Bilal en 2002, puis Schuiten et Peeters en 2004, Juillard en 2006, Loustal en 2008, Hugo Pratt en 2009, Moebius en 2011 et Tardi en 2013, la Biennale du 9e art propose des expositions monographiques et thématiques qui explorent l’univers d’un grand nom de la bande dessinée, avec un questionnement, un scénario, une scénographie et un accompagnement pour le public. Jusqu’alors consacrée à des figures majeures de la bande dessinée européenne, la Biennale 2017 met le cap sur les Amériques. Trait d’union entre l’Europe et le continent américain, le port de Cherbourg a joué un rôle majeur dans l’émigration outre-atlantique. En té- moigne sa majestueuse gare maritime transatlantique, fleuron logistique et art déco, reconvertie aujourd’hui en La Cité de la Mer. C’est donc tout naturellement que cette 8e édition explore l’imaginaire transatlantique et retisse les liens entre Cherbourg et les Amériques.

En 2017, la Biennale du 9e art devient un festival d’art contemporain, toujours dédié à la bande dessinée, mais aussi aux arts associés, créateurs d’univers graphiques. La bande dessinée demeure la matrice de cette nouvelle formule mais les jeux vidéo et autres modes d’expression numériques s’insérent dans la programmation, à travers notamment Les Voyageurs Immobiles, rencontres dédiées à la pop culture, organisées en septembre.

FRANCOIS SCHUITEN

Né à Bruxelles le 26 avril 1956, François Schuiten se passionne dès l’enfance pour la bande dessinée. Son père, Robert Schuiten, architecte reconnu, cultive son goût pour les beaux-arts, et lui enseigne le dessin dans l’espoir de le voir devenir lui-même architecte. A 16 ans, il publie son premier récit, intitulé Mutation, dans l’édition belge du journal Pilote. Après avoir suivi l’atelier de bande dessinée de Claude Renard à l’Institut Saint-Luc, il publie en 1977 ses premiers récits en collaboration avec son frère Luc, dans le journal Métal Hurlant. En parallèle de cette première série, Terre Creuse, il mène des projets, avec Claude Renard (Aux médianes de Cymbiola, Le Rail), puis avec son ami d’enfance, Benoit Peeters. C’est en 1983 que nait de leur collaboration le premier récit des Cités Obscures, Les Murailles de Samaris, publié dans le mensuel (À suivre). Aujourd’hui traduite en une dizaine de langues, cette série couronnée de succès et de nombreux prix, parmi lesquels le Grand Prix Manga au Japan Media Arts Festival en 2013, est considérée comme l’une des séries majeures de ces dernières décennies. Plus récemment, François Schuiten et Benoît Peeters ont débuté une nouvelle série avec Revoir Paris, dont le premier tome est paru en novembre 2014, pour offrir leur vision de Paris au XXIIe siècle. Outre ses travaux de dessinateur de bande dessinée, François Schuiten a aussi fait de l’illustration (affiches, sérigraphies, lithographies), du cinéma et de la scénographie. En lien avec la série des Cités Obscures, il a co-scénarisé, avec Benoit Peeters, deux docu-fictions : Le Dossier B. (1995, chez Les Impressions Nouvelles) et L’affaire Desombres (2002, chez Casterman). Très actif dans le domaine de la scénographie, il a conçu (entre autres) celles de l’exposition Le Musée des Ombres à Angoulême en 1990, des stations de métro Arts et Métiers à Paris et Porte de Hal à Bruxelles, du Pavillon des Utopies pour l’Exposition universelle d’Hanovre en 2000, ou encore plus récemment du Train World de Bruxelles. Sa passion pour l‘architecture et la ville, et plus particulièrement pour les travaux de Victor Horta,se double d’un très fort intérêt pour le voyage, les lieux de transit et les machines issues de la révolution industrielle : trains, bateaux, etc. Autant de points de rencontres avec Cherbourg-en-Cotentin qui, après avoir consacré sa Biennale du 9e art 2004 à l’univers créé avec Benoît Peeters, poursuit en leur compagnie ce passionnant voyage aux sources de la modernité.

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BENOIT PEETERS

Né le 28 août 1956 à Paris, Benoît Peeters a passé son enfance à Bruxelles. Il y rencontre en 1968 son acolyte et ami, François Schuiten, avec qui il montera un journal universitaire. Leur collaboration débute ainsi sur les bancs de l’école et sous le signe de l’écriture. Il publie en 1976 son premier roman, Omnibus, paru aux Éditions de Minuit, tout en préparant une licence en Philosophie, avant d’intégrer l’EHESS (Ecole Pratique des Hautes Études en Sciences Sociales) où il oriente son travail de fin d’études, sous la direction de Roland Barthes, sur Les Bijoux de la Castafiore, 21e tome des aventures de Tintin. C’est à cette occasion qu’il rencontre George Rémy, dit Hergé. Rencontre qui annonce une série d’ouvrages sur le génial bédéiste belge et son œuvre (Le Monde d’Hergé, 1983 ; Hergé, fils de Tintin, 2002, Lire Tintin, Les Bijoux ravis, 2007). Connu pour être le scénariste de la série Les Cités Obscures, débutées en 1983 avec François Schuiten, il va s’attacher également à théoriser la bande dessinée avec des ouvrages expliquant le fonctionnement de cet art encore méconnu (Case, planche, récit. Comment lire une bande dessinée, 1991, La bande dessinée, 1993, etc.). Auteur de biographies sur Töpffer, considéré comme le père de la bande dessinée moderne, mais aussi sur Chris Ware, Jirô Taniguchi et évidemment Hergé, il est professeur en fiction graphique et en bande dessinée à l’Université de Lancaster depuis 2015. Au-delà du champ de la bande dessinée, il mène de nombreux travaux biographiques sur des cinéastes (Alfred Hitchcock, Raoul Ruiz), des philosophes (Jacques Derrida, Paul Valéry) et des artistes (Nadar, Victor Horta). Il réalise, seul ou en collaboration, plusieurs courts et longs métrages, de nombreux documentaires, dont la série Comix pour Arte et l’INA, un docufiction issu des Cités Obscures, L’affaire Desombres (2002) avec François Schuiten, et des entretiens filmés avec Alain Robbe-Grillet. Avec sa femme, la photographe Marie-Françoise Plissart, il collabore également sur plusieurs romans photographiques. Se décrivant volontiers comme un écrivain incomplet, Benoît Peeters travaille toujours, ou presque, en collaboration, trouvant dans l’échange une richesse et une certaine forme de complétude. Animé d’une curiosité intellectuelle intarissable, il est aussi éditeur, et dirige la maison d’édition Les Impressions Nouvelles qu’il a fondée en 1985.

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Dans le cadre de la 8e Biennale du 9e art, le musée Thomas Henry programme des animations tout au long de l’exposition, afin de permettre à ses visiteurs, petits et grands, d’explorer l’imaginaire et le travail de Winsor McCay

WINSOR McCAY SUR LE BOUT DES DOIGTS

Kreazine et sa médiatrice culturelle, Mirela Giacomel, animent régulièrement la programmation des musées de Cherbourg-en-Cotentin, auprès de tous les publics. A l’occasion de la 8e Biennale du 9e art, Winsor McCay et ses œuvres sont observés à la loupe

Des visites guidées

Tous les mardis à 14h, Mirela anime des visites commentées de l’exposition. Sur réservation au 02 33 23 39 33, limité à 15 personnes. Programmées le 27 juin les 4, 11, 18 et 25 juillet les 8 et 29 août les 2, 5, 12, 19 et 26 septembre

Dimanche en famille

Tout au long de l’année, chaque premier dimanche du mois, le musée propose un moment privilégié à passer en famille afin de découvrir les œuvres de ses collections. Le temps de la 8e Biennale du 9e art, des ateliers, animés par Mirela Giacomel, sont dédiés à Winsor McCay. Rendez-vous à 16h les 2 juillet, 6 août, 10 septembre (exceptionnellement le deuxième dimanche) et 1er octobre. Sur réservation au 02 33 23 39 33

L’IMAGE ANIMEE

Jean-Christophe Bordier, d’Au fil de l’écran, accompagne et initie des publics moins familiers des musées, afin de les sensibiliser en famille ou en structures d’accueil de loisirs. Cette association, affiliée à la Ligue de l’Enseignement de Normandie, favorise l’apprentissage et l’éducation à l’image et aux écrans. Les animations familiales

En hommage aux premiers dessins animés créés par Winsor McCay, quatre mercredis sont dédiés à la confection d’images animées avec des praxinoscopes (premier outil technique inventé par Emile Reynaud pour le dessin animé). Les ateliers à destinations des accueils de loisirs

Deux stages sont proposés aux enfants et aux jeunes afin de mettre en pratique la technique du keyframe, inventée par Winsor Mc Cay.

L’objectif ? Réaliser un tableau animé à partir d’une œuvre choisie au musée.

Les ateliers sont programmés de 14h à 16h, les mercredis 28 juin, 5 et 12 juillet, puis tous les mercredis de septembre. Réservation au musée Thomas Henry - 02 33 23 39 33

Winsor McCay, de Little Nemo au Lusitania

23 juin > 1er octobre Musée Thomas Henry Le Quasar Esplanade de la laïcité 50100 Cherbourg-en-Cotentin

02 33 23 39 30 musees@ville-cherbourg.fr 

ACCUEIL ET BILLETTERIE

Du mardi au vendredi : 10h-12h30 et 14h-18h Les samedis et dimanches : 13h-18h

Fermé les lundis et jours fériés.

Plein tarif : 5 € / tarif réduit : 3 € Gratuit le mercredi.

Pass musées et expos à volonté pendant 12 mois : 10 €

ACCÉS

Par la route En voiture, par l’A13 depuis Paris et la N13 depuis Caen. Par le train Cherbourg-en-Cotentin est desservi par la ligne Paris St-Lazare-Caen-Cherbourg.

Le Quasar est à 10 minutes à pied de la gare SNCF.

Accès en transports en commun Bus Zéphir

Arrêt Schuman : lignes 1, 2, 3, 4, 5, 8, 9 et 10

Avec la création de Little Nemo, Winsor McCay donna naissance à la première icône de la pop culture.

La 8e Biennale du 9e art est ainsi l’occasion d’inaugurer un nouvel événement dédié à ces mondes imaginaires : Les Voyageurs Immobiles.

Du 1er au 3 septembre 2017, le Quasar réunira auteurs et artistes, sérigraphies et produits dérivés, jeux vidéo et cosplay...

Initiés par l’Artothèque de Cherbourg-en-Cotentin, Les Voyageurs Immobiles mettent à l’honneur les illustrateurs et créateurs d’univers graphiques qui s’expriment dans le domaine de l’imaginaire : fantasy, science-fiction, zombies et fantastique. Ici, l’illustration se décline en affiches, couvertures de livres, dessins animés, jeux vidéo, ou en figurines et sérigraphies. Le 9e art y est intimement lié par le biais des comics et des mangas. A travers une exposition de sérigraphies de collection, des conférences, des dédicaces, des débats, des projections, Les Voyageurs Immobiles vous transporteront dans le monde de la pop culture, où tendances émergentes et pratiques alternatives ont donné naissance à tous nos héros préférés, de Batman à Dracula, de Star Trek à Star Wars, de la Terre du Milieu à Springfield, de Muse à Iggy Pop. Invitation à la découverte de mondes parallèles, Les Voyageurs Immobiles mèneront à la rencontre d’artistes français et internationaux issus du design graphique et de l’illustration, reconnus pour leurs regards portés sur l’univers des séries TV, du cinéma, du jeu vidéo et de la musique S’adressant à un large public de collectionneurs et d’amateurs de produits culturels de bonne facture (production non-industrielle et en série limitée), aux fans ou néophytes, aux geeks ou simples curieux, Les Voyageurs Immobiles se décomposent en 3 pôles, répartis au sein du Quasar, centre culturel de Cherbourg-en-Cotentin.

L’OBJET POP DANS TOUS SES ÉTATS

Qu’il se décline en livre, estampe ou figurine, l’objet pop sera dans tous ses états. Sous l’égide de l’espace culturel E. Leclerc, partenaire de l’événement, un salon du livre et des rencontres d’auteurs se dérouleront au théâtre à l’Italienne. French Paper Gallery, autre partenaire et spécialiste de la sérigraphie liée à la pop culture, occupera les murs de l’Artothèque pour y exposer ses artistes de renommée internationale : Nicolas Delort, Laurent Durieux, Tim Doyle ou Dan Mumford..., inspirés par les affiches de cinéma, les jeux vidéo, la musique ou encore les héros de comics. Tables rondes, conférences et dédicaces permettront d’échanger avec les auteurs et artistes.

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LUDIQUE ET NUMÉRIQUE

Cosplay, projections de dessins animés et démonstrations de jeux Next Gen, la médiathèque Jacques Prévert vous fera expérimenter la pop culture grandeur nature. Cet espace dynamique, vivant, ludique et interactif, ouvert à tous les publics, permettra d’en incarner les super-héros

IMMERSION DANS L’IMAGINAIRE DE WINSOR MCCAY

La création de Little Nemo en 1905 signe l’acte de naissance de la Pop Culture. En lien avec la Biennale, le musée Thomas Henry proposera d’approfondir les œuvres de Winsor McCay par des ateliers et des visites commentées de l’exposition. Et pour se mettre dans la peau de son plus célèbre personnage, icône de la pop culture, un studio de prise de vue numérique sur fond vert permettra de se projeter dans les décors de Little Nemo in Slumberland.

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