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#Culture : TOUT LE MONDE AIME BRUCE WILLIS | Dominique Maisons !

TOUT LE MONDE AIME BRUCE WILLIS | Dominique Maisons

Un polar contemporain, brûlant, intense qui explore les coulisses poisseuses du rêve américain, en pleine résonance avec l’affaire Weinstein.

Tout pour être heureuse… vraiment ? Rose Century a vingt ans, une carrière d’actrice prometteuse, elle pèse déjà des millions de dollars au box-office, des dizaines d’assistants n’attendent qu’un claquement de doigts pour se plier au moindre de ses caprices. Beaucoup tueraient pour prendre sa place… Mais au-delà des apparences, la vie de Rose n’a pourtant rien d’enviable. Un agent qui la manipule comme une enfant ; des réalisateurs qui se comportent en prédateurs sexuels ; des amis d’enfance qui sombrent dans la drogue ; une mère qui lui fait porter ses ambitions manquées ; un père milliardaire qui la méprise. Et une sœur, morte dans des circonstances troubles… Rose est seule, et ne pense qu’à s’enfuir. Mais les enjeux qui gravitent autour de sa carrière la dépassent. Los Angeles ne peut pas la laisser disparaître, on a besoin d’elle pour alimenter la machine à rêve – sans compter les ambitions électorales de son père… Alors, si Rose pose problème… Il faudra trouver très vite la solution.

Dominique Maisons, né en 1971, est l’une des nouvelles révélations du polar français. Son premier thriller, Le Psychopompe, a été couronné du Grand Prix VSD du polar 2011. Son dernier roman, On se souvient du nom des assassins (La Martinière, 2016), a remporté le prix du meilleur roman historique de la Griffe Noire et a été sélectionné pour le prix Arsène Lupin.

Rose repose le pistolet de la pompe à essence. Dans le magasin, un ado dégingandé affublé d’une casquette Texaco, qui flotte sur ses cheveux gras, la mate comme un cocker qui attend sa gamelle. Ses tatouages, son short, son tee-shirt collé à sa poitrine par la sueur et sa Camaro rouge vif ; Rose sait que ça fait beaucoup de sollicitations pour l’imaginaire érotique d’un pompiste de Lucerne Valley. Il faudrait un sacré tremblement de terre pour que ce bled paumé ressemble à Beverly Hills.
Elle sort son paquet de Marlboro, attrape sa clope avec les dents et l’allume sous le regard paniqué du gamin dont la main se lève timidement pour indiquer un panneau « Interdiction de fumer » collé au-dessus de la porte de la boutique.
Sans prêter attention à cet interdit tremblotant, Rose entre dans la station en balançant des hanches comme une pute de Sunset Boulevard. Elle zigzague quelques secondes dans les rayons tristes du magasin puis attrape un paquet de chips au vinaigre et le bazarde sur le comptoir. Elle souffle sa fumée en arrondissant la bouche comme un amateur de havanes pour narguer l’employé qui s’y reprend à trois fois pour scanner le paquet de Lays. Rose se demande s’il accepterait de se foutre à poil et de se masturber devant elle si elle le lui demandait. Sans doute que oui, mais cela n’aurait aucun intérêt – à part faire enrager Gordon Davis si la caméra de surveillance de la station fonctionne. Faute d’en être sûre, elle renonce à ce projet et balance un billet de cinquante dollars en faisant signe de ne pas rendre la monnaie.
Elle aime jouer à la pétasse pleine de fric, il faut bien que cela serve à quelque chose. Devant sa générosité, le pompiste acnéique, aussi cramoisi que sa casquette, s’enhardit et bredouille.
– Je vous connais, non ?
– Non, tu m’as déjà vue, mais tu ne me connais pas.
– Si, vous jouez dans des films.
– Les actrices se ressemblent toutes, mon cœur.

Tout le monde aime Bruce Willis, pages 13 et 14.

#Culture : TOUT LE MONDE AIME BRUCE WILLIS | Dominique Maisons !

Dominique Maisons, Tout le monde aime Bruce Willis, éditions de La Martinière.

400 pages, 20€, parution le 5 avril 2018.

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