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#Cherbourg #AmnestyInternational - Exposition Carton rouge pour le Qatar : les travailleurs migrants népalais !

Exposition "Carton rouge pour le Qatar : les travailleurs migrants népalais"

Népal-Qatar : le vide et le plein

Un travail de Frédéric Lecloux

Une exposition en partenatiat avec Amnesty International France !

 

L’argument liminaire de ce travail était le suivant : « Le Népal se vide. Jusqu’en 2015 chaque jour 1500 Népalais quittaient le pays pour aller travailler surtout en Malaise (40%), au Qatar et en Arabie Saoudite (20% dans chaque pays). Si les migrations vers la Malaisie ont baissé en 2015, entre autres à cause de l’incapacité du gouvernement népalais à y défendre les droits de ses citoyens, les départs vers l’Arabie Saoudite ont augmenté et ceux vers le Qatar ne faiblissent pas, en partie pour répondre à l’énorme besoin en main d’œuvre de l’émirat en prévision la Coupe du Monde de football 2022. Ainsi entre 2 et 4 des 27 millions de Népalais travailleraient à l’étranger. Malgré des conditions de vie et de travail inhumaines, malgré la violence, la chaleur, les suicides, les accidents, les « crises cardiaques », l’absence de soins et de sécurité, les viols, les abus, le coût du voyage, l’éloignement des leurs, le quotidien des camps de travailleurs, la solitude, l’ennui et l’exclusion de l’espace public où les maintiennent les autorités de leur pays d’exil, les Népalais partent, repartent, et donnent envie à leurs compatriotes de partir. Le mobile annoncé de ce départ est toujours le même : « nous n’avons pas le choix ». Un « pas le choix » que j’ai longuement questionné au retour de mon premier séjour au Qatar. Quoi qu’il en soit, ce siphonnage plus ou moins assumé des forces vives du Népal et les flux financiers inverses représentant désormais 30 % du PIB du pays, sont lourds de conséquences. La question qui se pose alors est la suivante : ce formidable surcroît de revenus pour lequel les migrants acceptent de partir « en prison pour deux ans », et ces avantages statutaires pour lesquels les familles acceptent l’absence des leurs, à quel coût sontils générés ? Quel coût humain, social, sociétal ? Quel coût pour les hommes partis, pour les familles restées, pour les villages, pour le tissu social, pour la nation ? »

Pour prendre toute la mesure de la complexité de ces questions, j’ai alors choisi trois districts parmi les plus affectés par les migrations, Sunsari et Morang, dans la plaine du Terai, et Udayapur, à cheval sur la plaine et les collines, districts où en février et juillet 2016, avec ces questions en tête, je suis parti à la rencontre de familles dont les hommes sont au Qatar. J’ai écouté les femmes raconter leur quotidien et j’ai pris le temps que naissent des photographies. Ensuite, en avril et en octobre, je me suis rendu au Qatar pour tenter de retrouver les hommes de ces mêmes familles dans leur camp de travailleur. Sur les 25 familles visitées au Népal, je suis parvenu à établir le contact avec onze hommes au Qatar. Par presque tous, j’étais attendu avec émotion. Nous avons passé du temps ensemble. Dans les heures d’ennui du vendredi ou l’agitation des soirs de semaine dans le camp, entre la préparation du dalbhat et les appels à la famille pour leur annoncer qu’avait lieu la visite promise au Népal quelques mois plutôt, des photographies sont nées. La présente série met en dialogue les portraits et photographies de paysages recueillis des deux côtés de cette même absence et de cette même solitude. S’y ajoutent de menues traces de Népal dans les camps qatariotes, et deux cas particuliers de parents de migrants dont je ne possède que leur photographie népalaise mais qui, par la violence de leur situation, me semblent éclairer des zones importantes de l’histoire de cet exode. Une histoire a commencé avec ces treize familles. Nous nous écrivons et nous parlons régulièrement. Ils rentreront un jour. D’autres questions apparaîtront : comment revient-on du Qatar ? Comment revit-on en famille ? Comment fait-on pour enfin, malgré l’absence d’état au Népal, ne plus devoir repartir ?…

 

16 juin > 25 août 2018

Bibliothèque Jacques Prévert salle d’exposition (niveau 1) Esplanade de la Laïcité - Cherbourg-octeville

Renseignements : tél. 02 33 23 39 40 - Entrée libre

Crédits (c) Amnesty International - Ville de Cherbourg

Crédits (c) Amnesty International - Ville de Cherbourg

Carton rouge pour le Qatar

Les travailleurs migrants népalais au Qatar Depuis quelques années, l’essor du Qatar fascine et attire les investisseurs du monde entier. L’attribution à l’émirat de la Coupe du monde de football 2022 a amplifié ce phénomène et le pays est devenu un chantier à ciel ouvert qui emploie des millions de travailleurs. Très peu sont Qatariens. Ils sont essentiellement issus de pays d’Asie du Sud. Des travailleurs migrants qui font et sont l’essor économique du Qatar, souvent au mépris de leurs droits et de leur dignité. Ce revers du miracle qatarien reste pourtant mal connu. Et pour cause. Nul n’a intérêt, des multinationales aux États, à ce que le sort peu enviable de ces travailleurs migrants soit dévoilé. Il est pourtant crucial de dépasser ces freins pour faire connaître et comprendre cette situation et établir les responsabilités de chacun. Le travail documentaire de Frédéric Lecloux braque ainsi le projecteur sur la question spécifique des travailleurs migrants issus du Népal. Le gouvernement népalais ne fournit pas de chiffres officiels, mais on estime qu’entre 3 et 4 millions de Népalais travailleraient à l’étranger. 20 % d’entre eux sont au Qatar. Leur migration s’inscrit dans une tradition d’exil, la pauvreté ayant depuis plusieurs décennies conduit des milliers d’hommes à aller trouver ailleurs les ressources que leur pays ne leur offre plus. Les campagnes se vident et les chantiers se remplissent. Le Qatar est rapidement devenu une destination phare de ceux qui cherchent à faire vivre leur famille et imaginent revenir ensuite au Népal. L’attribution en 2010 de la Coupe du Monde de Football à l’émirat n’a fait que renforcer cette tendance. Ainsi grossissent les rangs des travailleurs migrants. Des rangs si nombreux qu’il est difficile d’identifier et de connaître avec précision ceux qui les composent. Les employeurs les privent souvent de leur passeport et les confinent dans des dortoirs, contribuant ainsi à leur anonymisation – jusqu’à leur invisibilité.

Cette violence s’ajoute aux brimades et aux abus subis au quotidien : conditions de vie et de travail inhumaines, accidents aggravés par le manque de sécurité sur les chantiers, crises cardiaques, sévérité du climat, déshydratation, accès aux soins limité ou inexistant, abus des chefs de chantiers, éloignement des proches… La liste est longue de ces violences et Amnesty International a enquêté à plusieurs reprises sur ces chantiers pour dénoncer un système généralisé de travail forcé. Ces images nous plongent dans le quotidien mais aussi l’intimité de ces travailleurs migrants et de leurs familles restées au Népal. Il restaure des parcours de vie singuliers et donne un visage à ces hommes. Au-delà de ces parcours individuels, leurs témoignages permettent de mettre en perspective un problème dépassant le cadre du Qatar : celui de l’impunité des multinationales

Établir les responsabilités des multinationales

Les conditions de travail et de vie de ces travailleurs migrants sont déplorables et ce travail photographique en atteste. Les multinationales tendent à ne pas reconnaître cette situation et tardent à assumer leurs responsabilités, les cachant derrière celles de leurs sous-traitants ou de leurs fournisseurs. Ces entreprises ne peuvent pourtant plus échapper à leurs responsabilités. Le droit international exige ainsi des États qu’ils protègent les droits humains des violations commises par des entreprises. Par ailleurs, des dispositions telles que les Principes directeurs des Nations unies (ONU) sur les entreprises et les droits de l’homme affirment que les entreprises ont « la responsabilité de respecter tous les droits humains » et qu’elles « doivent prendre des mesures concrètes pour s’acquitter de cette responsabilité », y compris dans leurs chaînes de valeur. Alors, si le cadre existe, comment est-il possible que les droits des travailleurs migrants au Qatar soient aussi peu respectés ? Ces règles de droit – dont ces Principes directeurs – sont en fait trop peu transcrites dans les législations nationales (celles des pays où se trouvent les sièges de multinationales ou celles du Qatar). Ces règles sont ainsi rarement contraignantes et les multinationales échappent trop facilement à leurs responsabilités. Pourtant, elles ne cessent de revendiquer leur engagement en faveur des droits humains. Il y a quelques années encore, ces multinationales n’auraient même pas pris un tel engagement. Elles l’ont fait aussi sous pression des ONG et de consommateurs informés. Il est donc crucial de faire évoluer les pratiques et d’encourager les multinationales et les États à rendre le cadre juridique impératif. Amnesty International est mobilisée dans le monde entier en ce sens aussi bien sur le Qatar que pour les nombreuses situations ou les droits sont menacés par les activités de multinationales.

Demandes d’Amnesty International • Réformer en profondeur le système de la kafala, le parrainage imposé à un travailleur. Ce système en vigueur au Qatar, qui donne aux employeurs un pouvoir considérable sur leurs employés étrangers, est à l’origine des abus les plus criants dont sont victimes les travailleurs migrants.

• Renforcer les « Normes de bien-être des travailleurs » publiées par le Qatar en 2014 : ces normes s’appuient uniquement sur les principaux contractants pour faire appliquer ces standards. Or ces normes doivent bien être respectées par toutes les entreprises opérant au Qatar, y compris les plus petites. Par ailleurs, l’application de ces normes repose trop sur les audits réalisés par les entreprises elles-mêmes, ce qui ouvre la porte à des dissimulations.

• Demander à la FIFA, principal commanditaire des installations de la Coupe du monde, de traiter en priorité la question de l’exploitation des travailleurs migrants. Elle doit demander aux autorités qatariennes de mettre en œuvre des réformes cohérentes afin de protéger les droits des travailleurs.

• Faire adopter des lois en France et dans le monde afin de responsabiliser juridiquement les entreprises pour les agissements répréhensibles de leurs sous-traitants ou fournisseurs.

Les migrants au Qatar en chiffres

Les citoyens qatariens sont à peu près 300 000. En novembre 2016, la population du Qatar a dépassé pour la première fois les 2,6 millions d’habitants.

Entre août 2012 et août 2013 cela a représenté une croissance de 10,5 % de la population. En 2015, 1,7 millions de travailleurs migrants vivaient au Qatar.

Cela représente 90 % de la main-d’œuvre du pays. 20 nouvelles personnes arrivent au Qatar toutes les heures. 1,4 million de personnes vivent dans des camps de travail.

Les pays d’origine des travailleurs migrants au Qatar sont notamment : le Bangladesh, l’Égypte, l’Inde, le Népal, le Pakistan, les Philippines, le Sri Lanka et plusieurs pays africains comme le Kenya, le Togo et l’Ouganda.

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