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#CULTURE - #CONCERTS #Lessay2020 - Les Heures Musicales de L'abbaye de Lessay sont maintenues

#CULTURE - #CONCERTS - Les Heures Musicales de L'abbaye de Lessay sont maintenues !

UNE EDITION EXCEPTIONNELLE

La 27ème édition du festival intervient dans le contexte sanitaire de l’épidémie de coronavirus – Covid-19. La ligne artistique d’Olivier Mantei a dû être légèrement courbée pour s’adapter aux mesures préventives.

Le festival a décidé de renoncer à ces espaces et temps de convivialité pour limiter les regroupements. Mais l’édition 2020 des Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay reste un rendez-vous de partage entre artistes et spectateurs autour de la musique. Cette année, plus encore que les autres, le festival est une question d’engagement. Engagement auprès de nos spectateurs et de notre territoire afin de maintenir une offre culturelle de premier plan pendant la saison estivale.

Engagement auprès des ensembles et des artistes pour leur permettre une reprise de leur activité. Engagement envers nos partenaires publics et privées en souhaitant que leur soutien permette la réalisation de notre mission principale. Engagement auprès de tous pour prévenir les risques de contamination. L’édition 2020 des Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay s’accompagne d’un protocole sanitaire permettant l’application des mesures préconisées et imposées par le gouvernement.

La jauge de l’abbatiale est réduite à 270 places afin qu’un mètre sépare chaque spectateur, les flux sont divisés, les effectifs artistiques sont en adéquation avec la superficie de la scène pour permettre une distance suffisante entre chacun et enfin gel hydroalcoolique et masques vont faire leur apparition dans l’abbaye romane.

La programmation artistique compte sept ensembles reconnus sur la scène internationale et deux solistes dont la renommée n’est plus à faire. Les programmes présentés sont singuliers pour les Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay car ce sont des programmes pour petits effectifs. Mais, c’est aussi l’occasion de venir écouter des ensembles déjà passés sous la voûte sur croisées d’ogives mais dans des formations inédites pour l’abbatiale.

Du vendredi 17 juillet
au vendredi 14 août 2020
9 concerts
Vendredi 17 juillet : Les Talens Lyriques / C. Rousset
Mardi 21 juillet : Les Arts Florissants / P. Agnew
Vendredi 24 juillet : David Grimal
Mardi 28 juillet : Le Poème Harmonique / V. Dumestre
Vendredi 31 juillet : La Tempête / S.-P. Bestion
Mardi 4 août : Pygmalion / R. Pichon
Vendredi 7 août : Sonia Wieder-Atherton
Mardi 11 août : Correspondances / S. Daucé
Vendredi 14 août : Dunedin Consort / J. Butt

CONCERT DU 17 JUILLET

Dans un programme festif et brillant, Les Talens Lyriques proposent une soirée sous l’égide du concerto. Le chefd’œuvre absolu de Vivaldi, en symétrie à deux concertos pour clavecin de Bach, donnent à entendre tour à tour Gilone Gaubert au violon et Christophe Rousset au clavecin, dans des œuvres parmi les plus virtuoses de leur répertoire. En 1725, c’est à Amsterdam, grand lieu de l’édition, qu’Antonio Vivaldi fait paraître son deuxième volume de concertos : Il cimento dell’armonia e dell’invenzione (op.8), dans lequel se trouvent les Quatre Saisons. Contrairement au précédent recueil de concertos (op. 3) qui mêlait concerti grossi, ce nouveau recueil ne présente que des concertos pour solistes. Les Quatre Saisons sont assorties de quatre sonnets écrits par Vivaldi lui-même après la composition pour décrire en mots ce que la musique illustre.

Pourtant, nul besoin de ce paratexte tant le discours musical est évocateur et limpide. Les scènes champêtres, les caprices du ciel ou encore la vie animale et végétale, chaque élément y est dépeint, à l’image d’un tableau vivant. L’ensemble constitue ainsi l’un des exemples les plus aboutis de « musique à programme ».

Antonio Vivaldi, maître du concerto, en a composé plus de cinq cents. Et pourtant, parmi ceux qui nous sont connus, chaque concerto qui compose les Quatre Saisons est unique en son genre. Le Vénitien a poussé là les limites de la composition, expérimentant comme jamais les jeux sonores et la virtuosité du violon pour servir cette nouvelle musique descriptive.

Parmi le groupe de concertos pour clavier composés par Bach à partir des années 1730, Christophe Rousset choisit le Concerto n° 1 en ré mineur BWV 1052 et le Concerto n° 4 en la majeur BWV 1055. Ces œuvres suivent une même structure en trois mouvements VifLent-Vif et ont en commun d’être une refonte de compositions préexistantes. Bach, qui écrivit ses concertos pour les besoins du Collegium Musicum dont il assurait la direction depuis 1729, reprend à son compte les inventions du concerto italien développé par Vivaldi et les adapte pour clavier. Ses concertos pour clavecin, s’ils sont peu nombreux, figurent ainsi au panthéon des modèles du genre

 

CONCERT DU 28 JUILLET

Vers 1630 en Italie, un voyageur franchit le seuil d’une église. Double vertige ! Tandis que l’œil se perd dans la profusion baroque, l’oreille croit rêver. Quels sont ces bruits de bataille, ces plaintes amoureuses, ces disputes théâtrales qui ont remplacé les cantiques ? Et pourtant : c’est bien en latin que résonnent, sous les voûtes surchargées, entre les colonnes torses, les noms du Christ et de la Vierge. Malgré la surprise des visiteurs – hier comme aujourd’hui, l’affaire est entendue dans l’Italie du Seicento.

Depuis la naissance de l’opéra, la langue musicale est celle des passions ; même à l’église, où saints et pécheurs s’expriment comme des figures lyriques. Parfois le spirituel entre lui-même en scène, comme dans La Vita humana de Marazzoli qui confronte, sous forme de personnages, les passions contraires de l’âme.

Du profane au sacré, les voix souvent se confondent.

On pense au Pianto della Madonna, où Monteverdi reprend note à note son bouleversant lamento d’Ariane, ne changeant que le texte. Mais de telles métamorphoses sont courantes : chez Monteverdi toujours, Pascha concelebranda emprunte au très célèbre Altri canti di Marte son fracas guerrier, sonnant la victoire du Christ sur la mort.

Sì dolce è l’martire garde la tendresse chaloupée d’une page amoureuse, et Maria quid ploras transforme une peine de cœur en plainte de la Vierge. De même chez d’illustres contemporains : la cantate de Luigi Rossi sur la mort glorieuse de Gustave II devient – toujours en changeant les paroles – une scène de la Passion. Suite de l’album Nova Metamorfosi – l’un des plus grands succès du Poème Harmonique –, ce programme inclut dans sa version étoffée le Miserere d’Allegri : joyau polyphonique transfiguré par un retour aux manuscrits, ainsi qu’une ornementation exaltée. Ultime métamorphose, par l’improvisation, d’un faux-bourdon devenu chef-d’œuvre et quintessence du baroque.

Le festival sur internet et les réseaux sociaux :
Site web : www.heuresmusicalesdelessay.com
Facebook : Les Heures Musicales de Lessay
Twitter : Lessay2020

CONCERT DU 31 JUILLET

HYPNOS, dans la mythologie grecque, est le dieu du sommeil. Il peut endormir aussi bien les hommes que les dieux, au point qu’Héra le nomme « maître des hommes et des dieux ». Il est le fils de la déesse de la nuit, Nyx, et du fleuve des enfers, Erèbe. Son frère jumeau n’est autre que Thanatos, dieu de la mort, et il est lui-même le père de Morphée, dieu des rêves. Il est au centre d’une pentalogie divine de tout ce qui est lié au sens du caché, du mystère. Son domaine, dont Ovide fait une longue description dans les Métamorphoses, était silencieux, obscur et brumeux. Jamais les rayons du soleil ne le pénétraient : il était toujours minuit. Devant le palais coulait silencieusement Léthé, le fleuve de l’oubli. Il poussait dans les calmes jardins de nombreuses fleurs, et notamment des pavots, dont on tire de puissants somnifères. Hypnos aida à de nombreuses reprises son ami le dieu Dionysos, afin de séduire, de nombreuses jeunes filles dans leur sommeil. Les musiques de ce programme entretiennent un lien particulier avec ce monde complexe des forces cachées, voire obscures. La nuit, donc le sommeil, est le royaume des songes et des rêves. La mort est une sorte de long sommeil, et à la fois n’en est pas un. Certaines musiques funèbres ont donc une utilité et une force beaucoup plus importante que ce pour quoi elles ont été composées, si on les cantonne seulement aux rites funéraires. Elles peuvent même, et dans de nombreux cas, procurer du plaisir à l’auditeur, si celui- ci accepte de fermer les yeux et de suivre aveuglement ses voix. On peut parler d’effets psychotropes, et bienfaisants pour le corps et l’esprit. On retrouve la conception antique de la musique, comme discipline thérapeutique au même titre que la danse ou la poésie, qui sont, de fait, associés à la musique. Ce programme cherche à retrouver les liens très forts qui unissent les vertus poétiques, mystiques et thérapeutiques de la musique au travers des œuvres, pour la plupart sacrées, issues de plusieurs époques différentes se faisant écho : IXe siècle, XVe et XVIe siècles, XXe siècle. Il s’agit d’un parcours à la fois sensoriel, spirituel et émotionnel où le public est invité à suivre les mouvements physiques et poétiques des chanteurs dans l’architecture sonore des lieux et des espaces investis.

 

CONCERT DU 4 AOUT

Cette grande fresque de la musique chorale a cappella prendra la forme d’une expérience sonore immersive dans laquelle les chanteurs seront spatialisés à des endroits stratégiques du lieu d’accueil. L’auditeur se trouvera baigné dans cette masse sonore à multiples directions. Ce dispositif permettra de mettre en relief plusieurs aspects de l’écriture musicale : jeux d’échos entre les différentes voix, contrastes des dynamiques entre murmures et saturation du son, création des différentes textures vocales suivant les registres, etc. Audelà de l’aspect purement musical, le but de ce projet sera d’imprégner l’auditeur de la puissance de la musique chorale a cappella et de créer une véritable jubilation physique et sensorielle

 

CONCERT DU 11 AOUT

Au siècle de Louis XIV, les musiciens du roi constituent une petite société très hiérarchisée. Certains sont dévolus au service des appartements, d’autres aux cérémonies d’extérieur, d’autres encore aux dévotions royales. Pour autant, ils ne sont pas attachés à un lieu précis : d’abord parce que la cour est itinérante (au moins celle d’avant-Versailles), mais aussi parce qu’ils sont attachés doublement à une fonction et au souverain : si le roi est à la guerre, c’est sur le campement royal qu’il faut jouer la musique ! Partant de l’idée d’itinérance, ce programme évoque la vie des musiciens du grand siècle dans leur quotidien, bien moins formel et hiératique qu’on veut bien l’imaginer. Certes, Lully, Lalande et bien d’autres composent et dirigent les grands motets à la chapelle royale. Néanmoins, quand le roi n’est à Paris ou à Versailles, ils doivent composer avec le contexte : moins de musiciens disponibles, des conditions de jeu parfois rocambolesques, des instruments rudimentaires, et plus généralement tous les aléas liés aux déplacements. Le répertoire s’en trouve profondément modifié. L’idée d’une œuvre « finie », achevée et définitive n’existe pas au XVIIe siècle : le contexte qu’il faut prendre en compte en permanence empêche tout simplement cette notion. On pourrait penser qu’il ne reste des traces que des musiques solennelles, des musiques de l’ordinaire royal. Certes, les éditions qui nous sont parvenues reflètent très majoritairement cela. Pourtant, de ces adaptations presqu’en temps réel, il reste pourtant des traces : c’est du côté de quelques manuscrits qu’on en comprend les principes. On voit par exemple comme les fameux « Grands motets » donné à la chapelle royale Versailles, à renfort de grands effectifs vocaux et instrumentaux, étaient littéralement transformés, adaptés pour être joués par une dizaine de musiciens : soit parce que l’équipe complète n’était pas encore arrivée sur le lieu de la villégiature royale, soit qu’elle en était déjà partie pour se rendre sur l’étape suivante. On reconnaît alors les motets tant-aimés par le roi, mais dans une version allégée et presqu’intime. On trouve encore une tout autre notion d’itinérance au gré des manuscrits musicaux du XVIIe siècle, avec des œuvres destinées aux processions (les musiciens euxmêmes faisant partie du cortège). Marc-Antoine Charpentier a laissé au gré de ses manuscrits de nombreuses indications qui en attestent : il y note clairement à quel moment doivent jouer les musiciens en fonction de l’avancée de l’évêque, du célébrant. Tant que cette étape n’est pas franchie, les musiciens répètent ce qu’ils viennent de jouer ! Les processions constituaient un socle important du cérémonial : elles participaient à fonder et à rythmer la vie d’une communauté. Les chars, les fleurs, les bannières, les reliques ajoutaient à la solennité au même titre que la musique. Cette idée de lier la musique au voyage, au déplacement, dépasse le cadre de ce concert et du XVIIe siècle : pendant plusieurs jours du mois d’aout 2020, tous les musiciens qui jouent ce soir sillonnent le sud de Normandie, passant d’une étape à l’autre tantôt à vélo, à cheval, en voiture à hydrogène, en tout cas sans émission de Co2. A la rencontre d’artisans d’exception, de lieux de patrimoine de premier plan, ils donnent chaque soir un concert à l’assemblée en attendant de retrouver le Théâtre de Caen à l’automne avec le Ballet royal de la Nuit

Réservation :
En ligne :
www.heuresmusicalesdelessay.com/reservations/
Sur place, à l’Office de Tourisme : Côte Ouest
Centre Manche Tourisme, bureau de Lessay
Sur place, les soirs de concert : à partir de 19h30,selon les places restantes
Tarifs :
Plein tarif : de 15 à 40€
Tarif réduit : de 5 à 30€
Adhésion à l’association membre 25€ et membre bienfaiteurs 120€

LE FESTIVAL

Les Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay voient le jour en 1993. A l’initiative de ce projet, on retrouve les propriétaires privés de l’abbatiale, la famille Jeanson, et les institutions régionales de BasseNormandie, dont la volonté est d’établir un festival annuel de musique savante au sein de l’abbatiale de Lessay. Le festival se déroule chaque année de la semaine du 14 juillet à celle du 15 août, en accueillant un concert chaque mardi et vendredi soir. Le premier concert donné à l’Abbaye, dans le cadre des Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay, fût rendu possible par l’engagement d’Edme Jeanson dès 1993.

Depuis, le festival a eu lieu, sans discontinuité, chaque été et 2020 sera donc la 27ème édition du festival de ce rendez-vous estival. La prédominance de la musique baroque a été un choix assumé dans la mesure où il permettait à plusieurs écoles d’interprétation de s’exprimer.

Ainsi, depuis 1993, une grande diversité de styles d’interprétation du baroque a pu être entendue à Lessay : des pionniers jusqu’aux interprètes les plus novateurs, sans oublier la nouvelle génération. La volonté de maintenir et de développer une cohésion toujours plus forte entre spiritualité du lieu et exigence de la programmation va de pair avec le souhait de participer activement à la vie musicale de la région en permettant la création d’œuvres contemporaines impliquant interprètes régionaux et jeunes talents.

L’Association des Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay peut compter sur son président, Olivier Mantei, pour faire vivre son projet. Olivier Mantei souhaite que ce festival mette en valeur la musique savante dans sa diversité, du baroque au contemporain ; il inscrit son projet dans la continuité du travail du Président-Fondateur Edme Jeanson. La volonté d’accueillir des ensembles indépendants à quelque peu spécialisé le répertoire du festival autour de la musique baroque. Mais pour autant, il n’en oublie pas la musique contemporaine. Bien que parfois jugée plus difficile d’accès par le public non-éclairé, le festival tente de programmer aussi régulièrement que possible des œuvres du répertoire contemporain et à l’occasion des créations. La diversité des répertoires est une identité des Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay. L’élément qui fait le lien dans la programmation à travers les années est la place accordée à la voix. Les programmes des différentes éditions sont construits afin d’inviter les spectateurs à (re)découvrir les compositeurs les plus connus, sous la direction de chefs français et européens

 

L’ABBAYE DE LESSAY

Les Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay sont également l’occasion de faire l’expérience du patrimoine rural normand différemment. L’église abbatiale de Lessay est le lieu idéal pour accueillir des ensembles musicaux : les voûtes sur croisées d’ogives de la nef offrent un magnifique réceptacle à l’acoustique exceptionnelle des lieux. Il s’agit d’une abbaye bénédictine construite au XIème siècle par les Seigneurs de La-Haye-du-Puits. C’est l’un des premiers édifices à recevoir une voûte sur croisées d’ogives. Partiellement détruite en 1944, elle sera reconstruite à l’identique de 1945 à 1958, sous les ordres de Yves-Marie Froidevaux, alors architecte en chef des Monuments Historiques.

Accès à l’Abbatiale de Lessay : Avenue Paul Jeanson 50430 LESSAY Ouvert tous les soirs de concert à partir de 19h30

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