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#CULTURE - Musée Thomas Henry - #CHERBOURG - Normandie Impressionniste 2020 : exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac... en Cotentin !

#CULTURE - #CHERBOURG - Normandie Impressionniste 2020 : exposition Voyages en terre inconnue.

Boudin, Renoir, Signac... en Cotentin !

Du 25 septembre 2020 au 3 janvier 2021 au musée Thomas Henry, dans le cadre du festival Normandie Impressionniste, l'exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac... en Cotentin est consacrée aux voyages réalisés par une vingtaine d'artistes dans le Cotentin de 1858 à 1950.

 

La couleur au jour le jour

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la révolution industrielle et les bouleversements qu’elle induit s’accompagnent d’une révolution picturale, l’impressionnisme, premier mouvement d’avant-garde de la modernité. En 1874, sur le mode du collectif, une trentaine d’artistes régulièrement refusés au Salon décident de se regrouper en société coopérative pour présenter leurs œuvres.

Les huit expositions qu’ils organiseront jusqu’en 1886 bouleverseront fondamentalement l’histoire comme le monde de l’art. L’intérêt commun des impressionnistes réside dans une peinture qui s’intéresse à la représentation de la vie au jour le jour – le cercle familial, les loisirs, le travail, les industries naissantes, les transformations sociales, etc. –, laissant de côté tout ce qui relève des canons académiques jusqu’alors en usage. Par ailleurs, le traitement qu’ils font de la couleur libère celle-ci peu à peu des contraintes du sujet, jusqu’à anticiper sa disparition au profit d’une pure abstraction.

Pour sa quatrième édition placée sous le signe de la couleur au jour le jour, Normandie Impressionniste s’attache à montrer que ce mouvement fut pleinement « témoin de son temps ».

Parce que les impressionnistes se sont appliqués à traduire et à transcrire le monde à l’écho au plus juste leur ressenti, tout à la fois sensible et intelligible, ils se sont emparés de nouveaux sujets de la vie et de la condition humaines.

Si le paysage est l’ADN de l’impressionnisme, ceux-ci se sont montrés toutefois attentifs à toutes les mutations de la société dans son rapport tant à la nature qu’à la ville. En cela, ils ont eu recours à des modèles et à des procédures de travail innovants qui ont nourri le champ de l’art et ont fait école dans le temps.

Aussi, tout en s’attachant à faire valoir un tel état de fait historique, Normandie Impressionniste poursuit cette dynamique en s’ouvrant à la création actuelle. Placé sous le signe de la pluridisciplinarité, le festival s’applique à célébrer la création artistique sous toutes ses formes, de l’impressionnisme à nos jours.

Délibérément ouvert, il présente du 4 juillet au 15 novembre 2020 un ensemble d’expositions impressionnistes et d’art contemporain, de spectacles, ainsi que de nombreuses conférences et divers rendez-vous festifs pour tous les publics. C’est dire si l’impressionnisme est tout autant une affaire de contenu qu’une dynamique en ode à la vie.

Philippe Piguet Commissaire général de Normandie Impressionniste 2020

VOYAGES EN TERRE INCONNUE BOUDIN, RENOIR, SIGNAC… EN COTENTIN

Du 25 septembre 2020 au 3 janvier 2021, dans le cadre du festival Normandie Impressionniste, le musée Thomas Henry de Cherbourg-en-Cotentin vous propose de découvrir le Cotentin à travers le regard d’artistes du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle.

Au gré de leurs pérégrinations, ces artistes, parmi lesquels Eugène Boudin, Auguste Renoir, Berthe Morisot ou encore Paul Signac, ont dessiné les contours d’un territoire - terra incognita - demeuré à l’écart des grands itinéraires artistiques normands. L’exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac... en Cotentin bénéficie du label « Exposition d’intérêt national » décerné par le ministère de la Culture. L’exposition Voyages en terre inconnue.Boudin, Renoir, Signac … en Cotentin est consacrée aux voyages réalisés par une vingtaine d’artistes dans le Cotentin, de 1858 à 1950, qu’il s’agisse de pérégrinations artistiques, de déplacements ou séjours ponctuels engendrés par une commande ou par un évènement particulier.

De par son éloignement de la capitale, son accès difficile et son statut semi-insulaire, le Cotentin est demeuré à l’écart des grands itinéraires artistiques normands.

Au XIXe siècle, le territoire présente un visage très contrasté, entre traditions et modernité. Il est dominé par l’industrieuse cité de Cherbourg, alors en pleine expansion: le grand chantier de construction de la rade, l’arsenal et le port militaire entraînent un afflux sans précédent d’ouvriers, de militaires et de marins. En moins d’un siècle, la population passe de 10 000 à 40 000 habitants.

À l’instar de ses consœurs normandes, Cherbourg sacrifie à la mode des bains de mer: un établissement de bains de mer ouvre ses portes dès 1828; on lui adjoint un casino en 1864. En 1858, la ville est reliée à Paris par un réseau ferré inauguré par Napoléon III. Cependant, ces infrastructures ne suffisent pas à attirer à Cherbourg la bonne société, qui lui préfère les stations balnéaires de la côte fleurie. À l’est et à l’ouest, les contrées sauvages de la Hague et le verdoyant Val de Saire demeurent terra incognita.

LE COTENTIN, UN AILLEURS PRIMITIF ET SAUVAGE

Pourtant, à partir du milieu du XIXe siècle, une poignée d’artistes s’est aventurée dans ce territoire, par hasard, par obligation ou par recherche de dépaysement culturel.

Que ce soit Berthe Morisot, Eugène Boudin, Iwill ou Paul Signac inspirés par la lumière et le pittoresque du petit port de Barfleur, Henri Hayden qui séjourne à Cherbourg et dans la Hague, Auguste Renoir ou Maxime Lalanne sur les traces de Victor Hugo à Guernesey…. L’exposition du musée Thomas Henry présente le fruit de leur séjour en Cotentin, destination hors des sentiers battus, à travers 71 œuvres: tableaux réalisés au retour dans l’atelier, croquis et esquisses réalisés en plein air, albums de voyage, photographies d’art…

On y découvre les sources d’inspiration de ces artistes arrivant pour la plupart de Paris. La côte, les ciels infiniment changeants, la mer et ses rivages… y sont - bien sûr - particulièrement présents. Nombre d’entre eux réalisaient leurs esquisses sur le motif afin de réunir une documentation susceptible d’être réutilisée en atelier pour des toiles plus ambitieuses.

C’est le cas d’Auguste Renoir, qui séjourne à Guernesey à la fin de l’été 1883. Sur place, il visite les sites les plus touristiques, comme le Tas de pois, célèbres rochers de l’île anglo-normande qui ont inspiré son esquisse en couleur Marine, Guernesey (1883) prêtée par le musée d’Orsay. L’exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac… en Cotentin présente aussi le contexte socio-historique des visites des artistes dans le Cotentin : ainsi Jean-François Millet, qui, entre 1870 et 1871, dans le contexte de la guerre franco-prussienne, se réfugie à Cherbourg et visite Gréville, son village natal

 

UN SUJET INÉDIT : LA REPRÉSENTATION ARTISTIQUE DU COTENTIN AUX XIXe ET XXe SIÈCLES

Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac… en Cotentin présente un caractère inédit : aucune exposition n’a encore traité, de façon extensive, de la représentation artistique du Cotentin au XIXe et au XXe siècle. Il s’agit d’écrire, pour la première fois, une histoire artistique de ce territoire, en identifiant ses lieux et ses protagonistes. En étudiant un territoire où l’on ne se rend pas, ou peu, l’exposition offre un contrepoint aux analyses historiques et géographiques parfois réductrices qui présentent la Normandie dans son ensemble comme une « destination impressionniste ».

De larges pans de la Normandie, et notamment le Cotentin, sont restés à l’écart du phénomène artistique impressionniste, qui s’est très largement cantonné à la région rouennaise, à la côte d’albâtre et à la côte fleurie. Le Cotentin semble avoir occupé, dans l’imaginaire des artistes qui s’y sont aventurés, une place similaire à celle de la Bretagne à la fin du XIXe siècle : un ailleurs, un territoire primitif et sauvage, accessible à une journée de train de la capitale

 

PLUS DE 70 ŒUVRES VENANT DE FRANCE ET DE L’ÉTRANGER

Les œuvres présentées sont issues de collections locales et régionales mais aussi de prêts de musées français et étrangers comme le musée d’Orsay, le Petit-Palais - Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris, la Bibliothèque Nationale de France, les maisons de Victor Hugo Paris/Guernesey, le Virginia Museum of Fine Arts de Richmond…

 

L’EXPOSITION EN CHIFFRES

Nombre d’œuvres 71

Surface de l’exposition 250 m2

Nombre de prêteurs  29

PROMENADE ARTISTIQUE DANS LE COTENTIN

L’exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac... en Cotentin invite à découvrir le Cotentin autrement, à travers le regard d’artistes de la seconde moitié du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle

 

UN PARCOURS EN 8 SECTIONS

Lieu d’exil pendant la guerre, attrait pour les paysages sauvages, retraite artistique… : l’exposition du musée Thomas Henry présente en 8 séquences les différentes sources de motivation et d’inspiration des voyages des artistes impressionnistes en Cotentin.

 

 Cherbourg, cité militaire, cité balnéaire?

L’exposition débute le 4 août 1858, jour de l’inauguration de la ligne de chemin de fer reliant Paris à Cherbourg par Napoléon III. Cet évènement marque la naissance du Cotentin comme destination artistique. Le port est désormais accessible depuis la capitale en une dizaine d’heures. Un grand nombre de Parisiens font le déplacement pour l’occasion. Leurs difficultés de logement sont caricaturées par Honoré Daumier dans Le Charivari. Plusieurs artistes accompagnent cette inauguration, dont Gustave Le Gray, missionné pour photographier la flotte franco-anglaise en rade de Cherbourg. Tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle, Cherbourg projette une image ambivalente, celle d’un port militaire qui tente de s’ouvrir au tourisme, balnéaire puis transatlantique. Deux réalités qui n’ont de cesse de se télescoper. En témoignent les évènements du 19 juin 1864, lorsque des milliers de badauds sont réunis pour l’inauguration du nouvel établissement des bains de mer. Ils assistent esbaudis à un épisode de la guerre de Sécession en pleine rade de Cherbourg : le combat naval entre une frégate de l’Union, l’USS Kearsarge, et un corsaire confédéré, le CSS Alabama. Un combat qui fait de Cherbourg le seul site de la Guerre de Sécession hors des Ētats-Unis.

 

Berthe Morisot, Jean-François Millet, exilés de guerre

En 1870-1871, l’avancée des troupes prussiennes en Ile-de-France incite deux artistes à se réfugier à Cherbourg : Jean-François Millet, qui retrouve là sa région natale, et Berthe Morisot, qui séjourne chez sa sœur. Avec son importante présence militaire, Cherbourg apparaît comme un lieu sûr. Morisot s’intéresse à l’activité du port, tandis que Millet effectue un pèlerinage nostalgique sur les terres de son enfance. Sa maison natale de Gréville ayant été vendue l’année précédente, il loge à l’auberge Polydor (située à l’emplacement de l’actuelle boulangerie de la commune), point de départ d’une série d’excursions d’où il ramène une moisson de dessins.

 

Autour de Victor Hugo : un pèlerinage artistique à Guernesey

Sur l’île anglo-normande de Guernesey, un pèlerinage artistique et littéraire autour de Victor Hugo et de sa résidence d’exil d’Hauteville House se met progressivement en place à partir du milieu des années 1860

 

Les rivages du Val-de-Saire : l’invention d’un paysage

Les ports de pêche paisibles du Val de Saire – Saint-Vaast-la-Hougue, Barfleur, demeurés imperméables à la vie moderne, séduisent les peintres de la génération impressionniste, attirés par la transparence de la lumière, la mobilité des ciels et le pittoresque des lieux. Antoine Guillemet, Eugène Boudin, Frank Myers Boggs, Iwill y séjournent à plusieurs reprises. Deux motifs ont leurs faveurs: la silhouette trapue de la petite église de Barfleur et la baie de Morsalines.

 

 Peindre l’homme

Certains artistes, de filiation naturaliste, s’intéressent aux us et coutumes locales, à la vie des pêcheurs et aux mœurs rurales. Les œuvres de commande commémorant l’arrivée à Cherbourg du tsar Nicolas II le 5 octobre 1896 livrent quant à elles une vision puissante de ces autres travailleurs de la mer que sont les matelots.

 

Les solitudes sauvages de la côte Ouest

Le rude territoire de La Hague, à l’ouest de Cherbourg, voit s’aventurer sur ses falaises abruptes quelques explorateurs artistiques en quête de spiritualité, comme Alphonse Osbert, ou de panoramas spectaculaires, à l’instar d’Albert Marquet.

 

 Retraites artistiques

André Mare et Paul Signac vont tous deux trouver refuge dans le Cotentin au cours des dernières années de leur vie. André Mare retrouve sa Normandie natale à la fin des années 1920, alors que son état de santé le contraint à abandonner ses activités de décorateur. Il se remet à peindre et sillonne l’intérieur des terres rurales du Cotentin, qu’il représente dans des paysages fermement structurés. Paul Signac, quant à lui, acquiert en 1931 une maison située à l’extrémité du port de Barfleur, où il passera ses derniers étés.

 

Les amis d’Henri Bernadi

La dernière partie de l’exposition met en valeur le rôle joué par le commerçant et mécène cherbourgeois Henri Bernadi (1889-1974), qui a fédéré autour de lui deux peintres de l’École de Paris : Simon Segal et Henri Hayden. Segal élira domicile à Jobourg dans la Hague, de 1946 à 1953, partageant la vie de la population locale. Henri Hayden, quant à lui, effectuera des séjours réguliers à Cherbourg et dans la Hague de 1938 à 1958.

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