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A la découverte d’Allegorithmic, une société spécialisée dans le cinéma et les jeux vidéo, appartenant à la nouvelle division 3D d’Adobe

A la découverte d’Allegorithmic, une société spécialisée dans le cinéma et les jeux vidéo, appartenant à la nouvelle division 3D d’Adobe

L’Auvergne, comme d’autres territoires, regorge d’entreprises novatrices, audacieuses, initiatrices de nouvelles dynamiques, voire, de savoir-faire uniques au monde.

Depuis 1999, Busi, précurseur des incubateurs d’entreprises innovantes liées à la recherche publique, a accompagné plus de 300 créateurs - chercheurs, docteurs, ingénieurs, techniciens ou étudiants –, qui ont donné naissance à une centaine de start-up focalisées sur des enjeux d’avenir.

Chaque semaine, plongez dans l’univers d’une start-up innovante, que ce soit dans le domaine de la santé, des biotechnologies, du numérique ou de la robotique...

Sébastien Deguy porte, tatoué au bras, le logo de l’entreprise qu’il a créée en 2003 – ALLEGORITHMIC - sur la base d’une idée née dans sa chambre à Veyre-Monton (Puy de- Dôme) et à la suite d’un accident de voiture, survenu alors qu’il avait 22 ans.

« J’ai perdu la mémoire et à peu près 6 mois de ma vie. Je me suis interrogé sur la mémoire, le destin et le hasard. Puis, une erreur dans mes simulations a donné des trucs aléatoires de façon plus efficace que les logiciels que je connaissais. Et quand un des dirigeants de Buf Compagnie (société française d’effets spéciaux) a voulu m’embaucher, j’ai compris que ce que je faisais pouvait être intéressant dans cet univers-là.»

Après avoir soutenu sa thèse de doctorat, Sébastien entre en incubation chez BUSI au début des années 2000.

«Le lendemain de ma soutenance, je me suis dit qu’il y avait un alignement de planètes : un intérêt d’un vrai marché, en lien avec une compétence forte et originale».

En 2019, alors qu’ALLEGORITHMIC marque de son empreinte le monde du cinéma et du jeu vidéo depuis des années, le géant Adobe rachète l’entreprise pour en faire sa nouvelle division 3D, avec Sébastien à sa tête depuis San Francisco. Il vit alors le fameux moment «Peter Jackson», l’instant magique où l’on a annoncé à un réalisateur de petits films bricolés qu’il pouvait se lancer dans Le Seigneur des Anneaux…

‘‘Le chef d’orchestre, ce n’est pas un soliste, il ne sait rien faire mieux que les autres sur un instrument, mais il a l’idée d’une direction’’ « C’est ma grande naïveté qui m’a laissé croire que j’y arriverais. Avant d’être entrepreneur, j’étais entreprenant, il fallait que je produise, que je crée des trucs. J’étais dans le faire. Mon accident m’a permis de me refocaliser sur une forme d’essentiel, jusqu’à ma thèse. J’ai eu le sentiment d’être à la bonne place en comprenant à quoi servait le chef d’orchestre ; ce n’est pas un soliste, il ne sait rien faire mieux que les autres sur un instrument, mais il a l’idée d’une direction, là où il veut aller. C’était moi : je n’avais pas le talent de faire de la recherche de haut niveau, je ne pouvais pas non plus coder toute la journée, mais créer une dynamique autour d’une entreprise, oui ; entouré de gens talentueux qui sauraient développer ce que je pensais avoir inventé. Avec la plus grande naïveté, je me suis lancé, sans vraiment d’idée, si ce n’est le contenu de ma thèse, durant laquelle j’enseignais la 3D… Je n’ai pas dormi pendant une semaine ! ’’Mon meilleur conseil à de jeunes entrepreneurs, c’est de parler anglais, le vrai anglais, pas celui de l’école !’’ La pire angoisse au départ, c’était de mettre potentiellement dans l’embarras les gens qui me faisaient confiance : pouvoir payer les équipes. Dans mon rôle de chef d’orchestre, j’ai donné la partition et la direction, à de vrais experts talentueux, plus que moi en tous cas… Le delta de temps est gigantesque : nous avons mis quinze ans là où j’en avais planifié quatre !

Au début des années 2010 cependant, une de nos technologies - jugée trop avant-gardiste - est devenue prévalente dans l’industrie du jeu vidéo. Le changement de paradigme a été un pivot fondamental. Nous avons surfé sur la vague du PBR (Physically Based Rendering), le rendu physique réaliste ; au-delà du jeu, le cinéma, l’architecture, le design, l’industrie ont plongé là-dedans. Si je reviens en arrière, je repense à BUSI, le premier organisme que je suis allé voir en janvier 2002 ; personne ne voulait entendre parler de ce genre de deep tech au moment de l’explosion de la bulle internet. Mais là-bas on m’a juste dit c’est super, il faut le faire, on va t’accompagner. Ils ont joué le rôle de guide des guides !

Jusqu’au Concours National de création d’entreprises de technologies Innovantes du Ministère de la recherche, où j’ai eu le Grand Prix. Et j’ai compris avec eux que j’étais le premier vendeur de ma boite. Je suis parti avec mon bâton de pèlerin – un sac à dos, un ordinateur et un CD - aux USA, et j’ai rencontré là-bas des gens étonnamment très ouverts. Mais quand on me disait «je vous rappelle eventually», je me disais que c’était mort, le type ne me rappellera jamais. Alors que c’est le contraire… Mon meilleur conseil à de jeunes entrepreneurs donc, c’est de parler anglais, le vrai anglais, pas celui de l’école !

Mon approche de l’innovation c’est le good enough. C’est le petit truc nouveau, qui ne fait pas de bruit dans son coin, que les gros du marché ne remarquent même pas ; il se développe jusqu’à devenir good enough: une singularité qui correspond à un besoin latent et qui trouve naturellement ses utilisateurs, parce qu’elle est adaptée. ‘‘Ce qu’on a réussi à faire, c’est rendre le texturing très fun. Cette étape est devenue la favorite, grâce à notre logiciel Substance, un truc très technique devenait créatif ; avec cet outil, nous avons participé à une forme de libération des artistes 3D. Une de mes plus grandes fiertés professionnelles, c’est l’impact que nous avons aujourd’hui sur l’industrie mondiale du jeu et du cinéma, de voir Blade Runner 2049 réalisé avec nos logiciels par exemple, et que ces outils soient sublimés par des artistes pareils !

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