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#HISTOIRE - #SHOAH - Ginette Kolinka déportée et rescapée du camp d’Auschwitz-Birkenau au Mémorial de Caen !

Ginette Kolinka, déportée et rescapée du camp d’Auschwitz-Birkenau au Mémorial de Caen

Ginette Kolinka, déportée et rescapée du camp de Birkenau au Mémorial de Caen Mardi 14 décembre, Ginette Kolinka a rencontré des lycéens normands au Mémorial de Caen dans le cadre du programme « Mémoires d’Auschwitz ». Ginette Kolinka témoigne de l’horreur des camps auprès des jeunes et a effectué très régulièrement le voyage à Auschwitz-Birkenau avec les lycéens depuis 2010. Hervé Morin, Président de la Région Normande a remis ce jour à Ginette Kolinka la médaille de la Région Normandie en présence de Bertrand Deniaud, Vice-Président de la Région Normandie chargé des lycées et de l’éducation, de Caroline Guillaume, Directrice régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Normandie et de Michaël Courronnet, IEN-EG Lettres-histoire-géographie, référent académique mémoire et citoyenneté.

« Quand vous êtes allé à Auschwitz-Birkenau pour voir, écouter le récit de Ginette Kolinka, vous êtes marqué pour le restant de vos jours. Le témoignage de Madame Kolinka ce mardi 14 décembre devant trois cents lycéens venus de toute la Normandie au Mémorial de Caen est exceptionnel. C’est un privilège de pouvoir l’écouter et un honneur de la recevoir aujourd’hui en Normandie » déclare Hervé Morin.

Crédits (c) Région Normandie

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Ginette Kolinka a rencontré au Mémorial les lycéens normands qui effectueront un voyage d’étude à Auschwitz l’année prochaine. Le voyage d’étude organisé par le Mémorial de la Shoah est le temps fort d’un dispositif d’éducation mémorielle initié en 2010 par la Région en partenariat avec les autorités académiques. Tout au long de l’année scolaire, les jeunes sous la responsabilité de leurs enseignants mènent un projet pédagogique sur le thème de la Shoah. Ce programme est soutenu par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Ces jeunes venus écouter le témoignage de Ginette Kolinka suivent leurs cursus scolaires dans les lycées du Calvados : Institut Lemonnier de Caen, Préparation militaire Marine de Caen/Epron, Guillaume Le Conquérant de Falaise, de l’Eure : Porte de Normandie de Verneuil sur Avre, Augustin Hébert d’Evreux, de l’Orne : Mézeray d’Argentan et de Seine Maritime : Anguier d’Eu, Lycée Polyvalent du Golf de Dieppe, Maupassant de Fécamp, Blaise Pascal de Rouen et le CFA Naturopole d’Yvetot

Crédits (c) Région Normandie

Crédits (c) Région Normandie

« Depuis 2010, la Région accompagne le travail de mémoire. Le témoignage de Madame Kolinka est un moment fort dans un long processus qui se déroule tout au long de l’année scolaire. La prochaine étape doit être un voyage d’études à Auschwitz-Birkenau en lien étroit avec les autorités académiques et le Mémorial de la Shoah. Vous reviendrez différents. Ce voyage va vous changer » déclare Bertrand Deniaud aux lycéens présents.

Ginette Kolinka (née Cherkasky) - Eléments biographiques

Ginette Cherkasky est née à Paris en 1925. Son père Léon dirige un petit atelier de fabrication d’imperméables dans le quartier du faubourg du temple. Par peur des arrestations, la famille Cherkasky franchit clandestinement la ligne de démarcation au cours de l’été 1942 et s’installe à Avignon, où elle s’efforce de reprendre une vie normale. Ginette travaille avec ses parents et ses soeurs sur les marchés. Le 13 mars 1944, en rentrant déjeuner, elle tombe nez à nez avec les agents de la Gestapo venus les arrêter. Elle est incarcérée à la prison des Baumettes, à Marseille, avec son père, son petit frère de 12 ans, Gilbert, et un neveu, Georges, âgé de 14 ans. Tous les quatre sont transférés au camp de Drancy le 2 avril, et déportés à Auschwitz le 13 avril au départ de la gare de Bobigny, dans un convoi de 1 500 personnes. A l’arrivée à Auschwitz, son père et son frère, fatigués, montent sans le savoir dans les camions qui partent vers les chambres à gaz. Ginette fait partie d’un groupe de 91 femmes sélectionnées pour le travail, et reçoit le matricule 78599. Elle ne reverra plus Georges, son neveu, emmené au camp des hommes. Fin octobre 1944, elle est transférée à Bergen-Belsen, puis en février 1945 dans une usine de matériel aéronautique à Raguhn, près de Leipzig. A l’approche des troupes alliées, le 13 avril 1945, elle est placée dans un nouveau convoi en direction du camp de Theresienstadt où elle tombe malade du typhus. Libérée par l’Armée rouge, elle est rapatriée à Lyon le 3 juin et rentre à Paris où elle retrouve sa mère et quatre de ses cinq soeurs. Léa, la mère de Georges, arrêtée à Paris et déportée à Auschwitz le 13 février 1943 par le convoi n° 48, n’a pas survécu.

Crédits (c) Région Normandie

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« C’est la haine qui a fait ça, la haine à l’état pur. Je veux que vous sachiez où peut mener la haine de l’autre. C’est pour cela que je témoigne face à vous de l’horreur des camps. Souvenez-vous de ce que vous avez trouvé impensable. Vous allez pouvoir en parler pour que ça ne recommence pas. C’est vous maintenant les passeurs de mémoire » explique Ginette Kolinka aux jeunes.

La Shoah (Source Mémorial de la Shoah)

Près de 6 millions de Juifs d’Europe ont été victimes de la Shoah. Plus d’un million d’entre eux ont été assassinés dans le seul camp d’Auschwitz-Birkenau. Sur les 300 000 à 330 000 Juifs vivant en France Métropolitaine en 1940, on dénombre 80 000 victimes.

55 000 étaient des Juifs étrangers, 25 000 avaient la nationalité française. 3 000 sont morts dans les camps d’internement français. 1 000 ont été exécutés ou abattus sommairement en France. 76 000 dont environ 11 400 enfants, 2 000 de moins de 6 ans, ont été déportés. Seuls 2 500 ont survécu.

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