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Sur les traces de la Shoah à Berlin : 220 lycéens de Normandie en voyage d’étude

Sur les traces de la Shoah à Berlin : 220 lycéens de Normandie en voyage d’étude

Les 18 et 19 mai, une délégation de deux cent vingt lycéens emmenée par Bertrand Deniaud, Vice-Président de la Région Normandie, chargé des lycées et de l’éducation et Aline Louisy-Louis, Vice-Présidente de la Région Normandie, chargée du sport et de la jeunesse, Olivier Lalieu, responsable de l’aménagement des lieux de mémoire et des projets externes au Mémorial de la Shoah, Guillaume Jacono, Inspecteur Pédagogique Régional d’Histoire-Géographie et référent académique Mémoire Citoyenneté, représentant le Rectorat et Caroline Guillaume, Directrice Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt, s’est rendue en voyage d’étude à Berlin.

Ginette Mabille, fille de Lodzia Kohn (épouse Turzynski)  dont les élèves du Lycée Porte de Normandie de Verneuil sur Avre ont étudié le témoignage, participait également à ce déplacement.

Les jeunes sont lycéens à Argentan, Caen, Eu, Evreux, Falaise, Fécamp, Rouen, Verneuil sur Avre, et Yvetot. Pour la deuxième année consécutive, il n’a pas été possible d’organiser le voyage d’étude en Pologne au camp d’Auschwitz-Birkenau.

En janvier, il avait été reporté en raison du contexte sanitaire.

La guerre en Ukraine a aussi contraint d’annuler son report fin mars.

En conséquence, la Région a répondu favorablement à la proposition du Mémorial de la Shoah de substituer au déplacement en Pologne, un voyage d’étude à Berlin sur les traces de la Shoah. Si les traces de la Shoah à Berlin constituent son fil conducteur, ce programme a aussi été construit pour tenter de tisser un lien entre passé et présent, et de filer ainsi le temps, de la Seconde Guerre mondiale au retour de la guerre en Europe, dont beaucoup considèrent qu’elle a poussé sur les ruines du Mur qui avaient fait de Berlin un emblème de la liberté après avoir été longtemps celui de l’oppression.

Au total dix classes ont participé au voyage d’étude berlinois :

Lycée Agricole Institut Lemonnier à Caen : 1ère Laboratoire Contrôle Qualité

Lycée Guillaume Conquérant de Falaise : Terminale générale, enseignements de spécialité enseignements de spécialité « humanités, littérature, philosophie » et « histoire-géographie, géopolitique, sciences politiques »

Lycée Mézeray d’Argentan : 1ère Géopolitique

Lycée Professionnel des Métiers Augustin Herbert d’Evreux : 1ère Bac Pro technicien Froid et Conditionnement d’Air et Maintenance des Systèmes Energétiques et Climatiques

Lycée Porte de Normandie de Verneuil sur Avre : Terminale générale, enseignements de spécialité « histoire-géographie, géopolitique, sciences politiques »

CFA Naturopole d’Yvetot : 1ère Bac Pro Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique

Lycée Maupassant de Fécamp : Terminale générale, enseignements de spécialité « histoire-géographie, géopolitique, sciences politiques »

Lycée Polyvalent du Golf de Dieppe : Terminale Bac Pro Logistique

Lycée Anguier de Eu : Terminale générale, enseignements de spécialité « humanités, littérature, philosophie » et « histoire-géographie, géopolitique, sciences politiques »

Lycée Blaise Pascal de Rouen : Terminale générale, enseignements de spécialité « humanités, littérature, philosophie » et « histoire-géographie, géopolitique, sciences politiques »

Les jeunes élaboreront un court-métrage, un récit, une vidéo, une exposition ou encore un jardin du souvenir … en lien avec le voyage d’étude et les témoignages de rescapés des camps.

Les projets s’ancrent sur une recherche concernant l’histoire locale : anciens élèves de l’établissement déportés, personnes arrêtées dans la ville de l’établissement, parcours de justes….

Le voyage d’étude à Berlin s’inscrit dans le dispositif Mémoires d’Auschwitz proposé par la Région Normandie dans le cadre du Programme régional des actions éducatives.

Ce dispositif d’éducation mémorielle et aux droits de l’homme est développé par le Mémorial de la Shoah en étroit partenariat avec les autorités académiques. Les enseignants et formateurs élaborent des projets pédagogiques développés tout au long de l’année. C’est sur la base de ces projets que sont recrutés, via un appel à candidatures, les groupes de jeunes participants.

Le travail de mémoire apparaît comme une nécessité pour l’éducation de la jeunesse. En oubliant le passé, on se condamne à le revivre. L’histoire, l’actualité, ne cessent malheureusement de prouver que les victoires contre l’intolérance, le racisme, l’antisémitisme ne sont jamais définitivement acquises.

La jeunesse Doit toujours se rappeler que la liberté est fragile, que les dictatures peuvent arriver très vite et qu’elles s’appuient sur l’ignorance du passé en promettant un avenir soi-disant merveilleux mais fondé sur un passé revu ou inventé. C’est donc un combat qu’il importe d’inscrire dans le présent et dans la durée et de le mener, avec ceux qui feront la société de demain pour leur permettre de bâtir un avenir de paix, de respect et d’ouverture sur l’autre » a déclaré Bertrand Deniaud.

C’est dans cette optique que les élèves ont bénéficié d’un temps préparatoire le vendredi 13 mai sous la forme d’une visio conférence assurée par l’historien Christophe Tarricone (co-auteur avec Tal Bruttmann du livre Les 100 mots de la Shoah et contributeur du livre Nouvelle histoire de la Shoah, coordonné par Olivier Lalieu).

Au programme de ce déplacement à Berlin :

- La visite du camp de Sachenhausen Orienburg, l’un des tout premiers camps ouvert par les nazis où siégeait l’administration centrale SS ayant autorité sur tous les camps de concentration et d’extermination du Troisième Reich.

- Un parcours dans la Topographie de la terreur et dans l’ancien quartier juif (quartier des Granges).

- Le passage par l’avenue Under den Linden jusqu’à la Bebelplatz, place sur laquelle a eu lieu le grand autodafé le 10 mai 1933 au cours duquel les nazis firent brûler plus de 25 000 livres d’auteurs juifs ou considérés comme « décadents » (Marx, Freud, Bebel, Brecht, Mann…).

- Le Mémorial de l’Holocauste (Denkmal), Mémorial des victimes homosexuelles du nazisme et Mémorial des Roms et Tziganes assassinés par les nazis.

- Check point Charlie.

- Le Mémorial du Mur de Berlin à Bernauer Strasse (Gedenkstätte Berliner Mauer)

- Le Parcours de mémoire : dans le quartier de Schöneberg, deuxième grand quartier juif de Berlin avant-guerre, sur les traces des habitants disparus et exterminés pendant la guerre arrêt au Mémorial de la gare de Grünewald, principale gare de déportation des Juifs de Berlin arrêt au monument en mémoire du camps de concentration de Columbia, site de l’ancien camp/prison de la Gestapo. Il dépendait de l’Inspection des camps de concentration (IKL) dont le modèle est le camp de Dachau. Près de 8 000 personnes dont des homosexuels, des témoins de Jéhovah, des « asociaux » ont été détenues à Columbia, du 27 décembre 1934 au 5 novembre 1936. Par la suite, les détenus furent transférés à Sachsenhausen, nouveau camp à une trentaine de km de Berlin. Les bâtiments subsistèrent jusqu’en mars 1938. - La visite de la Maison de la conférence de Wannsee et de la maison Liebermann, artiste peintre juif allemand (1847-1935). Sa maison se trouve non loin de la maison de la conférence de Wannsee. Evocation d’un grand peintre allemand dont l’histoire et l’œuvre sont totalement occultées par les nazis en raison de sa judéité. Lorsqu’il décède en 1935, aucun hommage officiel ne lui est rendu. Sa veuve se suicide en 1943, peu avant sa déportation dans un camp de concentration. Une Stolpersteine a été installée sur la Pariser Platz où elle vivait. Le Mémorial de la Shoah à Paris Le Mémorial de la Shoah, le plus grand centre d’archives en Europe sur l’histoire de la Shoah, est un lieu de mémoire, de pédagogie et de transmission sur l’histoire du génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale en Europe. Présent sur deux sites, à Paris au cœur du quartier historique du Marais, mais aussi à Drancy face à la cité de la Muette, l’ancien camp d’internement et de déportation pour la majorité des Juifs de France, le Mémorial de la Shoah propose une exposition permanente à Paris et à Drancy. Dans le site parisien, le Mémorial organise deux expositions temporaires par an, ainsi que de nombreuses activités particulièrement variées tant pour les jeunes que pour les adultes afin de mieux appréhender cette période tragique de l’histoire de notre pays et de l’Europe, la transmettre aux nouvelles générations et permettre à chacun de s’approprier cette histoire.

Le Mémorial de la Shoah s’intéresse également à l’histoire de trois autres génocides du XXe siècle (les génocides des Arméniens, des Tutsi au Rwanda et des Hereros et Namas en Namibie en 1905). Une meilleure connaissance de l’histoire de la Shoah vise à lutter aussi contre le retour de la haine et contre toutes formes d’intolérance aujourd’hui.

* Lodzia Khon a été enfermée dans le ghetto d’Ozorkow puis transférée dans celui de Lodz. A la liquidation de ce dernier, elle est envoyée à Auschwitz où elle reste quelque temps. A la suite d’une « sélection », elle quitte Auschwitz pour le camp de travail de Sakisch Kudowa (près de la frontière tchèque). Elle est libérée en mai 1945 par les Partisans tchèques, peu avant l’arrivée des troupes soviétiques. Ginette Mabille a traduit en Français le livre de Luigi Baldan (Lutter pour survivre) soldat italien, interné par les nazis dans le camp de Sakisch Kudowa (le même que sa mère) après la défaite italienne. Il y raconte notamment l’aide apportée par les Italiens aux internées juives, parmi lesquelles se trouvaient Lodzia, la mère de Ginette Mabille. A noter que le projet de la classe du Lycée de Normandie prévoyait également une rencontre avec le fils de Monsieur Baldan. Bilan de la Shoah (Sources Mémorial de la Shoah) Au moins 5 100 000 Juifs d’Europe ont été victimes de la Shoah. Plus d’un million d’entre eux ont été assassinés dans le seul camp d’Auschwitz-Birkenau. Sur les 300 à 330 000 Juifs vivant en France Métropolitaine en 1940, on dénombre 80 000 victimes. 55 000 étaient des Juifs étrangers, 25 000 avaient la nationalité française. 3 000 sont morts dans les camps d’internement français. 1 000 ont été exécutés ou abattus sommairement en France. 76 000 dont environ 11 400 enfants (2 000 de moins de 6 ans) ont été déportés. Seuls 2 500 ont survécu.

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